RABIER (Villa Benjamin)

Benjamin Rabier est né le 30 décembre 1864 à La Roche Sur Yon. Il a cinq ans quand ses parents déménagent pour la capitale. La famille habite les Buttes Chaumont puis Vaugirard. Il obtient le prix de dessin de la ville de Paris en 1879 et en 1880. La famille n'est pas riche et, dès quatorze ans, le jeune Benjamin doit se mettre au travail. Il trie des cabochons pour des marchands d'ornements d'église qu'il quitte pour un emploi à la Caisse commerciale de Paris puis à la Caisse des dépôts. Au service militaire, il est, sur concours, chargé de la décoration de la salle d'honneur de son régiment. Envoyé à Paris pour copier des aquarelles de bataille, il rencontre Sabatier et Caran d'Ache. Il est libéré en septembre 1889. Dès avant sa libération, il sollicite un emploi à la préfecture de la Seine. Il passe l'examen en octobre 1889 mais ne sera engagé que le 17 janvier 1890. En attendant, il travaille comme comptable au Bon Marché. Il est engagé comme peseur auxiliaire dans le service des perceptions municipales. En avril 1890, il demande sa mutation aux halles centrales dont les horaires vont lui permettre de cumuler un deuxième emploi : contrôleur au Nouveau Cirque. Grâce à l'appui de Caran d'Ache, il place quelques dessins dans des revues telles que « La Chronique Amusante » et « le Gil Blas illustré ». Jusqu'en 1895, il n'est pas très connu en France. Il a plus de succès en Angleterre (le « Scraps », Le »Pictorial Comic Life », le « Pick Me Up ») ou même aux Etats Unis (le « Puck »). Benjamin Rabier se marie le 2 octobre 1894 avec Sophie Giroux et s'installe avenue de Ségur. L'année suivante, il connaît ses premiers succès : Le journal « Le Rire » lui prend régulièrement des dessins. Mais c'est surtout la création du « Pêle Mêle » en septembre 1895 qui va assurer son avenir. En 1897, il participe à un album collectif puis sort, l'année suivante, son premier album « Tintin Lutin ». Il participe, avec Félix Juven à l'ouverture de la « maison du rire ». En juillet 1899, il collabore aussi à la nouvelle formule du « Journal Amusant » auquel il fournit une planche par semaine. Au début du siècle, Benjamin Rabier devient un dessinateur humoristique à succès. Il collabore à un grand nombre de revues humoristiques et de publications pour la jeunesse. En 1902, il se voit confier un numéro de « l'Assiette au Beurre ». Sa production d'albums s'accélère. En 1905, il entreprend l'illustration des « Fables » de La Fontaine. Il expose ses oeuvres en 1907 au Salon de l'école française, puis en 1910 au Salon du Peuple dont le catalogue est réalisé par Guillaume Apollinaire. Il conçoit une collection de jouets et se lance dans l'édition d'un journal pour la jeunesse « Histoire comique et naturelle de animaux » qui paraît de novembre 1907 à avril 1908. Il s'intéresse aussi beaucoup au théâtre. Sa collaboration avec Willy (mari de Colette) au « Journal amusant » lui ouvre des portes et sa première pièce « Le château des loufoques » est représentée en 1910. Ses pièces de théâtre se succèdent à un rythme soutenu. Il s'attaque à l'illustration du « Roman de Renard » dans une version modernisée par Jeanne Leroy-Allais et à celle de « l'Histoire naturelle » de Buffon. Il est fait chevalier de la légion d'honneur en 1913. A partir de 1916, Il se lance dans une nouvelle activité : le dessin animé. Il travaille tout d'abord en collaboration avec Emile Cohl jusqu'en 1917 puis seul jusqu'en 1922. Il revient au théâtre en 1923 et partage désormais sa vie entre le théâtre, la littérature enfantine et la publicité. Il crée la boite de « La Vache qui rit » en 1924. Il dessine les seize albums de « Gédéon » de 1923 à 1939. A partir de 1936, il renoue avec l'Angleterre et produit une série de délicieux petits albums pour des éditeurs anglais. Benjamin Rabier meurt le 10 octobre 1939 au "Breuil" (Faverolles – Indre).

* Source : Texte tiré du très beau site « officiel » http://www.benjaminrabier.com/

RAIMU (Allée)

Né à Toulon, Jules Muraire, dit Raimu, débute au Casino de Toulon en 1899, devient comique troupier en 1900, monte à Paris en 1910 et connaît le succès dans les revues de Rip et, sur les planches, dans les comédies de Sacha Guitry : « Il faut l'avoir » (1915), « Faisons un rêve » (1916), « le Blanc et le Noir » (1922), « Vive la République » (1926), « le Diable à quatre » (1928). Il joue également dans « Pour avoir Adrienne » (1919) de Louis Verneuil, « Édith de Nantes » (1923) et « Vive l'Empereur » (1926) d’Yves Mirande, « le Bois sacré » (1924) de Flers et Caillavet et « Marius » (1929) de Marcel Pagnol. Au cinéma, Raimu apparaît dans deux films muets, « l’homme nu » (1912) de Henri Desfontaines et « l'Agence cacahuète » (1913) de Roger Lion, puis il devient vedette du cinéma parlant avec « le Blanc et le Noir » (1931) de Robert Florey d'après Guitry et « Mam'zelle Nitouche » (1931) de Marc Allégret. Capable de tout jouer, il mène une carrière populaire en servant Marcel Pagnol avec « Marius » (1931) d'Alexandre Korda, « Fanny » (1932) de Marc Allégret, ainsi que « César » (1936), « la Femme du boulanger » (1938) et « la Fille du puisatier » (1941), réalisés par Pagnol lui-même. Il est remarquable dans « Faisons un rêve » (1935) et « les Perles de la couronne » (1937) de Sacha Guitry, « les Gaîtés de l'escadron » de Maurice Tourneur, (1932), « Tartarin de Tarascon » (1934) de Raymond Bernard, « Un carnet de bal » (1937) et « Untel père et fils » (1939-1945) de Julien Duvivier, « l'Étrange Monsieur Victor » (1938) de Jean Grémillon, « Gaspard de Besse » (1935) et « le Héros de la Marne » (1938) d’André Hugon, « Gribouille » (1937) de Marc Allégret, « les Rois du sport » (1937) de Pierre Colombier, « Noix de coco » (1939) de Jean Boyer, « Dernière Jeunesse » (1939) de Jeff Musso et « le Duel » (1941) de Pierre Fresnay. On le voit encore dans « les Inconnus dans la maison » (1942) de Henri Decoin et « Monsieur la Souris » (1942) de Georges Lacombe, tous deux d'après Georges Simenon, ainsi que dans « le Colonel Chabert » (1943) de René le Hénaff, avec lequel il tourne aussi « les Gueux au paradis ». (1946). Entré à la Comédie-Française en 1944, il y a joué « le bourgeois gentilhomme » et « le malade imaginaire » de Molière, puis « l'Anglais tel qu'on le parle » (1945) de Tristan Bernard. Son dernier film est « l'Homme au chapeau rond » (1946) de Pierre Billon. Peu après le tournage, Raimu doit subir une opération chirurgicale. Il meurt le 20 septembre 1946. Paris lui fait des funérailles en l'église Saint-Philippe-du-Roule devant des milliers de personnes. Pagnol déclarera alors: « On ne peut faire un discours sur la tombe d'un père, d'un frère ou d'un fils, et tu étais les trois à la fois » Raimu repose désormais dans le cimetière de Toulon, sa ville natale.

* Source : Texte tiré des sites http://www.mediterranee-france.com/histoire-vip/vip/divers/raimu.htm  
et http://membres.lycos.fr/catlove
* Voir aussi le magnifique site officiel http://www.musee-raimu.com/

RENCONTRES (Place des)

Dans le quartier dit de "l'Arche Guédon", la place des Rencontres succède à la place des Commerces. Elle doit son nom au fait que les urbanistes et architectes d'Epamarne 1, qui ont conçu cet ensemble en périphérie du bourg à la fin des années 1970, pensaient qu'il serait le point de convergence de tous les habitants du quartier. "Pensaient" est le mot juste, car ce lieu n'a jamais eu cette réalité en dépit du nombre d'équipements publics le bordant initialement (bibliothèque, Maison du Temps Libre, Piscine, Gymnase, restaurant communautaire, marché couvert ... et même une fontaine à cascade !). A cela, trois raisons principales. Tout d'abord, son côté "cul de sac" qui très rapidement va lui décerner (parfois à mauvais escient) le titre de place des "mauvaises rencontres" pour qui s'y aventurait la nuit. Ensuite, sa disposition en décaissé qui la rend invisible des voiries périphériques. Enfin, son urbanisme même avec sa toiture réverbérant les sons (ce qui fera échouer toutes tentatives de la transformer en "scène de spectacles") et sa disposition géographique ignorant les vents dominants qui la fera surnommer la "place des courants d'air". Aujourd'hui, la Place des Rencontres est un lieu sur dimensionné et sous utilisé, exemple typique d'un modèle dépassé d'urbanisation type "ville nouvelle" considérant que les délires des planches à dessin étaient les meilleurs garants d'une ville "idéale".

1 De 1975 à 1983, la mairie de Torcy n'a pratiquement eu aucune influence sur ce quartier. Bien que située sur le territoire communal, l'opération "Ville Nouvelle" se déroulait au sein d'un statut juridique échappant au droit commun. Aux Elus,la gestion d'un "périmètre ancien" (en clair le bourg), à EpaMarne, en priorité quasi exclusive, et au SCA (Syndicat Communautaire d'Aménagement ancêtre du SAN), de façon très, très secondaire, tous pouvoirs (hors ceux de l'Etat Civil) sur le "périmètre nouveau". Résultat, les nouveaux habitants de l'Arche Guédon, bien que Torcéens, payaient leurs impôts locaux (au moins le foncier) au SAN et non à la Mairie ou se voyaient renvoyer vers le SAN ou l'EpaMarne en cas de pannes de l'éclairage public où pour tous problèmes de propreté du domaine public (et croyez moi, il y en avait !). L'hermétisme entre les deux "périmètres" était tellement ancré dans les esprits que lorsqu'un Torcéen "nouveau" allait chercher son pain dans le Torcy "ancien", il n'était pas rare de le voir accueilli par un "tiens, voilà un Parisien" ! En 1983, les lois Defferre de décentralisation vont annuler cette séparation et donner à la Mairie les pleins pouvoirs sur la totalité de son domaine. Mais, c'était trop tard, le bâti et les erreurs urbanistiques étaient déjà là !

Anecdote : Jusqu'au milieu des années 1980, il n'était pas rare de voir des autocars transportant des architectes et urbanistes du monde entier, affrétés par EpaMarne qui, par ce bais, faisait la promotion de "ses" réussites ! Un circuit qui passait par le "Théâtre" de Ricardo Boffil et les "Arènes de Picasso" à Noisy le Grand, pour s'achever à la place des Rencontres de Torcy ! Trois exemples dont aujourd'hui plus personne ne conteste l'échec !
Anecdote : Le dernier "délire" d'Epamarne sur le secteur remonte à la fin des années 1980, avec la Grand Place de Bussy Saint Georges et ses gigantesques statues pseudo-romaines !

RÉPUBLIQUE (Impasse de la, Rue de la)


Il semble que ce ne soit qu’après la Seconde Guerre Mondiale que cette rue a été dénommée ainsi sans doute pour « fêter » le retour à un régime démocratique après l’intermède du régime de Vichy. Jusqu’alors cette voie , reliant la rue de l’Orangerie au carrefour des Cantines s‘appelait tout simplement « route de la Gare » ou "route de Vaires" (Voir les archives d'un torcéen - merci Marcellin Prudham pour ce témoignage))

L'omnibus à cheval a fait le plein de passagers sur son impériale. Il arrive pratiquement au niveau du chemin de la Grande voirie(à gauche le long de l’arbre).

Bonus
:
VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

REYNAUD (Allée Emile)

Né en 1844, l'influence et l'éducation de ses parents sont déterminantes dans ses choix de vie. Son père, horloger et graveur de médailles, lui enseigne entre autre la mécanique de précision. Sa mère, institutrice, est une fervente adepte de Jean-Jacques Rousseau et de ses principes d'éducation; elle est aussi aquarelliste, ancienne élève de Redouté, le peintre des fleurs. Emile lui doit son prénom et ses talents de dessinateur et de peintre. Il ne va pas à l'école, ses parents se chargent de son éducation. Tout est prétexte à apprendre, aussi bien dans la nature qu'à la maison. Un seul principe : instruire en s'amusant. Et c'est ce qu'Émile applique lui-même, une fois devenu adulte. Cet enseignement donne à l'enfant de solides notions de botanique, zoologie, astronomie, physique... Après la mort de son père, Emile quitte Paris avec sa mère pour aller s'installer au Puy-en-Velay. C'est là, dans la riche bibliothèque de son oncle chirurgien, qu'il complète ses connaissances : anatomie, physiologie, et autres sciences médicales, ainsi que le grec et le latin. Il devient professeur aux Ecoles Industrielles du Puy et enseigne la physique et les sciences naturelles de 1873 à 1877. Ses cours se déroulent en soirée dans une salle de la mairie et sont publics. Il les accompagne de projections lumineuses illustrant parfaitement et agréablement ce qu'il dit. En 1876, il met au point sa première invention, le praxinoscope, (brevetée en 1877). Ce jouet d'optique permet de recréer l'illusion du mouvement. Il se compose d'une cage centrale de 12 miroirs et d'un tambour métallique, à l'intérieur duquel on dispose une bande cartonnée représentant 12 poses d'un sujet ou d'une scène en mouvement. En faisant tourner rapidement le tambour, et en regardant l'image qui se reflète dans les miroirs, on voit la scène s'animer sans saccades. C'est un petit spectacle visible par plusieurs personnes à la fois, où l'on peut admirer la finesse et le sens artistique des dessins, tous réalisés et peints à la main par Emile Reynaud. Ses atouts par rapport aux jouets qui l'ont précédé : la netteté, la clarté et la luminosité des images. Il regagne alors Paris pour commercialiser son appareil, qui se vend très bien dans les grands magasins (Bon Marché, Louvre ...). Parallèlement, il continue ses recherches pour perfectionner le praxinoscope. En 1879, il crée le praxinoscope-théâtre : les sujets, toujours sur bandes cartonnées de 12 poses, mais sur fond noir, évoluent dans un décor fixe. En 1880, il met au point le praxinoscope à projection : le principe reste le même mais Emile Reynaud ajoute une lanterne magique qui lui permet de projeter ses saynètes sur un écran. Elles sont donc visibles par un public plus nombreux. Les personnages sont dessinés sur des plaques de verre reliées entre elles par des morceaux d'étoffe ; les bandes ne comportent toujours que 12 poses. En 1889, il perfectionne une fois de plus son appareil : le théâtre optique est un gros praxinoscope qui lui permet de projeter une bande de longueur indéfinie, véritable préfiguration du film. Ces bandes souples sont régulièrement perforées et se déroulent d'une première bobine pour s'enrouler sur une seconde, en s'engrenant dans des goupilles saillantes. En artiste accompli, Emile Reynaud dessine et peint ses images à la main, une par une, sur gélatine, soit une moyenne de 500 à 600 poses par bande. Il a enfin atteint son objectif : présenter un vrai spectacle devant un public nombreux. C'est le 28 octobre 1892, trois ans avant le cinéma, qu'Emile Reynaud projette les premiers dessins animés (nommés "pantomines lumineuses") devant le public du musée Grévin. Au programme, « Pauvre Pierrot », « Un Bon Bock » et « Clown et ses chiens ». L'inventeur, à la fois, scénariste et projectionniste, est accompagné au piano par Gaston Paulin qui a écrit une partition musicale spécifique pour chaque pantomime. Ce spectacle sera à l'affiche du « Cabinet Fantastique » du Musée Grévin jusqu'en 1900, et vu par plus de 500.000 spectateurs. Emile Reynaud retourne à ses praxinoscopes et reprend ses recherches, mais l'enthousiasme n'y est plus. En 1907, il met au point un autre dérivé du praxinoscope, le stéréocinéma, qui permet de voir s'animer des bandes photographiques en relief. Il meurt dans l'oubli à Ivry-sur-Seine le 9 janvier 1916

* Source : Texte de Sylvie Saerens, arrière-petite-fille d’Emile Reynaud cité dans http://www.lips.org/

RIMBAUD (Allée Arthur)

Arthur Rimbaud naît le 20 octobre 1854 à Charleville, dans les Ardennes. Il est le fils cadet d'un capitaine d'artillerie qui doit bientôt délaisser sa famille et partir pour la Crimée. L'enfant, son frère aîné et sa sœur cadette, sont élevés par leur mère, qui rompt définitivement avec son mari en 1860. A partir du mois d'octobre 1862, Arthur Rimbaud est externe à l’Institut Rossat de Charleville. Sa scolarité se poursuit ensuite brillamment au Collège de la ville. Ses poèmes en langue latine, bientôt remarqués, lui permettent d'être nommé au palmarès du concours académique en 1869. Ses premiers vers, « Les étrennes des orphelins », rédigés dans le style parnassien alors en vogue, sont publiés le 2 janvier 1870 . Les 13 et 15 mai 1871, il rédige la première puis la seconde lettre dites du « Voyant ». Arthur Rimbaud dénonce dans ces textes la poésie romantique et convenue avant de décrire l’âme du poète qui doit selon lui chercher l’inspiration en faisant appel à ses sens. A cette époque, il écrit également « Le bateau ivre » et s’enthousiasme au récit des événements de la Commune. En septembre 1871, Rimbaud est accueilli à Paris par Paul Verlaine avec il se lie d’une amitié homosexuelle et connaît, en sa compagnie, ses premières expériences avec le haschisch. Cependant au sein des milieux littéraires de la capitale, le jeune poète est diversement apprécié. Au printemps 1872, il quitte quelques temps Paris et Verlaine. Rimbaud laisse celui-ci se réconcilier avec sa femme, avec laquelle les querelles se multiplient. Paul Verlaine choisit cependant de la délaisser. Ensemble, les deux amants fuient alors la capitale, le 7 juillet, et sont à Bruxelles quelques jours plus tard. Ils gagnent ensuite l’Angleterre. Les deux amis se disputent fréquemment, les séparations et les réconciliations s'enchaînent ainsi tout au long de l’année 1873. A Bruxelles enfin, le 10 juillet, Paul Verlaine, ivre, blesse d’un coup de revolver Rimbaud qui menace de le quitter. Celui-ci est alors transporté à l’hôpital Saint-Jean. Il y demeure quelques temps tandis que son ami est condamné à deux ans de prison par la justice belge. Au mois d’octobre suivant est publié le premier de ses recueils poétiques intitulé « Une Saison en enfer ». En mars 1874, Rimbaud est de nouveau à Londres. Il rédige alors la plus grande partie des poèmes qui composeront « Illuminations ». A Stuttgart, Rimbaud est, pour la dernière fois, avec Paul Verlaine qui a purgé sa peine. Après un séjour à Milan, il est de retour au début du mois d’octobre 1875 dans les Ardennes. L’année suivante, le 19 mai, il signe un engagement pour l’armée coloniale hollandaise. Cependant, après quelque semaines d’un voyage maritime, le poète déserte puis s’en revient en France à bord d’un voilier anglais sur lequel il s’est embauché. Dans les années qui suivent, Arthur Rimbaud effectue de fréquents séjours en Orient, écumant les ports de la Mer Rouge. En 1878, il trouve ainsi à s’employer, en tant que chef de chantier, dans une carrière à Chypre. Quelques mois plus tard, en juillet 1880, « l’homme au semelles de vent » quitte son employeur à la suite d’un accident du travail qui coûte la vie à un indigène. A Aden, en Arabie, lune société qui fait le commerce des peaux et du café l’embauche et lui confie la succursale de Harar, dans l’Abyssinie voisine. Rimbaud rejoint les lieux le 13 décembre 1880 et s’occupe désormais à effectuer des expéditions dans l’intérieur du pays, en Ogaden. Explorant ces contrées, il publie en 1883 un mémoire intitulé « Rapport sur l’Ogadine » qu’il adresse à la Société de géographie de Paris. En octobre 1885, il décide ensuite de se lancer dans le trafic d’armes. A la tête d’une caravane, Rimbaud se rend auprès de Ménélik, roi du Choa. Il est maintenant indifférent au succès que rencontrent ses œuvres, publiées à partir de 1883 dans diverses revues. Ainsi, alors qu’en France paraît en 1886 un recueil de ses vers intitulé « Illuminations », Rimbaud court d’échec en échec dans ses affaires commerciales. En 1888, il ouvre une factorerie à Harar. En février 1891 il est atteint de violentes douleurs au genou où une tumeur s’est déclarée. Rapatrié en urgence, il est hospitalisé à Marseille et amputé de la jambe droite. Son état de santé ne s’améliore pas pour autant et rend bientôt nécessaire une nouvelle admission à l’hôpital de la Conception. Le poète décède le 10 novembre 1891, après s’être converti suivant les vœux de sa sœur Isabelle qui l’a assisté au cours de ses derniers jours d’agonie. Anecdote : Deux vers tirés de Rimbaud ont servi de code pour annoncé à la Résistance Française le jour du débarquement de 1944. « Les sanglots longs des violons de l'automne, Berce mon cœur d’une langueur monotone »

* Source : Texte tiré du site http://www.19e.org
* Voir aussi : http://www.mag4.net/  

ROBESPIERRE (Allée Maximilien de)

Né à Arras en1758, décédé à Paris le 28 juillet 1794, Robespierre est issu d’une famille de la petite bourgeoisie. Jeune homme pauvre et doué, il poursuit des études qui le mènent au métier d'avocat. Il est élu député du Tiers État aux États Généraux après avoir fait une campagne publique. Représentant de l'extrême gauche démocratique à l'occasion d'une loi électorale contre laquelle il est l'un des seuls députés de la Constituante à s'élever. Au début de 1791, au club des Jacobins, Robespierre est aussi l'un des premiers à se déclarer favorable au suffrage universel. Adversaire de la déclaration de guerre en 1792, il s’oppose aux Girondins et passe au premier rang de la scène politique avec la chute du roi, le 10 août 1792. Elu député à la Convention, il réclame la déchéance du Roi et devient l’un des chefs de file des Montagnards. Appuyé par les sans-culottes parisiens, il est alors l’un des principaux artisans de la chute des Girondins (juin 1793). Robespierre institue une religion civique, qui combat l'athéisme, reconnaît l'immortalité de l'âme et enseigne aux Français la haine de la tyrannie et l'amour de la justice. Il est le héros de la fête de l’Être Suprême qui se déroule partout en France le 8 juin 1794. Il est aussi à l'origine de la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) qui instaure la Grande Terreur, ôtant aux accusés toute possibilité de défense ou de recours. Malgré les victoires révolutionnaires (Fleurus le 26 juin 1794), la situation politique de Robespierre se dégrade très vite. Ses adversaires nouent un complot avec le centre de l’Assemblée. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre est empêché de s'exprimer à la Convention, il est invectivé de toutes parts. Garnier de l’Aube lui jette " Le sang de Danton t’étouffe ! " Un décret d'accusation contre lui est demandé. La proposition est votée à main levée...La cause est entendue. Il est quatre heures de l'après-midi. Les gendarmes l'arrêtent. Mais la Commune de Paris (souvent plus puissante que la Convention), tenue au courant heure par heure de ce qui se passe à l’Assemblée fait sonner le tocsin, convoque les sections. Les barrières sont fermées, la place de l’Hôtel de Ville se hérisse de piques, l'insurrection n'attend plus qu’un signal que seul Robespierre peut donner. Pendant ce temps, le prisonnier est conduit vers la prison qui lui est assignée. Mais le même scénario se reproduit à chaque fois, dès que le nom de Robespierre est prononcé le geôlier refuse de laisser entrer les gendarmes et leur prisonnier. Comme il faut bien aller quelque part, Robespierre propose aux gendarmes de le conduire à la police municipale, en un mot lui ouvrir les portes de la liberté. Pendant près de deux heures au Quai des Orfèvres il reste indécis, il ne sait pas quoi faire. A 9 heures du soir, comme un automate il rejoint l’Hôtel de Ville. Les autres prisonniers libérés par la Commune l’y attendent. Ses doutes le reprennent, Saint-Just le pousse à agir. Faut-il appeler Paris aux armes contre la Convention et sortir ainsi de la légalité ? Mise au courant des événements, l’Assemblée s'affole et met immédiatement les robespierristes hors la loi, ce qui équivaut à la mort sans procès. On charge Barras de mater l'émeute. Barras fait irruption sur la place de l’Hôtel de Ville sans rencontrer beaucoup de résistance, il entre, pénètre dans la pièce où sont réunis Robespierre et ses amis. Des coups de feu éclatent. Maximilien est gravement blessé à la mâchoire. A-t-il voulu se tuer ? Un gendarme a-t-il tiré sur lui ? On ne le saura jamais. Il s'écroule, tachant de son sang une feuille de papier où il vient d'apposer les deux premières lettres de son nom. Ce document était l'appel à l'insurrection ! A trois heures de l'après-midi il est conduit au Tribunal révolutionnaire. Pas d'interrogatoire et pas de défense pour les hors la loi. On va simplement faire constater son identité par deux personnes de l'assistance. Quelques heures plus tard tout est fini. L'après-midi du 28 juillet, sous les acclamations de la foule, il est guillotiné place de la Révolution (Place de la Concorde), avec son frère Augustin, Saint-Just, Couthon et dix-sept autres de ses partisans. Les jours suivants, quatre-vingt de ses partisans sont exécutés.

* Source : Texte tiré du site http://histoire-en-ligne.com/
Voir aussi Zoom "La Révolution et Torcy"

RONSARD (Allée Pierre de)

Fils de famille aristocratique, parent de Bayard et de la reine Elisabeth d'Angleterre, Pierre de Ronsard est né, en 1524, sous une belle étoile. Il est élevé dans le culte des arts et des lettres par un père admiratif de l'Italie. II se montre également très doué pour les exercices physiques, l'équitation, ou l'escrime et devient l'un des pages 1 les plus séduisants de la cour de France. C'est une surdité précoce qui le fait renoncer à la carrière militaire. Il se découvre alors une vocation pour la poésie. En 1545, alors qu'il a vingt ans, il rencontre une jeune fille de treize ans, Cassandre Salviati. Aussitôt rencontrée, aussitôt disparue, la jeune Cassandre va devenir l'être "inaccessible". Elle se marie l'année suivante avec le seigneur de Pré. Elle sera à Ronsard, ce que Laure a été à Pétrarque, et va lui permettre de célébrer l'amour platonique. En 1547, Ronsard fait la connaissance de Joachim du Bellay . Il décide de créer avec son ami et quelques autres jeunes poètes un groupe qui prendra quelques années plus tard le nom de «la Pléiade». Leur objectif est de soutenir le français contre ses détracteurs, enrichir son vocabulaire et son style et composer des œuvres inspirées des auteurs grecs et latins. En 1550, Ronsard publie les Quatre premiers livres des « Odes » qui le hissent au premier rang des poètes de l'époque. Marguerite de France puis le roi Charles IX se prennent d'enthousiasme pour ce «prince des poètes». Pendant deux décennies, Ronsard va jouir d'une grande renommée. Il publie successivement ses « Hymnes », ses « Amours », puis ses « Discours ». En 1572, il se lance dans un projet gigantesque, « La Franciade », une Eneïde2 à la française qui tourne court et se solde par un échec. A la jeune et austère Cassandre, se sont succédées Marie et Hélène , une jeune paysanne et une des filles de la Cour de Catherine de Médicis. Aux trois, dans des styles différents correspondant à la fois à la période de sa vie et aux caractères de ses muses, Ronsard a offert des sonnets que des générations de lycéens ont appris à déclamer. Puis, soucieux de sa postérité, Ronsard consacre la fin de sa vie à la préparation des éditions de ses œuvres complètes. Ce qui ne l'empêchera pas de connaître plus de deux siècles d'oubli. Suite à sa mort, en 1585, il continue d'être vénéré et admiré jusqu'au début du 17è siècle. Une grande édition de 1623 le qualifie même de Prince des poètes français. Puis il faudra attendre 1857 pour que ses œuvres soient à nouveau éditées. Sainte-Beuve, Flaubert, et Maupassant , le sortent enfin de son purgatoire. Pourtant aujourd'hui, encore, celui qui fut l'un de ceux qui créa la langue poétique semble bien à l'étroit dans ce sonnet « Mignonne, allons voir si la rose… » dans lequel on l'a, bien malgré lui, enfermé.

* Source : Texte de Guy Jacquemelle tiré du site http://www.alalettre.com/
* Tourisme et découverte : http://www.prieure-ronsard.fr/

1 Le mot a d’abord désigné un jeune valet, puis également le jeune garçon d’une famille noble attaché au service d’un prince ou d’un seigneur. Théoriquement le page est là pour apprendre le métier des armes ou pour servir d’escorte personnelle. En réalité, il n’est pris en tant que tel que si cela sert le Seigneur en terme d’alliance militaire ou de notoriété. Ainsi ont-ils toujours été considérés comme des serviteurs (dans le sens où ils rendent un ou des services) et bien souvent, sauf rares exceptions aux talents reconnus, comme des domestiques. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, si au 17è siècle, il a été convenu de distinguer les « pages nobles » des « pages vilains », ceux « servant à pieds » et que l’on appellera désormais « naquets » ou « laquais » !
2 Dernière œuvre de Virgile, l’Énéide est un poème épique en douze livres écrit à la gloire de Rome et de son prince Octave-Auguste. Partant de la légende qui rattache Rome à un fondateur mythique venu de Troie, Virgile narre le voyage puis l’établissement du Troyen Énée en Italie, où il jette les fondements de la future puissance romaine.

SAINT GERMAIN (Impasse)

Cette voie rappelle un chemin qui menait au hameau et à la ferme de Saint Germain des Noyers sur le territoire de Bussy Saint Martin.

SAINT-OGAN (Villa)

Fils (né en 1875) du rédacteur en chef d'un quotidien, Alain Saint-Ogan fait ses débuts en 1913, lorsque l'on publie pour la première fois certains de ses dessins. Mais ce n'est qu'à la fin de la Première Guerre mondiale, une fois démobilisé, que sa carrière de dessinateur et d'homme de presse prend véritablement forme. En 1925, il crée la série « Zig et Puce » pour l'hebdomadaire français « Dimanche Illustré ». Le succès est immédiat. Il enchaîne avec d'autres personnages comiques : « Mitou et Toti », « Prosper l'Our », « Monsieur Poche » et « Touitoui ». Parallèlement à son activité de dessinateur de bande dessinée, Saint-Ogan écrit, illustre et dirige, en 1941, la revue pour enfant « Benjamin ». Durant la Seconde Guerre mondiale, il est actif dans la Résistance. Après quoi, il anime un show radiophonique et devient producteur d'émissions télévisées. Il écrit aussi plusieurs romans et deux volumes de mémoires. Il prend sa retraite dans le courant des années soixante et meurt en 1974. Alain Saint-Ogan est unanimement considéré comme l'artiste qui a donné l'impulsion décisive à la bande dessinée française, en introduisant notamment un style art déco qui a inspiré d'innombrables dessinateurs, à commencer par Hergé lui-même. En 1967, une médaille est même frappée à son effigie et il est le premier dessinateur de bande dessinée à jouir de cet honneur. Toutes les années et ce depuis 1974, date de sa création, le Festival de BD d’Angoulême rend hommage à Saint-Ogan, en remettant l’Alfred d’Or, du nom du petit pingouin sympathique, compagnon de Zig et Puce.

* Source : Texte tiré de http://www.lambiek.net/

SARTRE (Avenue Jean-Paul)

Jean-Paul Sartre naît à Paris le 21 juin 1905. Il intègre l'École normale supérieure en 1924, passe l'agrégation de philosophie en 1929. Il a pour condisciples Paul Nizan, Raymond Aron, Georges Canguilhem, Maurice Merleau-Ponty. C'est à cette époque qu'il fait la rencontre de Simone de Beauvoir. Il est nommé professeur au lycée du Havre en 1929, puis séjourne à Berlin de 1933 à 1934, où il découvre la pensée d'Edmund Husserl, qui aura une grande importance pour l'élaboration de sa propre pensée. Sartre connaît la célébrité en publiant un roman, « la Nausée » (1938) et des nouvelles, « le Mur » (1939) et « l'Enfance d'un chef ». Sartre est mobilisé en 1939, fait prisonnier en 1940 et libéré en 1941. Il participe à la Résistance en fondant le réseau Socialisme et Liberté qui n'a qu'une existence brève, et en étant membre du Comité national des Écrivains. La publication de « l'Être et le Néant » en 1943 et la représentation de deux de ses pièces, « les Mouches » en 1943 et « Huis-Clos » en 1944, font de lui un des grands représentants de la philosophie de la liberté et des idées de la Résistance. À la fin de la guerre, Sartre abandonne l'enseignement et fonde « les Temps Modernes » en 1945 qui devient une revue importante de la gauche intellectuelle. Sartre est la figure principale de l'existentialisme athée à partir des années cinquante. Il entretient des relations difficiles avec le Parti communiste. D'abord compagnon de route de 1952 à 1956, date de la répression de l'insurrection hongroise, il critique le marxisme dogmatique et tente de proposer une version existentialiste du marxisme fondée sur la pratique individuelle dans « Critique de la raison dialectique » (1958-1960). Il continue à entretenir un dialogue avec les communistes pendant les années soixante, mais rompt avec eux après l'écrasement du Printemps de Prague. Sartre s'engage dans le combat contre le colonialisme lors des conflits d'Indochine, d'Algérie, du Vietnam et de la révolution cubaine. Il laisse un étonnant récit autobiographique dans lequel il relate son enfance et sa venue à l'écriture, « les Mots » (1964). En mai 1968, il soutient les maoïstes et milite à leurs côtés. Il s’associe d’autre part au lancement du quotidien « Libération ». L'œuvre philosophique la plus célèbre de Sartre est certainement « l'Être et le Néant » qui est une réflexion sur les rapports entre la conscience et la liberté. Le succès de la philosophie de Sartre en France et la diffusion de sa pensée dans les programmes scolaires ont éclipsé toute la tradition philosophique d'avant-guerre en France au profit de la philosophie existentielle et de la phénoménologie de Heidegger revisitées par Sartre. Bien qu'il apparaisse souvent comme un virtuose de l'expression littéraire, Sartre, qui refuse le prix Nobel de littérature en 1964, ne s'est voulu un écrivain que dans la mesure où il souhaitait mettre ses thèses philosophiques en lumière. On comprend dans ces conditions qu'il ait été attiré autant par le théâtre - " Huis-Clos " (1944), " La P…[putain] respectueuse " (1946), et " les Séquestrés d'Alto-na " (1959) -, que par le roman - " la Nausée " (1938) et le cycle romanesque " les Chemins de la liberté ", demeuré inachevé, comprenant " l'Âge de raison " (1945), " le Sursis " (1945) et " la Mort dans l'âme " (1949) qui raconte, dans un style inspiré notamment par l'écrivain américain John dos Passos, l'itinéraire d'un homme durant la Seconde Guerre mondiale -, genre qui lui permettait de mettre en scène aussi bien le raisonnement que l'émotion. Sans être à proprement parler un théoricien de la littérature, il mène, parallèlement à sa carrière de philosophe et d'écrivain, une activité de critique littéraire qui le conduit notamment à publier un essai où il proposa une définition de la littérature en termes de morale existentialiste (« Qu'est-ce que la littérature », 1947), un livre sur l'écrivain français Jean Genet, « Saint Genet, comédien et martyr » (1952), ainsi qu'une étude sur Flaubert (« l'Idiot de la famille », 1971-1972) . Dans les années 70, Jean-Paul Sartre, déjà très malade, s'associe à son ancien condisciple de Normale Sup, Raymond Aron, dans la condamnation des dictatures communistes du Cambodge et du Viêt-nam. Il s'éteint le 15 avril 1980.

* Source : Texte tiré du site http://www.proverbes-citations.com/
* Voir aussi http://www.jpsartre.org/

SASSIERS (Allée des, Place des)

Vient du nom d’un ancien chemin rural de desserte de champs cultivés aujourd’hui disparu (c'est approximativement le talus de la Francilienne). L'origine du nom est obscure. Cela veut-il dire que c'était l'endroit où on se reposait entre deux travaux agricoles (en ancien français on écrivait « sassier » et non « s'asseoir ») ? Cela est-il la déformation de « saciers », sortes de sacs de farine que l'on mettait sur le dos des ânes ? Est-ce le nom d’un chemin desservant des terres appartenant à une famille « Sassier » ? Ou bien cela vient-il du « sas » qui était une sorte de claie en osier utilisée comme un tamis pour épierrer une terre ? Compte tenu du nombre d'endroits de Torcy servant de réserve à pierres (voir rue du Perrier) pour la construction des maisons et des « clos », nous penchons pour la dernière explication.

SCHOELCHER (Collège Victor)

Né à Paris en 1804, il est sensibilisé très tôt aux problèmes de l'esclavage (on dit qu’Homère suscite sa première émotion sur ce grand problème) et s'inscrit à « La société des Amis des Noirs » créée pendant la Révolution Française pour lutter contre les méfaits de l’esclavage. Ses prises de position pour l'abolitionniste sont confortées par toutes les expériences qu'il vit au cours de ses voyages au Mexique, à Cuba ou en Louisiane. Il en rapporte une étude dans laquelle il montre que l'esclavage avilit autant le maître que l'esclave, qu'il faut éduquer les noirs pour qu'ils puissent assurer leur destinée. Il veut convaincre les Français de l'égalité des races. Il entre, en 1832, au Comité de Libération des Noirs dont Lamartine assure la présidence. Sous secrétaire d’Etat aux Colonies dans le gouvernement provisoire de la République en 1848, il rédige le rapport qui condamne l'esclavage et qui conduit au décret d'abolition du 27 Avril. Partisan ardent de la République, il combat la politique de Louis Napoléon Bonaparte et le paie d'un exil de 20 ans après le coup d'état du 2 décembre, prélude à la restauration de l’Empire. Il est aux côtés de Gambetta lorsque la République est proclamée en 1870. Député de la Martinique, puis sénateur, il se bat pour le développement de l'enseignement dans les Antilles Françaises et engage un dernier combat contre la peine de mort avant de disparaître à Houilles en 1893.

* En savoir plus sur l'histoire de l'esclavage : http://www.herodote.net/Dossier/Esclavage_et_Histoire.htm
* Tourisme et découvertehttp://www.cg971.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1245&Itemid=1244 ou http://www.abolitions.org/index.php?IdPage=1173692505

SERPENTINE (Allée)

Fait référence à la sinuosité de la voie.

SEPTIÈME ART (Promenade du)

Voie nouvelle (2005) créée à l'occasion de l'implantation d'un complexe de salles de cinéma sur Bay1 (ancien emplacement du centre commercial Continent). L'expression "septième art" est proposée, en 1912, par Ricotto Canudo, intellectuel italien installé en France et ami d'Appolinaire. Ce pionnier de la critique cinématographique entendait ainsi hisser au rang d'art, ce nouveau moyen de création que constituait le cinéma. Aujourd'hui, les "arts" sont au nombre de neuf. Précédant le cinéma, il y a la poésie, la danse, la musique, la peinture, la sculpture et l'architecture. le "huitième art" est la télévision tandis que le neuvième est la bande dessinée. Actuellement, la place de dixième est âprement disputée mais il semble bien que ce soit le modélisme ferroviaire qui tienne la "corde" devant internet, l'art numérique et les jeux de rôles.

Source : Texte tiré de l'encyclopédie Wikipédia.

SOURCE (Promenade de la)

Il n'y a aucune explication (anciens lieu-dits, chemins ruraux, analogie avec des noms de rues avoisinantes) quant à la dénomination de cette voie. Si ce n'est qu'elle est illustrative des « histoires d’eaux torcéennes »

SURCOUF (Allée Robert)

Robert Surcouf est né en décembre 1773 và Saint Malo. Originaire de la Hague, il compte plusieurs corsaires parmi ses ancêtres. Pourtant ce n'est pas à la mer qu'on le destine.Il reçoit la tonsure et entre au séminaire. Mais au petit Robert de 13 ans on n'impose pas sa volonté : après les avoir passablement bousculés, il quitte les prêtres chargés de son éducation et décide de rejoindre des maîtres autrement robustes : les bateaux. A 15 ans, il se porte volontaire pour le commerce avec les Indes, à 18 il est déjà lieutenant mais préfère quitter la Marine de guerre, sans doute désireux de se retrouver seul maître à bord. Ce n'est pas une période très favorable pour la course. La Convention veut l'interdire, les équipages sont difficiles à recruter, les armateurs manquent et l'Etat ne donne plus d'argent pour financer la construction des bâtiments. Pourtant, avec toute la violence et la générosité de son caractère, Surcouf se lance dans l'aventure avant même d'avoir pu obtenir une lettre de marque, ce qui lui vaut la confiscation de ses premières prises. Un jour il ordonne même à son équipage de jeter par dessus bord des barils d'or préférant perdre sa part plutôt que d'en donner la moitié au fisc, ce faiseur de chicanes. Bien que fructueux, ses voyages sont aussi périlleux et nombreux. En 1801, il se fixe à Saint Malo, se marie et gère sa coquette fortune. Il a la passion de la mer et de l'aventure mais n'en est pas l'esclave. Il reste six ans à terre, et ce bien que Napoléon vienne en personne lui proposer, en 1803, une commission de capitaine de vaisseau et le commandement d'une escadre. Surcouf refuse parce qu'on ne lui accorde pas l'indépendance de manoeuvre totale qu'il réclame. Il ne manque pas cette occasion de faire devant le futur empereur un fervent plaidoyer en faveur de la course, arme bien plus efficace qu'une flotte armée dans la guerre contre l'Angleterre qui. selon lui, doit être économique. Il semble que Napoléon l'ait entendu puisqu'il choisira en 1805 la formule du blocus et ne fera rien contre la course en dehors de quelques déclarations humanitaires de circonstance. Après un repos de six ans, Surcouf se fait construire un trois mâts, « Le Revenant » et reprend la mer. Il semble un peu assagi. mais reste impétueux, ignorant la contrainte, qu'il suive le mouvement de son cœur en laissant vie sauve et liberté à un négrier pris sans autorisation, ou qu'il se laisse emporter et affronte le gouverneur d'lle de France en débarquant de force des passagers qu'on voulait lui imposer. De retour à terre. il s'installe définitivement à Saint-Malo, pourvu d'une solide fortune et d'un titre de baron. Il meurt le 8 juillet 1827. C'est par mer, entouré de plus de cinquante canots, qu'il gagne le cimetière de la ville.

* Source : Texte tiré du site http://netmarine.net/
* En savoir plus sur les corsaires et les pirates : http://www.pirates-corsaires.com/