TANNEURS (rue des)

Ouvrier artisan qui tanne les peaux. Le tannage consiste à préparer les peaux avec du tan (écorce de chêne pulvérisée) pour les rendre imputrescibles et en faire du cuir avant le corroyage (opération d'assouplissement du cuir).

TATI (Passage Jacques)

D'origine hollandaise et russe, Jacques Tatischeff ( de son vrai nom – né en 1907) se destine d'abord au métier d'encadreur qu'exerce déjà son père. Encouragé par ses coéquipiers du Racing Club de rugby, qui décèlent en lui un talent comique, il monte des spectacles humoristiques de mime sur le sport. Il est acclamé par le "Tout Paris" dès 1934. Admirateur des films burlesques américains, il décide de co-réaliser des courts métrages, notamment avec René Clément (« Soigne ton gauche », 1936). Après la guerre, il fait quelques apparitions dans des longs métrages (« Sylvie et le Fantôme » et « Le Diable au Corps » de Claude Autant Lara). En 1947, il s'attaque à un court « L’Ecole des Facteurs », prélude à « Jour de Fête » (1947) qu'il entreprend la même année. Ce premier long remporte un succès inattendu à la Biennale de Venise 1949, où il est récompensé d'un Prix de la mise en scène. Refusant d'employer des vedettes et de recourir à de grosses structures de production, Jacques Tati construit une oeuvre burlesque fondée sur une observation du quotidien déshumanisé de la société moderne. Il sait également innover techniquement, tournant en 70 mm, faisant construire des décors stylisés, donnant une importance primordiale au son dans lequel se noient les dialogues. A l'image de Charlie Chaplin, Jacques Tati crée et interprète lui-même le personnage récurrent de ses films : « Monsieur Hulot ». Celui-ci est le héros des « Vacances de Monsieur Hulot » (1952), de « Mon Oncle » (1958, Prix spécial du Jury au Festival de Cannes), « Playtime » (1953) et Trafic (1971). Tati est adulé par la critique américaine et porté aux nues par Truffaut mais il connaît des difficultés financières dès la fin des années 1960. Il doit hypothéquer ses biens en 1967. En 1974, sa maison de production Specta Films, qu'il a fondé en 1974, fait faillite. Il réalise encore en 1972 un téléfilm destiné au cinéma mais qui ne sera jamais diffusé en salle : « Parade » En 1977, il reçoit un César d'honneur et meurt en 1982.

* Source : Texte tiré du site http://www.allocine.fr/
* Voir aussi le magnifique site officiel : http://www.tativille.com/  

TERRASSES (Allée des)

Un nom probablement issu d’un programme immobilier des années 1970 « les terrasses de Maubuée » et qui peut trouver sa raison tant par la situation géographique du lieu (sur le haut de la « colline » de Torcy) que par l'architecture des immeubles qui bordent le sud et le sud-est de cette voie et dont les terrasses forment une sorte d'escalier en colimaçon géant.

TILLEULS (Rue des)

















(à gauche) La rue des Tilleuls sou le nom "d'avenue de la Gare" Voir à la rubrique "Gare" les explications sur cette étrange appellation. (à droite) La fin de la rue. En arrière plan, débute les escaliers menant à la rue de l'Orangerie (devenue depuis, sur cette portion, rue François Mitterrand). Les grilles à droite sont celles de ce qui est encore une des belles propriétés torcéennes du début du 20è siècle, "la Clairière". (Cartes postales éditées en 1908 et 1912)

Le nom actuel rappelle la nature des arbres qui en ornent les trottoirs. Plus intéressant, pour l’histoire de Torcy, est le nom qu’elle porta jusque dans les années 1960 : « rue de la gare »  Voir Les Transports

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

TIR (Impasse du)

Fait référence au stand de tir communal qui se trouvait à cet endroit et dont l'inauguration, le 22 mars 1914, fut la dernière manifestation officielle d'envergure d'avant la « Grande Guerre ». Cet équipement a eu pour origine la société de gymnastique "France" de Torcy, fondée en 1900. Celle-ci adhère en 1901 à l'Union des Sociétés de Gymnastique de France et prend alors le nom de "Société de Gymnastique, de Tir et de Préparation Militaire" et obtient en en 1911, l'agrément du Ministère de la Guerre. Cette association s'entraîne alors dans la salle de gymnastique du Jeu de Paume (qui deviendra, dans les années 1960, une école maternelle et, aujourd'hui, un centre pour handicapés) et, à partir de 1914, au fusil de guerre dans le stand de tir.

TISSERANDS (Rue des)

D’abord appelés « tissiers » puis « tisseurs », « tiéseurs » ou « tixeurs », ce sont des ouvriers qui fabriquent des tissus sur des métiers à bras ou bien qui surveillent la marche des métiers à tisser Jacquard, du nom de leur inventeur. Ces derniers fonctionnant, au moyen de cartes perforées, de façon presque automatique , et nécessitant moins de main d'oeuvre, ont, au 19è siècle à Lyon, provoqué la révolte des « Canuts ».

TOURNELLE (Allée de la)

Ancien chemin rural et lieu-dit dont la rue occupe une partie du côté « nord ». « Tournelle » est un dérivé du latin « turris » signifiant « remparts ». Les limites ouest et nord de cette terre étaient, en fait, constituées par les remparts ou fortifications du couvent des Bénédictines.

TROUS GELÉS (rue des)

Lieu-dit situé un peu plus à l’ouest et dont les contours épousent approximativement la « rue Jean Jaurès » dans son débouché final sur la « route de Noisiel ». Le nom définit la nature du sol en dépression (un trou) balayé par le vent froid (gelé) du nord. En d’autres termes la culture de cette terre ne devait pas être aisée.

VALLES (Rue Jules)

Jules Vallès est né au Puy-en-Velay, le 11 juin 1832 dans un milieu modeste. Son enfance se déroule sans joie. En ces années, la famille Vallès connaît d’ailleurs la misère. Il monte à Paris au mois de septembre 1848. La tension révolutionnaire qui règne encore dans la capitale l'exalte. Cependant, l'adolescent part bientôt pour Nantes où son père a été nommé. Mais le climat familial s'est tendu. Jules Vallès quitte Nantes et revient à Paris. Il fréquente maintenant les cabinets de lecture, y noue des amitiés et se lance dans le journalisme et la politique. En février 1851, Vallès manifeste contre la fermeture du cours de l'historien Jules Michelet au Collège de France. Adoptant les idées démocratiques, favorable au peuple, il participe à la résistance républicaine contre le coup d’État bonapartiste du 2 décembre 1851. Effrayé par l'attitude et les choix de son fils, son père le rappelle auprès de lui et le fait interner dans un asile d'aliénés. Jules Vallès en ressort quelques mois plus tard, le 2 mars 1852, sous la pression de ses amis parisiens. Mêlé aux préparatifs d'un attentat contre la personne de l’Empereur Napoléon, il est dénoncé et incarcéré pendant quelques semaines à la prison de Mazas en 1853. Inscrit aux cours de la faculté de droit, Jules Vallès mène désormais une vie de bohème, publiant ses chroniques dans la presse. Il rédige également quelques œuvres littéraires, des vers, des pièces de théâtre, des romans. Son premier ouvrage, « L’Argent », publié au mois de 1857, est une commande du financier Jules Mires… En 1860, Vallès est nommé expéditionnaire à la mairie de Vaugirard. La même année, le 1er novembre, un article du « Figaro », intitulé « Dimanche d’un jeune homme pauvre », le fait connaître. Il collabore alors avec plusieurs journaux parisiens, « Le Figaro », « L’Époque » ou « L’Événement ». Accusé de compromettre l'administration, Jules Vallès est contraint de démissionner de la mairie de Vaugirard en 1865. L'année suivante, il rassemble et fait éditer avec succès ses différentes chroniques dans un ouvrage, « Les Réfractaires », puis récidive en 1866 avec « La Rue ». Il fonde alors son propre hebdomadaire, qu’il nomme également « «La Rue ». En révolte avec la société bourgeoise du temps, Vallès s’y montre favorable au peuple ouvrier. Ses talents de polémiste mais également la virulence de ses écrits lui valent bientôt la saisie de son journal, et même quelques séjours à la prison de Sainte Pélagie en 1868 et 1869. Vallès manifeste publiquement son hostilité au déclenchement du conflit franco-prussien. Il est suspect aux yeux du gouvernement. Après la défaite de Sedan, la République est proclamée, le 4 septembre 1870, et Paris assiégée. Représentant du vingtième arrondissement au Comité central républicain de Défense nationale, il prend part à l’insurrection du 31 octobre déclenchée après la capitulation du général Bazaine à Metz et l’échec d’une tentative de sortie au Bourget. Jugé, il est condamné à six mois de prison puis libéré par le soulèvement de Paris au mois de mars 1871. Il fonde alors un nouveau journal, « Le Cri du peuple ». Celui-ci, vendu en moyenne à 50.000 exemplaires, soutient les revendications patriotiques du peuple parisien. Peu après, Vallès est élu membre de la Commune dans le quinzième arrondissement. Il se montre attentif à la conciliation et joue un rôle modérateur afin de préserver l’unité du mouvement insurrectionnel. Après la Semaine Sanglante et la répression versaillaise, il se réfugie en Belgique puis en Suisse et enfin à Londres. L’insurgé est condamné à mort par contumace lors du procès des communards, le 4 juillet 1872. Vallès mène une existence difficile en exil. Le 30 mai 1874, il est radié de la Société des gens de lettres. Il correspond néanmoins toujours avec quelques journaux parisiens, « L’Évènement », « Le Voltaire ». En 1878, il fait également paraître en feuilleton dans « Le Siècle » un roman autobiographique, « Jacques Vingtras », sous le pseudonyme de La Chaussade. Ce premier volume se nommera ensuite « L’Enfant » avec la publication de deux suites, « Le Bachelier » en 1879 puis « L’Insurgé » en 1882. Jules Vallès évoque dans cette œuvre le passé de sa jeunesse, ses luttes politiques et la de la Commune ». Le 10 juillet 1880, l’amnistie des communards est votée par la Troisième République. Le 13 du même mois, Vallès est de retour à Paris. Il fait alors reparaître « Le Cri du peuple » à partir de 1883. Le journal, qui reçoit la collaboration de Jules Guesde et de Paul Alexis, prend partie dans les débats du temps. Vallès se montre anticolonialiste et antimilitariste, attentif aux votes des lois sur l’instruction. Vallès est soufrant. Il est atteint de diabète. Son état s’aggrave au cours de l’année 1884, au retour d’une cure au Mont-Dore au mois d’août. Il décède à Paris le 14 février 1885. Ses obsèques, organisées quelques jours plus tard, se transforment en manifestation communarde et dégénèrent en un affrontement entre les ouvriers qui suivent le cortège et des étudiants nationalistes.

* Source : Texte tiré du site http://www.19e.org

VAL MAUBUEE

Voir « Maubuée »

VALMY (rue de)

La prise des Tuileries, le 10 août 1789, entraîne une invasion de la France par les coalisés sous les ordres du duc de Brunswick. Il s'agit de détruire les forces françaises et d'avancer sur Paris pour venir en aide à Louis XVI. Malgré la faible résistance française, l'avance est lente. L'armée du Nord vient alors renforcer celle du Centre. La bataille est peu sanglante en raison du manque d'allant des Prussiens. L'action efficace de l'artillerie française commandée par le chevalier d’Aboville, suffit à les décourager. L'avant-garde prussienne est prise à partie par la cavalerie française renforcée des deux compagnies d'artillerie à cheval. Puis l'artillerie française est formée en deux batteries de 15 à 20 pièces. L'artillerie ennemie cherche à les réduire au silence mais l'intervention des compagnies à cheval puis la constitution d'une batterie de 24 pièces avec les unités de réserve permettent une intensification du feu. Brunswick décide alors de se retirer pour des raisons aujourd'hui encore mal éclaircies. Cette victoire sauve la Révolution qui va désormais prendre une attitude résolument offensive pour propager ses idées en Europe

* En savoir plus voir le http://www.herodote.net/

VENELLE (Impasse de la)

Voie piétonnière dont le nom correspond bien à la définition qu'en donne le « Petit Robert » : diminutif de « veine » datant de 1165 et repris dans l'usage courant, dès la fin du 19è siècle, pour désigner une petite rue dans la campagne entre des murs et des haies.

VENTURA (Espace Lino)

Angelo Borrini voit le jour le 14 Juillet 1919 à Parme (Italie). Huit ans plus tard, il part avec sa mère pour la France, retrouver son père parti 10 ans plus tôt. Il croise en 1935 celle qui deviendra l'amour de sa vie, Odette Lecomte, dans la banque où il travaille afin d'aider sa mère à joindre les deux bouts. Il l'épouse d'ailleurs le 8 Janvier 1942. Par la suite, jamais on ne le verra dans le lit d'une autre femme au cinéma (tout juste, acceptera-t-il d'embrasser certaines de ces partenaires comme Mireille Darc dans « Les Barbouzes » ou « Ne nous fâchons pas »). Après avoir déserté de l'armée italienne, refusant de sa battre pour une telle cause, il rejoint Paris où Odette et ses amis lutteurs l'aident à se cacher des diverses polices. La libération marque son retour à Paris et ses débuts d'entrepreneur. Pour faire vivre leur petite famille (3 enfants), le couple Borrini crée une entreprise de linges pour bébé, la marque "Milène". Lutteur amateur depuis 10 ans, Lino s'oriente vers l'univers professionnel du catch, alors en pleine expansion en France. Il débute sur le ring à Noël 45 dans la catégorie des poids moyens, puis enchaîne les combats, jusqu'à devenir champion d'Europe de sa catégorie en février 1950. Il gagne convenablement sa vie, devenant suffisamment populaire pour assurer le succès d'une manifestation sur son seul nom. Hélas, une mauvaise fracture lors d'un combat met fin à sa carrière sportive. Il demeure, néanmoins, dans le milieu en devenant organisateur de réunions de catch. En 1953, il se voit offrir un changement radical d'orientation. Jacques Becker utilise sa carrure et son air bourru dans « Touchez pas au Grisbi », archétype du polar à la française. Pour la première fois, il donne la réplique à celui qui deviendra son maître et ami, Jean Gabin. Il devient, alors, indispensable pour les personnages de truand ou de policier dans le cinéma noir hexagonal. On le retrouve chez Henri Decoin (« Razzia sur la chnouf », « Le feu aux poudres »), Gilles Grangier (« Trois jours à vivre », « Le rouge est mis »), Louis Malle (« Ascenseur pour l'échafaud ») ou Jean Delannoy (« Maigret tend un piège »). Il connaît son premier succès personnel en devenant le Gorille, personnage créé par Antoine Dominique, en 1958 avec « Le Gorille vous salue bien » (Bernard Borderie). « Classe tous risques » (Claude Sautet) et un « Taxi pour Tobrouk » (Denys de La Patellière) le consacrent acteur à part entière. Sa rencontre avec Georges Lautner lui permet de changer de registre en triomphant dans sa trilogie comique : « Les Tontons Flingueurs » (1963), les « Barbouzes » (1964) et « Ne nous fâchons pas » (1965). Peu confiant en ce ton parodique, il revient à des rôles plus durs chez Henri Verneuil (« Cent mille dollars au soleil ») ou Robert Enrico (« les Grandes Gueules »). Sa rencontre avec Jean-Pierre Melville débute avec le «Deuxième Souffle » (1966). En 1969, Gabin, Delon et Ventura sont à l'affiche de ce qui deviendra le classique « Clan des Siciliens » (Henri Verneuil). Lelouch lui offre un retour vers la comédie avec « L’Aventure, c'est l’Aventure » (1972) et « La bonne année » (1973). Puis il revient à des rôles moins légers : « Adieu Poulet » (Pierre Granier-Deferre), « Cadavres exquis » (Francesco Rosi) ou un « Papillon sur l'épaule » (Jacques Deray. La fin de sa carrière lui offre des personnages à la Gabin comme le Jean Valjean des « Misérables » (Robert Hossein) ou le général Dalla Chiesa dans « Cent Jours à Palerme » (G.Ferrara). La « Rumba » (Roger Hanin) est son dernier film, puisqu'il décède le 22 Octobre 1987 à Saint-Cloud.

















Deux vues en perspective de l'Espace Lino Ventura, salle de spectacle modulable de 400 places inaugurée en 1989. (© Photos 2003 et 1993 Gérard Burlet.)


Anecdote
: Choqués par l'absence de structures d'aide pour les enfants handicapés – une de ses filles est trisomique -, Lino Ventura et son épouse ont fondé en 1966 l'association « Perce Neige » pour l'accompagnement et l'intégration des enfants handicapés mentaux. Sa vie durant, il n’a cessé d'interpeller les politiques sur ce problème. (voir le site http://www.perce-neige.org/)
Anecdote : Quand l’Espace Lino Ventura a été inauguré en 1990, il a été tiré, en série limitée, un pin’s « Clap » (ci-contre) de l‘acteur qui est aujourd’hui fort recherché.
Anecdote : Lino Ventura est toujours un acteur internationalement connu. Des dizaines de sites (français, anglais, américains, anglais, italiens, allemands, espagnols ...) présentent sa biographie et ses films, mais pas un seul lui est exclusivement consacré. Pendant quelques temps sa fille, Clélia, en avait fait un (http://www.linoventura.com/ avec, entre autres, des liens vers des sites de fans allemands et italiens) mais celui-ci a manifestement disparu de la toile. Voici, néanmoins un site complet sur l'acteur http://tontonsflingueurs.actifforum.com/index.htm  Attention la navigation n'y est pas toujours très intuitive (avril 2006)

VERGERS (Allée des)

Allusion à ce qui a été une culture traditionnelle sur le territoire de la commune. Les habitations bordant cette voie ont d'ailleurs été construite sur l'emplacement d'anciens vergers produisant des pommes et des poires.

VERLAINE (Allée Paul)

Paul Verlaine est né à Metz, le 30 mars 1844. Son enfance est faite de déménagements successifs, la famille suivant dans le midi de la France les affectations du père, capitaine du génie. Celui-ci choisit en 1851 de démissionner et le ménage s'installe alors définitivement à Paris. Ses études classiques s'achèvent en 1862 et il commence une carrière de fonctionnaire. Ceci lui permet tout de même de nouer des contacts au sein des milieux artistiques et littéraires de la capitale. Le jeune homme fréquente ainsi les salons de Xavier de Ricard qui lui donne la possibilité de publier son premier poème intitulé « Monsieur Prudhomme » dans la « Revue du progrès » en 1863. Fort de ces relations, Verlaine devient à cette époque critique littéraire à la revue « L’Art ». Cependant, le poète est sujet à des troubles nerveux. Il se laisse aussi aller à l'alcoolisme et à la consommation d'absinthe pour se consoler de l'amour impossible qu'il voue à sa cousine, Élisa Moncomble. Ces moments de déchirements lui inspire son premier recueil de vers publié au mois de novembre 1866 sous le titre de « Poèmes saturniens ». Quelques années plus tard, en 1869, dans les « Fêtes galantes », le poète fait également la relation de ses plaisirs parisiens. Le 11 août 1870, Paul Verlaine se marie avec Mathilde Mauté de Fleurville, dont il est tombé fou amoureux quelques mois plus tôt. Cette liaison lui apporte enfin la guérison morale et le retour aux plaisirs de l'existence. Ceci se traduit par un nouveau recueil de vers, « La Bonne Chanson », rédigés en 1870 et dédiés à son épouse. Cependant, la bonne entente au sein du ménage ne dure que peu de temps. Avec la déclaration de guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, Verlaine est bientôt mobilisé à Paris. Compromis ensuite pendant les événements de la Commune, le poète est déchu de son emploi de fonctionnaire à la Préfecture. Le 10 septembre 1871 entre également dans sa vie Arthur Rimbaud, avec qui il vient de nouer une correspondance. Tandis que Mathilde accouche d’un garçon, prénommé Georges, le 30 octobre suivant, Verlaine est bientôt fasciné par le jeune poète. Et l'amitié entre les deux hommes se transforme rapidement en liaison homosexuelle. Ensemble, ils fuient Paris au mois de juillet 1872 et gagne la Belgique puis Londres et l’Angleterre. De retour à Bruxelles le 10 juillet 1873 et alors que Rimbaud menace de le quitter, Verlaine, ivre, tire sur son ami de deux coups de revolver et le blesse. Condamné à deux années de détention le 8 août suivant par la justice belge, le poète purge sa peine à la prison de Mons. Les « Romances sans paroles », vingt et un poèmes, souvenirs de sa liaison avec l'adolescent, sont tout de même publiés au mois de mars 1874. Verlaine est enfin rendu à la liberté en janvier 1875. Ces quelques mois passés en prison ont conduit le poète, à une conversion morale et mystique. En effet, au cours de ces derniers mois, l'athée a retrouvé la foi et le républicain s’est fait monarchiste. Le poète publie au mois de novembre 1880 « Sagesse », un recueil de textes moralisateurs avant de reprendre contact avec les milieux littéraires parisiens. Il livre bientôt quelques textes dans des revues comme « Lutèce » ou « La Nouvelle Rive gauche » puis rédige en 1883 une étude intitulée « Les Poètes maudits », consacrée à l'oeuvre de Stéphane Mallarmé, Tristan Corbière et Arthur Rimbaud. C'est un succès pour le poète qui s'attache également à éditer l'oeuvre de son ancien ami. L'année suivante, un nouveau recueil de vers, « Jadis et naguère », dont la rédaction s'est étalée sur les quinze dernières années est également publié. Il contient un texte, nommé « Art poétique », où Verlaine se fait le chantre du vers impair et de la création poétique. De retour dans la capitale au mois de juin 1885, il vit désormais dans la misère et l'isolement. Après avoir perdu sa mère en janvier 1886, il erre ainsi d'hôpitaux, où il soigne des ulcères aux jambes, en hébergements. Au cours des années qui suivent, Verlaine publie quelques recueils d'inspiration religieuse comme « Amour » en 1888 ou « Bonheur » en 1891 mais également des œuvres licencieuses comme « Femmes » en 1890, « Chansons pour elle » l'année suivante, « Dans les Limbes » en 1894 et enfin « Chair » en 1896. Verlaine trouve bientôt en Maurice Barrès et dans le comte de Montesquiou deux amis qui le soulage de la misère. Fêtés maintenant comme le " Prince des poètes ", il donne à partir de 1892 quelques conférences à l'étranger avant de s'éteindre le 8 janvier 1896, à Paris. Deux jours plu tard, ce sont des milliers de fidèles qui suivent alors le cortège funèbre au Cimetières des Batignolles où Paul Verlaine est enterré.

* Source : Texte tiré du site http://www.19e.org 
* Voir aussi : http://www.mag4.net/  
* Tourisme et découverte : http://juniville.free.fr/musee.htm

VIGNETTE (Rue)

















(à gauche) En arrière plan au centre, le portail donne encore accès au domaine du Couvent. Ce n'est que dans les années 1970 que la rue du Couvent sera percée afin de permettre un accès direct au tout nouveau lotissement du Clos. (à droite) Le long de la rue Vignette, il y avait de nombreuses maisons insalubres telle cette "cour des Miracles". (Cartes postales éditées en 1910 et 1912)

Fait allusion à la vigne (vignette = petite vigne) qui était cultivée sur un des côtes de cette rue. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, la viticulture a été une activité rurale majeure à Torcy. Certes, au fil des années, des maladies, de l'amélioration des conditions de transport comme de conservation, la production de vin dans l’Est parisien n’a fait que décroître pour ne plus être aujourd'hui qu'anecdotique, voire inexistante. Ne reste plus que des noms de rues, de lieux-dits ou de villages comme le bien nommé Saint Thibault des Vignes. Mais au 18è siècle, il n’en est pas de même ! La moitié des terres cultivables du « peuple ». dont tous les membres sans exception sont, pour partie ou totalement, vignerons, est consacrée à la vigne. Principalement produit sur le coteau nord de la commune desservi par « le chemin de la messe », le vin est, selon le Marquis Colbert, de « qualité fort médiocre ». Sans doute veut-il dire par là qu'il ne s'agit pas d'un cru permettant l'enrichissement personnel. En réalité, c'est un breuvage de consommation courante, à ne boire que frais, d’une faible teneur en alcool et qui laisse au fond de la gorge une sensation râpeuse assez prononcée. Les mauvais esprits disent qu'il « n'est bon qu'à faire danser les chèvres ! ». La production annuelle de 600 hectolitres est pour les trois quarts expédiée à Bercy, où les Parisiens viennent par milliers « étancher » à bon marché leur soif dans les multiples gargotes par delà les barrières d'octroi. Anecdotes : Au temps des « cantines », le vin local reste une valeur appréciée. Mais la production n'est plus ce qu'elle était. Alors, pour augmenter la quantité disponible, on coupe le vin avec de l'eau mélangée à un colorant à l'origine mystérieuse qui laisse sur la langue du buveur une étrange couleur bleu nuit. Très vite, on ne commande plus un « canon de rouge » mais un « petit bleu » !

Anecdote : Dans un article paru dans le bulletin municipal 1971, le Maire informe qu’il vient de demander à l’Office départemental d’HLM de prévoir dans son prochain programme de 150 logements (de quel programme s'agit-il ? Serait-ce celui de la rue de Beauregard ? Si quelqu'un connaît la réponse merci de nous le faire savoir) d'en réserver 50 au titre du relogement d'urgence afin de permettre « entre autre de faire disparaître le bidonville de la rue Vignette qui est un grand souci et qu’attendent avec impatience les habitants de ce quartier ». Bidonville, le terme était-il-il bien choisi ? Selon Jean-Luc Génin, actuel pharmacien de la Grande Rue et enfant à l'époque, ce "bidonville" désignait un ensemble de vieux bâtiments, vétustes et pour certains insalubres, situés sur la droite (en la descendant) de la rue Vignette. A ce moment, la rue du Couvent n'existait pas (elle ne sera percée que vers le milieu des années 1970 avec la création du quartier du Clos) et la rue Vignette était, en quelque sorte, la limite d'urbanisation du bourg. Ces maisons (une carte postale ancienne en désigne certaines d'entre elles comme "la cour des miracles" voir ci dessus) étaient occupées par des familles aux très faibles moyens d'existence.
Anecdote : En dehors de la « rue Vignette », seule l'appellation, en 1990, d'un immeuble de l’OPAC de Chelles de la « Grande Rue », rappelle la culture de la vigne à Torcy.
Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

VILLON (Allée François)

Poète français (Paris, v. 1431?, apr. 1463). Ses parents sont de pauvres gens. Il perd son père de bonne heure, et sa mère le confie à Guillaume de Villon, chanoine de Saint-Benoît, dont il prend le nom, et qui le fait instruire. En juin 1455, provoqué par un prêtre, il le tue et s'enfuit de Paris. Condamné à mort, il sollicite et obtient sa «rémission» et rentre dans la capitale (1456). Mais, à la suite d'un vol au collège de Navarre, auquel il a participé, il doit fuir de nouveau. Il parcourt l'ouest de la France entre 1457 et 1461. On signale son séjour au château de Blois, auprès de Charles d'Orléans. Puis, sur la route, sans ressources, il s'associe à une troupe de voleurs, «les compagnons de la Coquille». Pris, il est enfermé, en attendant d'être pendu, dans la prison de Meung-sur-Loire. Une amnistie lors du sacre de Louis XI (1461) le délivre. Villon rentre à Paris et écrit alors son « Grand Testament », qui laisserait croire à son repentir. Cependant, en 1462, on le retrouve dans la prison du Châtelet. Condamné une seconde fois à la corde, il voit sa peine commuée en dix ans de bannissement (1463). À partir de ce moment, on perd sa trace et on ne sait ni la date ni les circonstances de sa mort. Rabelais prétend qu'il vécut ses derniers jours près de l'abbé de Saint-Maixent en Poitou. C'est en 1489, après sa mort, que ses œuvres sont éditées. L'œuvre de François Villon se compose du « Petit Testament » ou « Lais » (vers 1456), « du Grand Testament » (1461), et d'un certain nombre de « Ballades » dont l'authenticité est discutée. Cinq, cependant, lui sont toujours attribuées : celle dite « des pendus », « À la requête de sa mère », « les regrets de la Belle Heaumière », inspirée du « Roman de la Rose », «Les Contredits de FrancGontier »et, enfin, « Bon Conseil ». Le « Lais »1 connu sous le nom de « Petit Testament », est composé de 40 huitains (strophes de 8 vers).

1 « Lai » et « Ode », deux termes bien connus des amateurs de mots croisés répondant tous deux à la définition « poème ». Il y a cependant de nombreuses raisons de les distinguer. Ainsi le « lai » est-il, au Moyen Age, un court récit en vers de 8 syllabes à rimes plates, dont le sujet est d'ordinaire emprunté au cycle de La table Ronde. Au XIVe siècle, c’est un poème de douze strophes, chacune étant construite sur deux rimes et se partageant en deux moitiés qui reproduisent les mêmes entrelacements de rimes et la même variété de mètres. L’ode, quant à elle, désigne tout poème destiné à être mis en musique. Elle est considérée comme l'une des principales formes de la poésie lyrique. Elle se présente sous la forme d'un poème divisé en strophes, ou stances, de vers de nombre et de mètre semblables. L'ode peut être sacrée, morale, héroïque, si elle traite de sujets élevés (religion, morale, hauts faits), ou badine, " anacréontique ", si elle traite de sujets plus légers ou familiers. Malherbe, Jean-Baptiste Rousseau, Lebrun, Chénier, Lamartine, Hugo, Théodore de Banville ont écrit des odes célèbres.

* En savoir plus sur ce thème http://www.espacefrancais.com/poesie/ode.html
ou http://fr.wikipedia.org/wiki/Lai_(poesie)

VIVIER (Allée du)

Fait allusion au fief dont le Roi Charles V fit don aux Chanoines du Vivier en Brie (près de Tournan). C'est sur cette terre, issue de la succession de Nicolas de la Croix, Sieur du Vivier et du Fremoy, que va être construit, en 1674, le couvent de Bénédictines. «Vivier» est un nom couramment accolé aux possessions religieuses car, bien souvent, la seule nourriture carnée des moines ou religieuses était des poissons élevés dans des … viviers.

ZAY (groupe scolaire, Allée Jean)

Jean Zay naît à Orléans le 6 août 1904. De père juif et de mère protestante, il est élevé avec sa sœur Jacqueline dans le protestantisme. Il est un brillant élève du lycée Pothier et obtient de nombreux prix. Puis il devient journaliste au « Progrès du Loiret » afin d'apporter de l'argent à sa famille, en l'absence du père parti sur le front. Il mène parallèlement ses études de droit, devient avocat en 1928 et s’inscrit au barreau d'Orléans. Il entame alors sa carrière politique et est élu député de la 1ère circonscription du Loiret en 1932 et 1936. Nommé sous-secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil en janvier 1936, il devient le Ministre de l'Education Nationale du Front Populaire, de 1936 à 1939. En 1931, il épouse Madeleine Dreux. De cette union naissent deux filles : Catherine, l'aînée, voit le jour en octobre 1936 et la cadette, Hélène, le 27 août 1940, tandis que son père est incarcéré. En effet, en 1939 Jean Zay s'est engagé pour aller sur le front, puis, après la demande d'armistice, s'est embarqué sur le Massilia avec d'autres parlementaires et hommes politiques, dont Mendès-France, décidés à poursuivre la lutte depuis l'Afrique du Nord, où le nouveau pouvoir français les fait arrêter. Après une parodie de justice, Jean Zay est condamné, le 4 octobre 1940, à la déportation pour une durée indéterminée. D'abord incarcéré à Marseille, il est transféré le 7 janvier 1941 à Riom où, le 20 juin 1944, trois miliciens du régime de Vichy viennent le chercher pour l'assassiner.

ZOLA (Square Emile)

Né à Paris le 2 avril 1840, mort dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902 à Paris, Emile Zola est le fils de Francesco Zola et d’Émilie Aubert. Zola passe son enfance et son adolescence à Aix-en-Provence. Au collège Bourbon, il a pour meilleur camarade Paul Cézanne. La mort de Francesco Zola laisse la mère d’Emile dans une situation très difficile. Elle va donc aller habiter chez ses parents en 1858. Emile Zola qui a dix huit ans entre au lycée Saint-Louis en tant que boursier. Après avoir passé les épreuves du bac à deux reprises et sans succès, il prend un emploi de commis des Douanes qu'il ne conservera que trois mois. En 1862, il entre aux éditions Hachette en tant que manutentionnaire pour cent francs par mois. il rêve de devenir écrivain, admirateur d’Alfred de Musset, il écrit des poèmes et va jusqu'à en proposer un à son patron. Ce dernier impressionné le fait passer au service de presse d’Hachette où, en quelques mois, il va devenir chef de la publicité. A partir de 1863, Zola collabore à différents journaux. En 1866, il anime dans « l’Événement » la chronique littéraire. A « l’Illustration », il donne deux contes. Il écrit dans un journal alors de gauche, le « Figaro », dans le « Globe », le « Gaulois » et la « Libre Pensée ». En 1871, il est journaliste parlementaire à la « Cloche » et collaborateur régulier du « Sémaphore de Marseille » et du « Messager de l’Europe ». Parallèlement à son activité journalistique, Zola entame aussi une carrière d'écrivain. Son premier livre « Contes à Ninon » inspiré des oeuvres d’Alfred de Musset parait en 1864. Après deux ou trois autres parutions, c'est en 1868 que la critique et le public commence à s'intéresser à lui avec la parution de « Thérèse Raquin ». Il a alors l'idée d'écrire un roman basé sur les lois de l'hérédité de plusieurs générations d'une famille qui aura pour nom Rougon-Macquart. L’éditeur Charpentier lui faisant confiance sur ce projet, lui verse cinq cents francs chaque mois. Avec un régularité à toute épreuve, Zola va écrire trois pages chaque jour ce qui va représenter à la fin de l'année un roman en deux volumes. « La Fortune des Rougon », « La Curée », « Le Ventre de Paris », « La Conquête de Plassans », « La Faute de l’abbé Mouret » et « Son Excellence Eugène Rougon » paraissent ainsi de 1871 à 1876. Pourtant ce n'est pas encore le succès attendu. Infatigable, il met en route « l’Assommoir » » qu’il publie en 1877. C'est le scandale et la gloire en même temps. On lui reproche en fait de décrire une dure réalité sans complaisance, avec un souci du détail propre à un homme extrêmement bien documenté. Il continue avec la série des Rougon en publiant « Une Page d'amour » en 1878, puis « Nana » en 1879. C’est à nouveau un scandale avec ce livre qui parle des demi-mondaines. Les adversaires de Zola l'accusent d'être un écrivain pornographique tandis que Gustave Flaubert l'admire pour ce talent à facettes multiples. Le public va s'arracher les exemplaires de « Nana ». Fidèle à lui-même, Emile Zola publie de 1882 à 1884 cinq nouveaux romans : « Pot-Bouille », « Le Capitaine Bourle », « Au Bonheur des Dames », « La Joie de Vivre » et « Naïs Micoulin ». Puis en 1885 parait « Germinal ». C'est très certainement le roman le plus documenté de Zola. Il est descendu dans la mine, a parlé avec les ouvriers et les ingénieurs, a bu du genièvre avec eux. C'est un grand succès et ses ennemis, de moins en moins nombreux, sont bien obligés de reconnaître cet immense talent. En 1888 Jeanne Rozerot, entre au service des Zola. C’est le coup de foudre. Emile conçoit pour elle un amour d'autant plus fort qu'elle lui donne deux enfants qu’il n’avait jamais pu avoir avec sa femme Alexandrine. Jeanne élève Denise et Jacques dans le culte de leur père. Pour autant, celui-ci n’abandonne pas la compagne de sa jeunesse mais cette double vie le désespère : « J’avais fait le rêve de rendre tout le monde heureux autour de moi, mais je vois bien que cela est impossible. » Il publie en 1890 son dernier chef-d’oeuvre « La Bête Humaine », et termine la série des Rougon qu’il avait commencé en 1871 en publiant le « Docteur Pascal » en 1893. De 1894 à 1898 il publie la série des « Trois Villes », puis de 1899 à 1903 celle des « Quatre Evangiles » dont « Vérité » sera publié après sa mort et « Justice » qu’il n’aura pas eu le temps d’écrire. Mais entre temps va éclater l’affaire Dreyfus. Globalement le capitaine Alfred Dreyfus et condamné à la déportation à l’Ile du Diable pour haute trahison. Lors de la révision de son procès une certain nombre de personnalités telles que Jaurès et Clemenceau découvrent que le capitaine Dreyfus est innocent et tentent de le défendre. Peine perdue, le véritable coupable est acquitté. Emile Zola étudie ce dossier de plus près, avec la minutie qui le caractérise, il recoupe les faits et acquiert la certitude que le capitaine Alfred Dreyfus est innocent. Son premier article parait dans le Figaro le 25 novembre 1897. Puis il va s'adresser directement au président Félix Faure dans une lettre ouverte intitulée "Lettre à Monsieur Félix Faure, Président de la République" que Clemenceau publie dans son journal l’Aurore sous le titre "J’accuse" le 13 janvier 1898. Menacé d’arrestation, Zola se réfugie en Angleterre où il reste onze mois. Il apprend à son retour que sa cause à triomphé : le capitaine Alfred Dreyfus est reconnu innocent. Le 29 septembre 1902, Zola meurt asphyxié dans sa chambre peut-être à la suite d’une malveillance ayant pour origine son combat aux côtés de Dreyfus. Une foule immense assiste à ses funérailles.

* Source : Texte tiré du site http://www.histoire-en-ligne.com/
* Voir aussi http://emilezola.free.fr/