ADER (Rond Point Clément)

Ingénieur français (1841 - 1925). À la fois électricien et mécanicien de génie, l'ingénieur Ader innove dans de nombreux domaines. Il perfectionne le téléphone et établit le premier réseau téléphonique de Paris en 1880. En 1881, il invente le « théâtrophone », système de transmission téléphonique à deux canaux permettant l'écoute binaurale et donnant aux auditeurs une idée exacte des positions respectives des acteurs sur une scène; c'est à cette invention qu'on doit la première retransmission en stéréophonie des spectacles de l'Opéra, sur une distance de 3 km (1881). Il se tourne ensuite vers le vol mécanique, et y consacre jusqu'à la fin de sa vie tout son temps et sa fortune. Reprenant les études de Louis Mouillard (1834-1837) sur le vol des oiseaux, il construit en 1886 sa première machine volante, « l'Éole », sorte de grande chauve-souris mue par un petit moteur à vapeur de son invention (quatre cylindres développant 20 chevaux, le poids ne dépassant pas 3 kg au cheval); les ailes, d'une envergure de 14 m, sont munies d'un dispositif de gauchissement et l'ensemble pèse 295 kg. En août 1890, une deuxième version de « l'Éole », est mise au point. Le 9 octobre, à Armainvilliers (Seine-et-Marne), devant témoins, l'aéroplane parvient à décoller du sol sur une distance de plus de quarante mètres. Ce modeste saut est suivi d'autres, souvent infructueux. En août 1892, « l'Éole I »I accomplit un bond de 200 m au camp de Satory, et parvient à susciter l'intérêt du ministre de la Guerre Freycinet. Ader construit alors « l'Éole III », qu'il baptise d'un nom promis à une grande fortune : « l'Avion », terme figurant pour la première fois dans son brevet. « L'Avion » est encore une énorme chauve-souris de toile et de bois, de 16 m d'envergure, équipée de deux hélices tractives à quatre pales, entraînées chacune par un moteur à vapeur de 30 ch. Le 14 octobre 1897, à Satory, « L'Avion » roule, décolle du sol et, devant la commission officielle, vole sur une distance de plus de 300 m, réalisant ainsi le premier vol mécanique vérifié, et faisant de son inventeur «le père de l'aviation». Abandonné de tous et en particulier des pouvoirs publics, ce «père de l'aviation» termine sa vie à Muret, dans l'oubli. Son « Avion » est encore exposé au musée du Conservatoire des Arts et Métiers, à Paris.

Anecdote : L'homme est français. Depuis son exploit, c'est une véritable "guerre" avec les USA qui considère que les frères Wright sont les premiers à avoir fait voler un plus lourd que l'air. Et pourtant peu de choses sur Ader sur les sites francophones. Seul un site anglais rend un vibrant hommage à ce pionnier.
Question : Pourquoi ce rond point, rendant hommage à un Seine et Marnais, a t-il été, en 2003, débaptisé pour devenir le rond point du Général de Gaulle ? Une nouvelle désignation d'autant plus étrange qu'il y a déjà à Torcy, et ce depuis très longtemps une rue du Général de Gaulle !

 ALLENDE (Avenue Salvador)

Salvador Allende Gossens est né en 1908 à Valparaiso. Ses parents militent au Parti radical qui est membre de la Deuxième internationale. Le jeune Allende devient vice-président de la Fédération des étudiants du Chili qui fait partie des opposants à la dictature de Carlos Ibañez. Diplômé de médecine en 1930, il fait partie des fondateurs, trois ans plus tard, du Parti socialiste chilien (PSC), qui adhère à la Troisième internationale. Il participe à la création du « Frente popular » et devient président de la province de Valparaiso en 1936. Six ans plus tard, Allende est secrétaire général du PSC. Le docteur Allende se présente une première fois à l'élection présidentielle à la tête du Front du peuple (Parti socialiste et Parti communiste) en 1952. L'union des deux Partis socialistes chiliens et du PC donne naissance au Front d'action populaire. Après un deuxième échec à la présidentielle, Allende qui siège au Sénat devient un des figures emblématiques de la gauche latino-américaine. Il joue notamment un rôle actif au sauvetage des survivants cubains de l'équipée bolivienne du Che. Une troisième coalition des gauches se noue à la fin des années 60, c'est l'Unidad popular (UP) dans laquelle on retrouve les socialistes, les communistes et les radicaux pour l'élection présidentielle de 1970. Le 4 septembre, Allende bénéficiant du retrait du candidat radical, est élu Président de la République. L'UP obtient même la majorité absolue aux élections municipales de 1971. De vastes de réformes sociales et économiques sont engagées (nationalisations, aide sociale etc.) mais le Chili démocratique est enclavé dans la « chasse gardée » américaine. Elle s'emploie à déstabiliser le nouveau régime. Les services secrets américains et la multinationale ITT financent des opérations de subversions (avec les services secrets de la marine chilienne). Certes, la crise économique fragilise le pays, mais la pression américaine est si forte qu’Allende ne parvient pas à pacifier un pays dans lequel l'extrême droite sème la terreur. La grève des camionneurs est organisée par la droite en 1972-73, son coût pour l’économie du pays sera énorme Les classes moyennes largement « travaillées par les conservateurs » s’opposent aux réformes en faveur des paysans et des ouvriers. Acculé, Allende appelle l'armée au gouvernement parce qu’elle est culturellement perçue comme un facteur de stabilisation. Mais même la nomination du général Augusto Pinochet Ugarte, un des cadres les plus influents de l'armée, ne parvient pas à desserrer l’étau. Trahissant le président Allende, Pinochet fomente le coup d'état avec « l'aval » de Nixon et Kissinger (prix Nobel de la paix la même année) du 11 septembre qui aboutit à la prise du palais présidentiel de La Moneda. Droite et extrême droite font alliance pour laisser l'armée prendre le pouvoir par la violence. Allende se suicide. Le pays sombre dans une dictature de 17 ans. Symbole du tragique qui engloutit le pays, le poète Pablo Neruda dont la demeure sera saccagée s'éteint quelques jours plus tard.

Source: Ancien site du Parti socialiste Belge (page disparue en 2012)
* En savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Salvador_Allende

 ANCEL DE GARLANDE (Place)


Située à l’angle des rues
Bazard
et Grande Rue, sur l’emplacement de l’ancien cimetière (fermé en 1895), cette place (ci contre © Photo 1993 Collection Gérard Burlet), depuis 1970, rend hommage au bienfaiteur de Torcy : le Seigneur Ancel (on trouve parfois l’orthographe Anseau ou Ansel, dérivés de Anselme) de Garlande. Sénéchal de France du roi Louis VI. Le blason officiel de Torcy reprend les armes de cet illustre personnage qui, cependant, n'a jamais été Seigneur du lieu ! Pour en savoir plus, cliquez ici ...

Anecdote : Ce passé "royal" a aussi donné naissance au Petit Chevalier de Torcy, "héros" de bandes dessinées et de ... pin's dans les années 1990. Pour en savoir plus, cliquez ici.


APPEL DU 18 JUIN 1940 (Place de l’)

Le mardi 18 juin 1940, vers 18 heures, dans les studios de la BBC, à Londres, le général de Gaulle, en uniforme, enregistre un bref message en français (voir plus bas) à l'adresse de ses compatriotes. Cet « Appel » est diffusé le soir, vers 22 heures, puis le lendemain, vers 16 heures. Cependant, peu de personnes ont entendu cet appel. Parmi elles, les généraux Catroux et Legentilhomme, l'amiral Muselier (qui introduira la croix de Lorraine et d'Anjou comme symbole du mouvement), des officiers, des rescapés de l'expédition de Narvik (Norvège) et des marins au premier rang desquels tous les hommes, de 14 à 54 ans, présents sur l’Ile de Sein. Au nombre de 128, ils représentent le quart des premiers Français à rejoindre le général de Gaulle ! Cet acte de courage collectif vaudra à l'île de figurer plus tard parmi les « Compagnons de la Libération ». Mis à part quelques auditeurs de cette sorte, la très grande majorité des Français ignore « l'Appel » de Londres. La veille, le 17 juin, à midi, c'est par millions que se sont comptés les auditeurs de l'allocution du nouveau chef de gouvernement, le vieux maréchal Pétain (84 ans), sur les ondes de la radio nationale. Celui-ci les a confirmés dans leur sentiment que la guerre contre Hitler était perdue après tout juste cinq semaines de combats. Charles de Gaulle (49 ans), général deux étoiles depuis le 23 mai et éphémère sous-secrétaire d'État à la Défense du précédent gouvernement, n'a cure de cette conjoncture et prône la résistance à tout prix et décide de partir pour Londres avec la volonté d'allumer le flambeau de la résistance. Il reçoit de Paul Reynaud, Président du Conseil, 100.000 francs prélevés sur les fonds secrets du gouvernement pour l'aider dans son aventure. Avant de quitter Bordeaux, de Gaulle rédige à la hâte un brouillon de sa future allocution radiodiffusée. Le matin du lundi 17 juin, le général projette comme si de rien n'était des rendez-vous pour l'après-midi. Puis, vers 9 heures, il accompagne à l'aéroport Sir Edward Spears, le représentant de Churchill. « Ils se serrèrent la main, se dirent au revoir, puis, dès que l'appareil commença de rouler, de Gaulle sauta dedans et fit claquer la porte. L'avion s'enleva dans les airs, tandis que les policiers et les officiers restaient bouche bée. De Gaulle, dans ce petit avion, emportait avec lui l'honneur de la France... » (Churchill, Mémoires de la seconde guerre mondiale, tome 2). Arrivé à Londres, le général demande à Winston Churchill d'avoir accès aux studios de la BBC. Ce ne lui sera autorisé que le lendemain. Le texte préparé par le général de Gaulle est soumis à l'avis du cabinet le 18 juin, en milieu de journée. Au terme de laborieuses tractations, de Gaulle devra sérieusement s'écarter de son texte initial pour ne pas froisser la faction temporisatrice du cabinet britannique. Succédant à l'allocution du maréchal Pétain, « l'Appel » arrive trop tard pour enrayer la ferveur nationale envers celui qui ne sera bientôt plus appelé que «le Maréchal». Tenu en bride par le cabinet britannique et notamment lord Edward Halifax, le général de Gaulle doit attendre la signature de l'armistice, le 22 juin, pour être agréé. Le 28 juin, Churchill le reconnaît «chef des Français libres» et un peu plus tard l'autorise à constituer une force de volontaires sous les directives générales du commandement britannique. Le 2 août, Pétain fait condamner son ancien subordonné à mort par contumace. C'est à la radio de Londres que, jour après jour, de Gaulle bâtira sa légitimité contre les «traîtres de Vichy». Par la force de son Verbe et de ses convictions, le Général fédèrera autour de lui les Français Libres engagés aux côtés des Anglo-Saxons et épargnera à beaucoup de compatriotes restés sous la botte de l'occupant la honte de se dire Français.

* Source : Texte tiré du site http://www.herodote.net Voir aussi : http://www.ordredelaliberation.fr/

La version officielle de l’Appel du 18 Juin

Elle n'a rien à voir avec le texte d'une affiche placardée à Londres un mois après et qui est reproduite aujourd'hui sur toutes les places de France commémorant ledit appel («A tous les Français, La France a perdu une bataille ! Mais la France n'a pas perdu la guerre !...») Ci-dessous, le texte officiel.

«Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis. Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres" 

Anecdote : Le buste du Général de Gaulle (ci contre) situé entre l’entrée principale de la Mairie et celle des services de l’urbanisme a été acquis par une souscription publique en 1990. (© Photo 1993 Collection Gérard Burlet)

 ARAGON (Avenue, Collège) 

Né en 1897 à Paris, Louis Aragon fait des études de médecine à partir de 1916. En 1918 il publie ses premiers poèmes et part comme médecin auxiliaire au front des Ardennes où son courage lui vaut d'être décoré de la Croix de Guerre. L'entre-deux-guerres est pour Aragon et pour Breton la période du mouvement surréaliste et dada, l'expérimentation avec l'écriture ainsi qu'avec le parti communiste. En 1939 Aragon épouse l'écrivain Elsa Triolet, sujet de nombreux poèmes (« Les Yeux d'Elsa » en 1942 par exemple). Il est mobilisé pendant la "drôle de guerre" tout en continuant à écrire et à publier chez Gallimard. Pendant l'offensive allemande d'avril-mai 1940, Aragon est médecin auxiliaire sur la frontière belge. Pendant la déroute de juin 1940, Aragon fait à nouveau preuve d'actes de courage, récompensés par la Médaille Militaire et la Croix de Guerre. Après juin 1940, Louis Aragon et Elsa Triolet vivent en Dordogne, puis à Carcassonne, à Nice, à Dieulefit, à Lyon et dans la Drôme en zone libre. Le recueil du « Crève-Cœur » (contenant, entre autres « Les Lilas et les Roses » et « Richard II Quarante ») date de cette époque (Gallimard, 1941). En 1941 Aragon reprend contact avec le PCF qui restera l'influence majeure sur sa vie. Actif pendant la Résistance (en 1943 Aragon et Elsa Triolet créent le Comité National des Ecrivains pour la Zone Sud et en 1944 ils fondent le journal « La Drôme en Armes »), l'activité d'après-guerre d'Aragon se partage entre son travail d'homme de lettres (Aragon dirige « les Lettres françaises » entre 1953 et 1972) et son activité pour le Parti Communiste français. Louis Aragon meurt le 24 décembre 1982 à Paris.

* Source :Texte tiré du site http://www.york.ac.uk
Anecdote : Avant de s'appeler Louis Aragon, en début des années 1980, cette voie avait pour désignation "rue du Gai Luron" !
* Tourisme et découverte : http://www.maison-triolet-aragon.com 
 

ARCHE GUÉDON (Cours de l’, Place de l’, Passage de l’, Quartier de l’, Collège de l’)

Vient de deux lieux-dits, situés de part et d’autre du Cours, en limite de Noisiel et approximativement au point le plus bas de qui pendant longtemps a été appelé « la côte de Torcy ». Au nord, le « guédon » signifiant qu’il y avait là un passage (un gué) pour franchir le ru Maubuée et, au sud, « l’arche guédon » indiquant la présence d’un pont à une arche. Sur le « guédon » a été construit un lavoir communal (visible jusqu’à la création des lacs dans les années 1970). Sur « l’arche guédon » a existé, jusqu’à la fin du 19è siècle, et pratiquement sur l’emplacement de l’actuel cimetière de Noisiel, un moulin.
Quant au quartier dit « de l’Arche Guédon » et au collège de même nom, ils ne sont aucunement implantés sur un de ces lieux-dits mais sur un autre, au nom moins poétique, « l’enfer »

J
usqu’à la construction du quartier de l’Arche Guédon, c’était la dernière rue de Torcy avant Noisiel . C’est d’ailleurs pour cette raison que la rue de Paris finit, non pas au carrefour avec « l’avenue Aragon », mais au niveau de la rue du Bel Air. Le « Cours de l’Arche Guédon » ne commençant officiellement qu’au niveau des rues du Bel Air et de Beauregard. Le nom de la rue, relativement récent (dans le milieu des années 1960) et consécutif à la construction des HLM bordant cette voie, ne semble pas avoir d’autre explication que de faire oublier son nom précédent de « rue de l’enfer» ! Un « enfer » qui n’avait pourtant rien à voir avec le diable puis que cela venait d’un lieu dit désignant une terre lourde, difficile à travailler et probablement très chargée en pierres.

Voir aussi Zoom Histoires d'Eaux

   

Le pont à une arche a été contruit dans la seconde moitié du 18è siècle afin de remplacer le gué et de faciliter les trajets à la saison des pluies. Les piétons, quant à eux, l'ignoreront pendant longtemps, préférant, pour aller ou venir de Noisiel, passer au plus court par des ponts de fortune fait de planches plus ou moins branlantes. La vue ci dessus à droite est prise de Noisiel. La carriole vient de Torcy. On distingue en arrière plan, la "côte" de Torcy devenue depuis le "Cours de l'Arche Guédon. Le pont au premier plan est celui, disparu depuis, qui enjambait la ligne de chemin de fer privé reliant la chocolaterie Menier à Emerainville. (ci dessous)Le moulin de l'Arche Guédon qui était approximativement situé sur l'emplacement de l'actuel cimetière de Noisiel. Au même niveau, mais de l'autre côté de la route, il y avait un des lavoirs de Torcy. (Photos issues de cartes postales éditées entre 1903 et 1913)


ARTISTES (Allées des)






Ce nom est tiré des immeubles jouxtant cette allée et comprenant des pièces ateliers avec de grandes ouvertures à la lumière.
(© Photo 1993 - collection Gérard Burlet)





AVERY (Allée Tex)

Fredrick Bean "Tex" Avery est né au Texas le 26 Février 1908. Il s'intéresse très jeune à l'animation. Il dessine des bandes dessinées au lycée et passe un été à étudier l'art au "Chicago Art Institut". Il déménage pour la Californie au début des années 30 et entre dans l'animation en travaillant pour Walter Lantz de Universal comme "intervalliste". Avec Lantz, il apprend tout le processus de l'animation et s'occupe rapidement des animateurs. En 1935, il part travailler pour la Warner où il crée Porky Pig, Daffy Duck et Bugs Bunny. Ses dessins animés sont ceux qui ont le plus de personnalité, surtout comparés à toutes les imitations de Disney que l'on pouvait voir à cette époque. Il travaille jusqu'en 1941 pour la Warner, qu'il quitte suite à un désaccord avec Léon Schlesinger. La même année, il est embauché par Fred Quimby, producteur à la MGM. Avec plus de liberté il crée les meilleurs dessins animés connus à ce jour. Sans chercher à créer des personnages durables, il cherche toujours à inventer des situations plus folles les unes que les autres. Droopy est le personnage le plus célèbre de cette époque. En 1954, Tex Avery quitte la MGM avant qu'elle n'arrête la production de dessins animés. Il retourne travailler avec Walter Lantz, pour ne faire que 4 dessins animés qui révèlent Chilly Willy. Puis il travaille pour la publicité à la télévision avec, par exemple, des films pour l'insecticide Raid ou Frito Bandito. Tex Avery est mort en 1980. Il laisse derrière lui une collection impressionnante de dessins animés indémodables, qui influenceront longtemps encore les jeunes générations de créateurs.

* Source : Texte tiré du site http://membres.lycos.fr/bsuzanne/texavery
* Voir aussi  http://www.multimania.com/friff/texavery.htm  ou http://www.cottet.org/avery

BALZAC (Place Honoré de)

Né à Tours le 20 mai 1799, mort à Paris le 18 août 1850.
Elève médiocre, mais constamment plongé dans des lectures bien au-dessus de son âge, il développe un intérêt précoce pour la philosophie et un véritable génie de l'observation. De 1807 à 1813, il est pensionnaire au Collège oratorien de Vendôme. A partir de 1814, il poursuit ses études dans une pension à Paris, puis à la faculté de Droit. Il fait un stage chez un avoué. Mais, appelé par la vocation littéraire et certain de son propre génie, il s'installe, à vingt ans, dans une mansarde, rue Lesdiguière, et écrit, entre autre, un assez pitoyable « Cromwell » en vers. En 1820, il habite chez ses parents à Villeparisis et y fait la connaissance d'une femme qui a une influence décisive sur sa formation : Mme Laure de Berny, de 22 ans son aînée. Mme de Berny, qu’il surnomme « la Dilesta », éveille lentement et doucement l'artiste, c'est par " ses conseils d'expérience " que Balzac est devenu le vrai Balzac. " Elle a été une mère, une amie, une famille, un ami, un conseil, - déclare-t-il plus tard - Elle a fait l'écrivain, elle a consolé le jeune homme, elle a crée le goût, elle a pleuré comme une sœur, elle a ri, elle est venue tous les jours comme un bienfaisant sommeil endormir les douleurs…sans elle, certes, je serai mort ". Le sentiment, qu'il a, d'avoir trouvé dans cette rencontre l'unique bonheur de sa vie est exprimé dans cette formule devenue depuis immortelle :" Il n'y a que le dernier amour d'une femme qui satisfasse le premier d'un homme ". Il commence à écrire toute une série de romans faciles, historiques ou populaires, seul ou avec la collaboration d'une équipe de fabricants de littérature. Et s’il parlera toujours de ces ouvrages comme " d'une véritable cochonnerie littéraire " (allant jusqu’à refuser de les republier sous son nom), il est certain qu'à cette fabrication " il se fit la main " et qu'ainsi, quand est venu le temps de son œuvre véritable, il était entraîné à la technique romanesque. Ce temps, pourtant, n'est pas encore arrivé. En 1825, Balzac tente d'assurer sa fortune par d'autres moyens : il s'improvise éditeur, fonde une imprimerie, puis une fonderie de caractères (qui, reprise par les enfants de Mme de Berny, va devenir la célèbre fonderie Deberny). Ce sont autant d'échecs cuisants et de faillites, où Balzac compromet les ressources de sa famille, et celles de " la Dilecta ". Jusqu'à la fin de sa vie il traînera le poids des énormes dettes contractées dans ces aventures commerciales. « Les Chouans », en 1829, ouvrent la période de quelques vingt ans, au cours de laquelle Balzac compose, remanie sans cesse, et publie environ 85 romans, longs ou brefs. Cette prodigieuse production littéraire, qui semble dépasser les forces d'un seul homme, ne l'empêche pas de mener une vie mondaine très active, de faire de grands voyages, d'avoir des aventures amoureuses, de tenter sa chance (sans succès) dans la politique et d'échafauder encore les plus extravagantes combinaisons financières. L'écrivain signe désormais " de Balzac ", et les œuvres se succèdent rapidement. Du jour au lendemain il devient un romancier célèbre. Dès lors, s'il rencontre la résistance de la critique et des censeurs patentés, il est lu par toutes les femmes et par un public croissant. « La Peau de chagrin » en 1831, confirme sa célébrité et, tout en composant les ouvrages les plus difficiles qui entreront plus tard dans « Les Etudes philosophiques », Balzac est un peu grisé par sa gloire. C'est l'époque de son dandysme : tilbury et chevaux, domestiques en livrée, canne à pommeau d'argent ciselé (en attendant le pommeau d'or serti de turquoises) il loge personnellement à l'Opéra. La folie de l'ameublement qui lui coûte si cher, apparaît dans son appartement de la rue Cassini, qu'il fait installer somptueusement. Il travaille la nuit, revêtu de son fameux froc blanc en cachemire, la cafetière de porcelaine toujours à portée de la main. Il commence « les Contes drolatiques » où il s'amuse à écrire la langue du XVIè siècle. Il s'est épris depuis peu de la marquise de Castries, qui se joue de lui, le traîne à sa remorque à Aix-les-Bains et à Genève en 1832, puis l'abandonne sèchement. Il s'en venge en écrivant « La Duchesse de Langeais » (1833), « Le Curé de Tours », « Le Colonel Chabert », « Ferragus », « La fille aux yeux d'or », « Le Médecin de campagne », « Eugénie Grandet », c'est à dire des ouvrages très divers évoquant les milieux aristocratiques et petits-bourgeois de Paris et de province développant des thèses politiques et sociales, compliquant à plaisir les intrigues les plus romanesques et cédant parfois au goût des conspirations et des influences occultes. A la fin de 1832, il reçoit une lettre anonyme lui exprimant l'admiration éperdue d'une femme. Il arrive à découvrir l'identité de celle qu'il appelle " l'Etrangère " : la comtesse polonaise Eveline Hanska, avec qui il engage une longue correspondance (418 lettres qui équivalent à ¼ de la Comédie humaine) et qui deviendra, quelques mois avant sa disparition, son épouse. Il la rencontre une première fois, avec son mari, M. Hanski, à Neuchâtel, en Suisse, en septembre 1833, puis passe quelques semaines avec elle, à Genève au début de l'année 1834. Il achève « Séraphita » et « Le père Goriot » (écrit en trois jours et trois nuits !) inaugurant dans ce dernier livre son système des personnages reparaissant de roman en roman, mais sans concevoir encore le plan d'ensemble de « La Comédie Humaine ». En 1836, il publie « Le Lys dans la vallée » et fonde une revue, « La Chronique de Paris », qui va lui coûter cher. Sa situation financière se complique, il est poursuivi par son éditeur, Werdet, et doit vivre caché pour éviter la contrainte par corps. En 1838, paraissent « César Birotteau », « La vieille fille », le début des « Illusions perdues », la première partie de « Splendeurs et misères des courtisanes », ces deux romans majeurs ne seront achevés respectivement qu'en 1843 et 1847. Il fonde à nouveau une revue, la « Revue parisienne », qu'il rédige à lui seul et qui ne dépasse pas le troisième numéro : il y publie deux articles restés célèbres : la critique féroce du « Port-Royal » de Sainte-Beuve, et l'éloge de la « Chartreuse de Parme » de Stendhal. A la fin de 1841, il met sur pied le vaste plan de « La Comédie humaine » et signe un traité avec quatre éditeurs associés pour soutenir l'entreprise. En 1843, il se rend à Saint-Pétersbourg, où il revoit " l'Etrangère ". Désormais il a une idée fixe : épouser Mme Hanska. Il redouble de travail pour lui assurer une existence digne d'elle, tout en faisant appel en plus d'une circonstance à la fortune de l'amie lointaine. Il la rejoint en 1845 à Dresde, l'emmène en Italie, puis à Paris, en Hollande, en Belgique. Sa servante-maîtresse, Louise Breugnot, dite Mme de Brugnol, fait main basse sur les lettres de l'Étrangère et menace Balzac d'un chantage. En 1846, Mme Hanska accouche à Dresde d'un fils mort-né. C'est pour Balzac un coup terrible, dont il ne se relèvera pas. Il a acquis en 1846 une maison rue Fortunée (actuelle rue Balzac) qu'il installe à grand frais pour y recevoir Mme Hanska et se ruine chez les antiquaires. « La Cousine Bette » et « Le cousin Pons » sont achevés cette même année. Ce sont ses dernières grandes œuvres. A partir de cette date, malade, il sent ses facultés créatrices décroître. Il n'en échafaude que plus de projets de romans, et de plus en plus vastes, mais n'en termine aucun. Il échoue aux élections législatives, et, par deux fois, à l'Académie, où il n'obtient que les voix de Lamartine et de Victor Hugo. Sa santé décline rapidement. Au début de 1850, il n'en part pas moins pour Kiev, où il épouse Mme Hanska. De retour à Paris en mai, il est forcé de s’aliter. En juillet, ses souffrances deviennent atroces. Au début d'août, les étouffements commencent. Il entre en agonie le 18. Ce jour-là Victor Hugo est venu le voir, et il a raconté cette dernière visite dans « Choses vues ». Selon la légende, lorsque Honoré de Balzac s'éteignit en 1850, son dernier mot fut pour appeler à son secours Bianchon, le médecin fictif de la Comédie humaine : l'œuvre titanesque avait pris le pas sur le réel. L'enterrement eut lieu le 21 août au cimetière du Père-Lachaise, ce haut lieu de l'œuvre balzacienne d'où le jeune Rastignac avait lancé un défi à Paris : " A nous deux maintenant ". Victor Hugo prononça l'éloge funèbre du romancier, qui est une page magnifique.

Source : Texte adapté de Rosanna Delpiano et tiré du site http://perso.club-internet.fr/delpiano/Balzac.htm
* Voir aussi le site http://hbalzac.free.fr
* Tourisme et découverte :http://www.musee-balzac.fr/

BART (Allée Jean)

Né à Dunkerque le 21 octobre 1650, Jean Bart commence à naviguer dès l'âge de 12 ans. Il fait ses premières armes à la mer dans l'escadre hollandaise commandée par Ruyter. A partir de 1672, il navigue en course pour le compte de la France et se révèle comme un virtuose du genre, accumulant plus de 50 prises entre 1674 et 1678. Admis dans la Marine Royale, lieutenant de vaisseau en janvier 1679, il fait une campagne en Méditerranée contre les barbaresques et est promu capitaine de frégate légère en août 1686. Chargé en 1689 avec Forbin de conduire un convoi de Dunkerque à Brest, Jean Bart est fait prisonnier par les Anglais, s'évade et revient à Saint-Malo en traversant la Manche en canot. Capitaine de vaisseau en juin 1689, il met au point une tactique de guerre basée sur l'utilisation de divisions de frégates rapides et maniables, sorte de préfiguration des meutes de sous-marins de la seconde guerre mondiale. L'exploit le plus célèbre du corsaire date de 1694 quand il s'empare aux dépens des hollandais, au large de Texel, d'un énorme convoi de 130 navires chargés de blé. Cette prise, effectuée en période de disette, fait de Jean Bart un héros national et lui vaut ses lettres de noblesse. Chef d'escadre en avril 1697, il commande la Marine à Dunkerque où il meurt le 27 avril 1702. La France a depuis rendu hommage à Jean Bart en donnant son nom à 9 bâtiments de la marine.

* Source : Texte tiré du site http://netmarine.net
* Voir aussi le site http://perso.wanadoo.fr/jean-bart
* En savoir plus sur les corsaires et pirates : http://www.pirates-corsaires.com

BATEAUX À ROUE (Square des)

Embarcation, généralement à fond plat, navigant sur les fleuves et dont la propulsion est assurée non pas par une hélice mais par une (elle est alors située à l’arrière) ou plusieurs (situées sur les côtés) roues à aubes. Ce genre de bateaux existe un peu partout dans le monde mais leur notoriété est surtout due à ceux qui, au 19è siècle, descendent et remontent le Mississipi. Anecdote : deux bateaux à roues naviguent sur des eaux de Seine et Marne … à Disneyland Paris.

BATELIERS (Square des)

Nom dérivé de l’ancien français « batel » et de l’anglo-saxon « bat » signifiant « bateau ». Les bateliers sont ceux qui ont pour métier de conduire les bateaux sur les cours d’eau. C’est un terme guère utilisé de nos jours alors que la batellerie (industrie relative au transport, généralement par péniche, sur fleuves, canaux ou rivières) est encore, malgré le développement des transports d’autres natures, très vivante et attachée à ses traditions. A noter qu’au fil du temps, le « batelier » est devenu « marinier » et le fait que cette appellation n’ait aucun rapport avec la mer a donné naissance à l’expression « marin d’eau douce ».

Anecdote : Contrairement à ce que laisse supposer la carte postale ancienne (1909) ci-contre, aucune péniche n'est jamais passée sur le territoire torcéen (sauf celles naviguant sur la Marne et qui appontaient sur la rive torcéenne de la rivière, en attendant la disponibilité de l'écluse de Vaires pour poursuivre leur  périple). Si vers 1850, afin de mieux réguler le débit de la Marne, il est décidé de construire un barrage entre Vaires et le moulin de Douves et d'y adjoindre en parallèle, un canal (reliant Vaires à Neuilly sur Marne) permettant le passage des péniches et autres chalands, ce dernier, avec son écluse d'embouchure sur la rivière, sera uniquement percé sur la rive vairoise. C'est donc improprement que de nombreuses cartes postales ont situé ces équipements sur Torcy. La limite territoriale entre Vaires et Torcy ayant toujours été le milieu de la Marne !  

BAUDELAIRE (Rue Charles)

Poète français (1821/1867). C’est en 1839 que Baudelaire commence sa carrière d'écrivain. Il fréquente des hommes de lettres (Nerval, Balzac) et mène à Paris une vie de plaisirs et d'insouciance qui paraît scandaleuse à son beau-père. En 1841, il s'embarque pour un long voyage vers les Indes, mais, pris de nostalgie, il revient au bout de dix mois sans être parvenu à destination. Ce voyage pourtant éveille en lui l'amour de la mer et de l'exotisme qui vont enrichir son inspiration. À son retour, il demande sa part de l'héritage paternel pour vivre comme il l'entend. Il devient un dandy parisien et se lie avec Jeanne Duval, une jeune mulâtresse qui restera sa compagne jusqu'à sa mort, en dépit des crises qui secouent leur liaison. En 1844, sa famille, alarmée par les dépenses du jeune homme qui a alors 23 ans, lui impose un conseil judiciaire qui limite l'argent qu'il peut toucher régulièrement. Désormais, il va vivre misérablement. Baudelaire se consacre d'abord à la critique d'art dont les articles regroupés forment « Les salons ». En 1848, il participe aux émeutes parisiennes et s'enthousiasme pour la Révolution. Mais son engagement est de courte durée. Il revient à la littérature, découvre l'auteur américain Edgar Poe qu'il commence à traduire. Quelques poèmes sont publiés dans différentes revues. La passion que lui inspire une dame du monde, Madame Sabatier, stimule son activité poétique. En 1857 paraissent « Les fleurs du mal ». Le livre est en partie condamné pour «outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs». En dépit de la célébrité qui s'installe, il mène une vie précaire, vivant de traductions et de travaux de commande. Il continue néanmoins à écrire des poèmes utilisant parfois comme stimulants l'opium et le haschich. En 1864, il s'installe en Belgique, résolu à préparer un retour glorieux en France; mais il végète à Bruxelles. Terrassé par une crise cardiaque, il est ramené à Paris. Atteint de paralysie et de troubles du langage, il meurt à l'âge de 46 ans.

* Source : Texte tiré du site http://toutelapoesie.com
* Voir aussi http://baudelaire.litteratura.com/?.rub=vie&rub=bio

BAZARD (Rue)






Cette rue honore la mémoire d’un torcéen de souche (Jean Baptiste Alphonse Bazard) qui, au 19è siècle a fait un legs à la commune permettant au « bureau de bienfaisance » de venir en aide, année après année, à des « enfants nécessiteux ». en contrepartie, la municipalité s’engageait à entretenir sa sépulture. On perd trace du legs aux environs de la seconde guerre mondiale et la tombe, que l’on voit toujours au cimetière, n’est plus entretenue depuis bien longtemps. Avant sa dénomination en rue Bazard, cette voie s’appelait simplement « chemin du cimetière (lancien, celui de l'actuelle Place Ancel de Garlande au Jeu de Paume » 

(© Photo 1993 Collection Gérard Burlet)





BEAUREGARD (Rue)

Vient de deux lieux dits « le Beauregard » et « la voirie du Beauregard ». Le tracé actuel de la rue suit, sur une bonne moitié (à partir du « Cours de l’Arche Guédon ») de son parcours, le tracé que le chemin rural n°2 de même nom avait au 19è siècle. Quant à la dénomination « Beauregard », elle est sans doute l’expression de la caractéristique d’un lieu où nul obstacle naturel ne venait perturber le regard. Difficile de s’imaginer cela aujourd’hui et pourtant c’était encore le cas à la fin des années 1970 !!

BEL AIR (Rue du)


Dans la seconde moitié des années 1960, la commune va construire deux ensembles d'HLM. Le premier, rue du Bel Air, en limite de ce qu'est alors la limite d'urbanisation de Torcy. Le second, sur le terrain de l'ancienne ferme du Château de Torcy (on les distingue au fond à droite sur la photo de gauche). L'accroissement de la densité de population sur le secteur Bel Air va, d'autre part, entraîner la construction simultanée de l'école primaire du Bel Air (à droite au premier plan sur la photo de droite) Photos issues de cartes postales datant du de début 1970.

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES  

BELLEVUE (Impasse de, Rue de)


Vient de « Bellus Visus », dénomination que portait déjà ce lieu à l’époque de saint Louis traduisant sans doute la vue dégagée que l’on avait du voisinage à partir de ce point haut de Torcy. Ne disait-on pas, au milieu du 18è siècle, que du château de Torcy (approximativement situé au milieu de cette rue) on pouvait, « par temps clair, apercevoir les clochers de Saint Denis. »

Selon la tradition orale locale, le dernier "vestige" subsistant de l'ancien château de Torcy serait une petite chapelle implantée au milieu des jardins de l'ancienne demeure et que l'on pouvait encore voir, il y a quelques années, devant un ensemble immobilier de la rue de Bellevue. Compte tenu de l'architecture rustique de l'édifice, il semble plus probable qu'il s'agisse là d'un édicule ayant fait office de latrines. (ci-contre © Photo 1993 Collection Gérard Burlet)
Voir Zoom Forteresse et Châteaux


BELVÉDÈRE (Promenade du)

Appellation directement dérivée d’un terme architectural signifiant que l’on est en présence de constructions établies en un lieu élevé et d’où la vue s’étend au loin.

BIEF (Allée du)

Bien que le nom des rues avoisinantes (toutes en références « fluviales ») laissent supposer que le « bief » dont il est question soit l’acceptation moderne du mot, soit la portion d’un cours d’eau comprise entre deux écluses, on ne peut s’empêcher de remarquer une coïncidence toponymique. Cette voie est en effet située non loin du ru Maubuée, le long duquel, jusqu’en début de 20è siècle, s’élevait le moulin de l’Arche Guédon. Or, dans son sens ancien, « bief », venait de « biez » et désignait le canal de dérivation conduisant les eaux d’une rivière vers un moulin.

BLUM (Rue Léon)

Homme politique français (1872-1950). Né à Paris, il est reçu à l'École normale supérieure et fait des études de droit. Entré au Conseil d'État en qualité d'auditeur, il publie des travaux de critique littéraire et dramatique. Marqué par l'affaire Dreyfus, qui détermine son entrée en politique, il s'inscrit au parti socialiste en 1899 et est avec Jean Jaurès l'un des fondateurs du journal « l'Humanité ». Député de 1919 à 1928 et de 1929 à 1940, il participe au Congrès de Tours et choisit de rester membre de la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière) contre la minorité communiste. Partisan d'un socialisme réformiste et humaniste, Blum, sans rien renier de l'analyse marxiste, fonde davantage d'espoir sur une transformation progressive de la société que sur la rupture révolutionnaire. Dans les années 1930, marquées par la montée en puissance des régimes autoritaires et des discours nationalistes, il s'engage résolument dans une stratégie d'alliance avec les communistes et les radicaux, qui aboutit à la constitution d'un gouvernement dit de Front populaire (1936). Président du Conseil, Blum entreprend un vaste mouvement de réformes politiques et sociales : la semaine de travail à quarante heures, les premiers congés payés (douze jours ouvrables par an) et la création des conventions collectives. À ces réformes sociales s'ajoutent des réformes économiques et financières. Le gouvernement se heurte toutefois à une série de difficultés économiques, politiques et extérieures qui conduisent Blum à démissionner en juin 1937. Lorsque le gouvernement traverse une nouvelle crise en mars 1938, il est néanmoins rappelé et préside un second gouvernement qui dura seulement un mois. Dans le courant de la même année, ses partisans au sein de la SFIO prennent leurs distances avec le gouvernement de Front populaire d'Édouard Daladier sur la question des accords de Munich signés avec l'Allemagne, l'Italie et la Grande-Bretagne. Après la capitulation de la France devant l'Allemagne en 1940, Blum est arrêté par le gouvernement de Vichy. Il est jugé à Riom avec d'autres responsables de la IIIème République pour avoir causé la défaite militaire de la France, mais les auditions sont la cause d'un tel embarras pour le gouvernement de Vichy que le procès tourne court. Blum est interné puis déporté en Allemagne. Il est libéré par les troupes alliées en mai 1945 et, de retour en France, retrouve la direction de la SFIO. Son autorité politique et morale lui vaut d'être désigné pour négocier la dette de guerre française vis-à-vis des États-Unis. Il est ainsi avec Jean Monnet l'artisan des accords Blum-Byrnes, du nom du secrétaire d'État américain, qui annulent les dettes de guerre de la France et prévoient le versement de prêts sans intérêt. Il dirige un dernier gouvernement provisoire de décembre 1946 à janvier 1947 à qui échoit la charge d'achever la mise en place des institutions de la IVème République naissante. La maladie le tient ensuite à l'écart du pouvoir jusqu'à sa mort en 1950.

* Source : Texte tiré du site http://www.proverbes-citations.com
* Tourisme et découverte : http://www.tourisme.yvelines.fr/index.php/component/cdt78/3/Fiche/721-5/maison-historique-de-jeanne-et-leon-blum

BONDROLLES (Allée des – Impasse des)

Vient d’un lieu-dit à l’origine mystérieuse.. Est-ce la déformation de « bon drôle » (à rapprocher de la « rue du Gai Luron », ancien nom du boulevard Louis Aragon) indiquant une terre ayant appartenue à un homme « bon vivant » ou « simple d’esprit » ? Ou bien, eu égard à la nature humide du sol de Torcy et à la présence de nombreux marécages, cela viendrait-il de « bonde » (trou d’écoulement d’un étang) et de « rouelle » (terme briard décrivant une sente étroite et en pente) ? Cette dernière explication semble devoir être retenue du fait de la situation du lieu-dit qui était en dessous du « vivier » du Couvent.

BOSQUET (Allée du)

Un bosquet est un « petit bois ». La dénomination de cette rue a probablement pour origine le bois qui entourait le domaine de « l’enfer » et qui est, d’autre part, rappelé par la rue du Petit bois.

BOUGAINVILLE (Allée)

Né à Paris en 1729, avocat au Parlement de Paris entré ensuite aux Mousquetaires noirs, mathématicien, il publie un Traité de Calcul Intégral. En 1759 il combat comme capitaine de Dragons au Canada, puis fait campagne en Allemagne avec le grade de colonel. Après la paix, en 1763, il passe dans la Marine comme capitaine de vaisseau. En 1769 la flotte du chevalier de Bougainville, débarque aux Falklands et en prend possession au nom de Louis XV. Mais, devant les violentes protestations des Espagnols qui revendiquent ces îles comme faisant partie de l'Amérique du Sud, il doit leur restituer l'archipel après une négociation qui est favorable à la France. Il compense cet échec en faisant route vers la Chine pour reconnaître l'océan Pacifique à bord de la frégate « La Boudeuse ». Suivant, sans le savoir, la même route que l'Anglais Wallis quelques mois avant, il découvre Tahiti, et laisse une description paradisiaque de ce temple de la nature et de la sensualité appelé « la nouvelle Cythère »1. De retour de cette expédition, l'équipage, décimé par le scorbut, doit son salut à la consommation de rats. On sait de nos jours que le sang de ces rongeurs fixe la vitamine C, ce qui jugula l'épidémie. Bougainville est cependant plus lucide que ses compagnons quant à la vie idyllique de la société polynésienne. Comme chez les Indiens du Canada, il y retrouve guerre, esclavage, et même sacrifices humains. Il demeure très sarcastique dans son journal à propos de Rousseau et des théories de son époque sur le bon sauvage. Ce « voyage autour du monde » est pourtant celui d'un philosophe et de son équipage, éclairés par les lumières du 18è siècle. L'Europe y puise pour 200 ans une utopie du bonheur et la justification de l'idée coloniale Cette expédition est la dernière effectuée par un humaniste : avec Cook vient le temps des spécialistes et des mesures scientifiques du 19è siècle. Diderot lance le débat en annonçant dans son « Supplément au voyage de Bougainville » la déchéance accrue de la société polynésienne avec l'arrivée des Européens, comme l'avait lui même pressenti l'amiral de Bougainville. Promu chef d'escadre en 1779, il participe avec d'Estaing à la guerre d'Indépendance Américaine et joue un rôle prépondérant à la tête d'une division, auprès de de Grasse, lors de la victoire de Cheasapeake. Après la guerre il est nommé vice-amiral et commandant de l'escadre de Brest. Arrêté en 1793 il est sauvé par le 9 thermidor. Sénateur et comte sous l'Empire il meurt à Paris en 1811, à 82 ans !

1 Cythère est une ile grecque célèbre pour son sanctuaire dédié à Aphrodite, déesse de l’amour. Elle est le symbole des plaisirs amoureux.

* Source : Texte tiré du site http://netmarine.net
* Voir aussi http://www2.ac-lille.fr/hcfq-avion/L-ABougainville/Bougainville.htm

BOULES (Allée des)

Mystère le plus total quant à la raison de l'appellation de cette rue aux confins de la zone industrielle.

BRASSENS (Groupe Scolaire, Avenue Georges)

Auteur-compositeur et chanteur français (1921/1981). Fils de maçon, il vient à Paris en 1939, peu attiré par la perspective de préparer son baccalauréat. Sans ressources, il est recueilli par Jeanne Planche (qu'il chantera souvent: « La cane de Jeanne », « Chez Jeanne ») chez qui il continue d'habiter longtemps (Jeanne est morte en octobre 1968). Il travaille en usine (Renault), puis est envoyé au S.T.O Il publie en 1942 un recueil de poèmes, « À la venvole ». Après la guerre, il continue à écrire et milite au sein de la Fédération anarchiste (il collabore même au « Libertaire »). C'est Jacques Grello qui le «découvre» en 1952. Il passe alors aux Trois Baudets, à Pacra, et enregistre son premier disque chez Philips (« La Mauvaise réputation », « Le Gorille », etc.). Il publie à la même époque un roman (« La tour des miracles », 1953) et de nouveau des poèmes (« La mauvaise réputation », 1954). Depuis lors, son succès ne cesse de croître, mais il est vrai que sa thématique n'est pas toujours claire. L'anarchisme cependant domine (« Hécatombe », « Le pluriel ») avec le regret du passé, de l'époque de François Villon (« Le moyenâgeux »), l'amitié (« Au bois de mon cœur », « Les Copains d’Abord »). Mais sorti de ces trois idées forces, on ne sait jamais où l'auteur veut en venir et certains de ses textes sont même ambigus: « Les deux oncles » par exemple ont des relents de collaboration qui ne plurent pas à tout le monde. Mais cela aussi fait partie de son univers. Ennemi des étiquettes, des définitions, il chante ce qu'il pense dans l'instant sans que l'on puisse toujours trouver une cohérence d'un texte à l'autre. Athée, il n'arrive pas à se débarrasser du problème de la mort qu'il chante avec une ironie ou un brin de poésie masquant ses inquiétudes (« Le testament », « Les funérailles d'antan », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète »). Il met aussi en musique des auteurs «reconnus»: Villon (« La ballade des dames du temps jadis »), Hugo (« Gastibelza »), Francis Jammes (« La prière »), Aragon (« Il n'y a pas d'amour heureux »), etc. Dans tous les cas, il introduit dans ses chansons, et par là même dans la chanson française, une poésie qu'elle avait perdue depuis longtemps, mais une poésie de type classique, celle qui plaît aux professeurs de lettres. Ses musiques ont la réputation de se ressembler toutes, d'être monotones. Qu'on ne s'y trompe pas, sous les accords sobres de sa guitare se cachent tous les genres : java (« Le bistrot »), blues (« Au bois de mon cœur »), et même rock 'n' roll (« Les copains d'abord »). Sa voix n'est pas spécialement «belle» mais sa façon de lâcher les mots, très proche de celle des chanteurs de blues, est difficilement imitable. Le personnage a longtemps retenu l'attention: le verbe cru (voir par exemple « La ronde des jurons », « Le Bulletin de Santé »), l'air bougon, il se crée très vite l'image d'un ours mal léché, d'autant qu'il se refuse toujours à révéler le moindre élément de sa vie privée. Il laisse cependant percer quelques éléments sur ses «copains» (René Fallet, Jean-Pierre Chabrol, etc.), ce qui participe bien de son univers et de son mythe. Plus que son influence sur la jeune chanson (Pierre Perret et bien d'autres), plus que les hommages qu'on lui rend (prix de poésie de l'Académie française 1967, « À Brassens », chanson de Jean Ferrat, etc.), c'est l'image d'un homme simple et sincère qui s'impose et qui restera sans doute.

Source : Texte tiré de « 100 ans de chanson française», de Brunschwig, Calvet et Klein (Les Editions du Seuil - Paris, 1972)
* Voir aussi http://www.rfimusique.com/siteFr/biographie/biographie_8894.asp

BRÈVE (Allée)

Aucune autre signification que celle due à la petite longueur de cette voie.

BRIANTE (Rue)

Dans les registres municipaux, le nom de cette rue est parfois orthographié « brillante » ou « brillande ». Ceci tendrait à prouver que cette appellation à une origine de simple désignation verbale. Quant à connaître cette origine : Mystère !

BROSSOLETTE (Allée Pierre)

Pierre Brossolette est né le 25 juin 190. Il commence une carrière de journaliste à l'Europe Nouvelle », puis au » Quotidien », au « Progrès Civique », à « Notre Temps », à « Excelsior », à « Marianne », à la « Terre Libre » et au « Populaire ». Militant socialiste, sous-chef de Cabinet de François Piétri, Ministre des Colonies, il est chargé des questions de communication et de presse pendant quelques mois en 1930. Rapidement démissionnaire, il se présente en 1936 aux élections dans l'Aube où il est battu. Léon Blum, en octobre 1936, lui confie la rubrique de politique étrangère à la Radio Nationale. Anti-munichois, violemment attaqué par une partie de la presse, il est révoqué par Daladier en janvier 1939. Démobilisé fin août 1940, l'administration de Vichy refuse sa réintégration dans le corps enseignant en raison de son passé antifasciste. Il achète alors à Paris une librairie qui sert de couverture à ses activités de résistance. Début 1941, par l'intermédiaire d'Agnès Humbert, il entre d‘abord au réseau du Musée de l'Homme puis après le démantèlement de celui-ci, il est ensuite intégré au réseau du colonel Remy, la "Confrérie Notre-Dame". Il prend alors le nom de "Pedro" et signe son engagement aux Forces Françaises Libres le 1er décembre 1941. Il rédige une série de rapports destinés à informer les services français de la radio de Londres. Il prend également des contacts avec les mouvements Libération-Nord et l' Organisation Civile et Militaire (OCM). Le 27 avril 1942, il effectue son premier départ pour Londres. En Angleterre, il rédige plusieurs rapports pour le Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA) et rencontre à plusieurs reprises le général de Gaulle. Promu chef de bataillon avec le grade de chargé de mission de 2ème classe, il est parachuté au-dessus de Chalon-sur-Saône, le 4 juin. Arrivé à Paris le 7, Brossolette établit des contacts politiques importants. Le 22 septembre, il évoque sur les ondes de la BBC, le rôle des sans-grade de la Résistance, des "soutiers de la gloire". Affecté au BCRA, il devient l'adjoint du Colonel Passy et le 1er octobre 1942, prend la tête de la section opératoire, service chargé de faire le lien entre les résistances extérieure et intérieure A ce titre, il accueille et discute à Londres avec les principaux chefs des mouvements de résistance des deux zones. Le 17 octobre 1942, le général de Gaulle lui décerne la Croix de la Libération avant de le nommer membre du Conseil de l’Ordre de la Libération. Le 12 décembre 1942, le général de Gaulle signe l'ordre de mission "Brumaire" de Pierre Brossolette sous le nom de Philippe Bernier et le nomme chef de mission de 1ère classe. Il atterrit en France dans la nuit du 26 au 27 janvier 1943 pour accomplir la mission "Brumaire-Arquebuse" qui a pour but, en zone nord, de séparer le renseignement de l'action militaire, de procéder à l'inventaire de toutes les forces et de rechercher les cadres d'une administration provisoire pour la Libération. Brossolette établit de nouveaux contacts avec des responsables de la Résistance. Pierre Brossolette et le colonel Passy sont de retour à Londres le 16 avril 1943. Il effectue son dernier départ pour la France le 19 septembre. En novembre 1943, il reçoit l'ordre de revenir à Londres. L'opération Lysander ayant échoué, une nouvelle opération est mise en place, consistant en une évacuation par voie maritime, à partir de la Bretagne. Le 2 février 1944, au soir, Pierre Brossolette, embarque sur un bateau de pêche, le « Jouet des flots », mais celui-ci s'échoue à l'entrée de la Baie d'Audierne, en raison du mauvais temps. Réfugié à Plogoff, chez un résistant local, il est arrêté à Audierne, le lendemain, lors d'un contrôle de routine. Pierre Brossolette est transféré à la prison de Rennes le 5 février, et écroué sous le nom de Boutet. Le 16 mars, il est interrogé et apprend que son identité a été révélée aux Allemands. Il est conduit à Paris le soir même, au 84 avenue Foch, siège de la Gestapo. Torturé, Brossolette ne parle pas. Transféré à Fresnes puis à nouveau avenue Foch, il profite, le 22 mars 1944 d'un moment d'inattention d'un de ses gardiens pour se jeter par la fenêtre du 5ème étage ; très grièvement blessé, il meurt le soir, vers 22 heures, à l'Hôpital de la Pitié. Le 24 mars, son corps est incinéré au Père Lachaise.

* Source : Texte tiré du site http://www.ordredelaliberation.fr
* Voir aussi http://www.charles-de-gaulle.org