CANTINES (Carrefour des)

Carrefour rond point situé en bas du côteau de Torcy et qui doit son nom aux anciennes "guinguettes" qui s'étaient installées à proximité le long de la route de Noisiel.

Voir Zoom Les Cantines

CARAVELLE (Allée de la)

Vient du portugais « caravela ». Autrefois, gros navire de guerre turc, il devient, au fil du temps, un bateau de forme très arrondie, gréé de voiles latines à trois et quatre mats. La caravelle est très utilisée du 13è au 17è siècle, en Italie, Espagne et Portugal. Les plus célèbres d’entre elles, sont «la Santa Maria », la « Pinta » et la « Nina » avec lesquelles Christophe Colomb découvre l’Amérique en 1492.

Anecdote : Dans le domaine aéronautique, « Caravelle » est le nom donné à un bi-réacteur moyen courrier, premier avion à réaction civil construit en France. C'est aussi le nom d'une voiture « Renault ».

CARTIER (Allée Jacques)

Ce navigateur malouin, découvreur du Canada, est né en 1491 à Saint-Malo. Issu d'une famille aisée de marins. Très jeune, il est engagé comme mousse. Il se marie en 1520 avec Catherine des Granches, elle même issue d'une famille de navigateurs. Matelot puis maître pilote, il est promu capitaine de navire lors d'une visite de François 1er au Mont Saint-Michel. D'après certains historiens, c'est à ce moment que le souverain français aurait été sollicité pour l'accord et le financement nécessaires pour armer deux navires et se lancer à la découverte du "Passage du Nord-Ouest" vers les Indes. Il part de Saint-Malo le 20 Avril 1534 et aborde les côtes de Terre-Neuve le 10 mai. Il explore l'estuaire d'un fleuve qu'il nomme le Saint Laurent puis aborde le Labrador. Il prend possession de cette terre au nom du roi de France et la nomme "Canada" du mot iroquois Kanata qui signifie village. Le 5 septembre 1534, Jacques Cartier est de retour à Saint Malo, où avide de nouvelles aventures à Terre-Neuve, il sollicite, de nouveau, le Roi de France pour former une deuxième expédition. L'année suivante, le 16 mai 1535, il arme une flottille de trois navires, la Grande Hermine (cent tonneaux), la Petite Hermine (soixante tonneaux), et l'Hermérillon (quarante tonneaux), et part pour Terre-Neuve. avec pour mission du roi de "parachever la découverte des terres occidentales". La remontée du Saint Laurent permet d'atteindre le site de "Québec" où l'ancre est jetée. L'exploration est poursuivie avec le plus maniable des navires l'Emerillon. Un lieu baptisé "Mont-Royal" est atteint, il deviendra Montréal. L'hiver est rigoureux et le scorbut fait périr 25 des marins de l'expédition. Au retour, par manque d'équipage, un des navires (la petite Hermine) doit être abandonné. La troisième et dernière mission est sous le commandement à Jean-François de la Roque, Seigneur de Roberval avec qui Jacques Cartier se brouille par la suite. Le 23 mai 1541 Jacques Cartier quitte St-Malo avec cinq bateaux, tandis que Roberval rejoint Honfleur. Entre 1541 et 1542, les premiers colons français qui doivent peupler cette "Nouvelle France" apportée à la Couronne Royale, s'installent le long des berges du Saint Laurent. Jacques Cartier regagne la France sans l’autorisation de Roberval. Pour ceux restés au Canada, les maladies et les mauvaises relations avec les autochtones les obligent, au printemps 1543, à rentrer en France. Jacques Cartier se retire dans sa propriété de Limoëlou à Rothéneuf. Il y jouit alors d'une grande considération et y accueille d'illustres hôtes dont Rabelais. Il meurt en 1557 d'une épidémie de peste qui ravage Saint-Malo et sa région.

* Source : Texte tiré du site http://netmarine.net/  
* Voir aussi ; http://jacquescartier.mooldoo.com/  
* Tourisme et découverte : http://www.chateaux-france.com/chaview.php?l=fr&d=limoelou

CÈDRE (Rue du)






Ci dessus, (gauche) la rue du Cèdre de nos jours et (droite) la plaque commémorative apposée, en 1995, sur le mur de la propriété par le Comité des Fêtes (©Photo 2004 Gérard Burlet)
.
En 1834, un convoi transportant des cèdres du Liban à destination du château de Ferrières en brie, en perd trois lors de sa traversée de Torcy. Le propriétaire du terrain à l'angle de la rue de l’Orangerie et de la rue des écuries (ancien nom de la rue du Cèdre, par référence à celles du Château) va immédiatement le planter sur son domaine. L’arbre se plaît aussitôt dans cet endroit humide à souhait puisqu'il en détourne à son seul profit la source voisine de la place Gerfault. Cette facilité d'alimentation va faire que ses racines vont s'étaler en surface, vallonnant un paysage auparavant pratiquement plat. Le cèdre, aujourd'hui régulièrement élagué pour de simples raisons de sécurité, a fait jusqu'à 83 mètres de pourtour et couvert une surface de 425 m2. L'arbre a été classé en 1911 et est, à ce titre, le seul monument historique (privé) de la ville.
La « rue du cèdre » s’est appelée, jusqu’à la fin des années 1950, « rue des écuries »

* En savoir plus sur le cèdre : http://aupieddemonarbre.free.fr/cedre.htm
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Vue à 360° - A partir de cette vue, vous pouvez naviguer comme un piéton dans les rues de Torcy

CHALANDS (Allée des)

Peut aussi s'écrire « chalans ». Il s’agit d’un bateau allégé à fond plat servant à transporter les marchandises sur les fleuves et canaux. Le 6 juin 1944, ce sont des bateaux de ce type, improprement appelés « péniches de débarquement », qui vont servir à transporter les troupes des Forces Alliées lors du débarquement sur les plages de Normandie. Anecdote : Un « chaland » est aussi un vieux terme de français désignant un client. On retrouve ce sens dans « un commerce bien achalandé » voulant dire un commerce « ayant beaucoup de clients » et non pas, comme on le suppose souvent, « ayant beaucoup de produits ».

CHAPELLE (Rue de la)


(à gauche)
Nous sommes au carrefour avec la Grande Rue. La boucherie Vasseur a été en activité jusqu'au début des années 1980. Depuis l'ensemble du bâtiment a subi une jolie rénovation qui lui a gardé, dans les grande lignes, son style architectural. (à droite) Cette maison est sans doute l'une des plus anciennes de Torcy. Elle fut, dans le début du 20è siècle et dans sa partie droite (l'entrée étant à la place du volet fermé) le siège d'un café ayant en sous-sol un billard. Sur la façade, subsiste l'enseigne illisible du lieu qui comportait d'autre part un cadran solaire. (©Photos 1993 Collection Gérard Burlet)



(à gauche) Sur la droite un magasin de cycles avec son enseigne en forme de pneu. Aujourd'd'hui c'est un centre de toilettage pour chiens. (à droite) La rue de la Chapelle figurait sur l'itinéraire du défilé de chars fleuris (comme ici en 1938) qui avait lieu chaque année lors de la fête communale.


(à gauche) Cette belle bâtisse a d'abord été celle d'un médecin parisien avant d'être transformée, dans les années 1960, en immeuble d'appartements. Avant d'être démolis au début de ce siècle pour faire place à la rue de Girvan, le dernier étage des lieux a accueillie une synagogue (© Photo 1996 Collection Gérard Burlet). Anecdote : Les deux photos du haut ainsi que celle-ci évoque la saga d'une famille torcéenne : les Poitevin. Dans maison du haut à gauche est née, dans les années 1900, Denise Poitevin qui, une fois mariée a vécu dans celle de droite. Sa fille, elle, habitera la maison ci-dessus où son fils Pascal, naîtra ! (à droite) Le café Béguin et le coiffeur qui le suit n'existent plus maintenant. Une partie de ces deux commerces ont été transformés en un seul qui maintenant est une pizzeria.


(à gauche) Dans les années 1960, la rue de la Chapelle est toujours à double sens, chacun longeant les murs de la maison en triangle qui abritait à l'époque un magasin de chaussures Eram tandis qu aujourd’hui, c'est le siège de l'Agence immobilière de l'Eglise, du cabinet d’assurances GCA et de la société Com'Alors spécialisée dans les produits pour twirling majorettes et pom pom girls. (à droite) Le débouché de la rue de la Chapelle sur la rue de Paris. Le magasin que l'on distingue sur la gauche de la carte est maintenant une auto-école.

Pourquoi donner ce nom à cette rue faisant référence à l'ancienne chapelle, celle existant avant la première église de Torcy ? En effet si elle indique la bonne direction, ce n'est pas pour autant la rue qui permettait d'y accéder, au contraire de la « Grande rue » en bout de laquelle elle se situait.

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CHAPLIN (Rue Charlie)

Les parents de Charles Spencer Chaplin, tous deux artistes de music hall, se séparent avant ses trois ans. Vivant avec sa mère et son demi-frère (son père meurt d'une cirrhose du fois), la plupart du temps dans des conditions d'extrême pauvreté, les deux garçons passent le plus clair de leur petite enfance dans des institutions pour jeunes miséreux. La première apparition de Charlie sur scène date de ses cinq ans lorsque sa mère au cours d'une représentation perdit sa voix. A dix ans, Charles débute sa carrière professionnelle dans une troupe d'enfants danseurs de claquettes, "Les huits gars du Lancashire". Pendant plusieurs années, il joue le rôle du petit groom Billy dans la pièce " Sherlock Holmes". En 1908, il signe un contrat avec Fred Karno, alors grand imprésasario britannique de spectacles de cabaret, pour être dans sa troupe de théâtre. Après une première tournée aux Etats-Unis, Chaplin s'y installe en 1912. Lors d'une tournée dans les music-halls américains fin 1913, il est remarqué par le producteur Mack Sennett qui l'engage à la Keystone Comedy à Hollywood. Il apparaît très vite sous les traits du personnage mondialement célèbre de Charlot dans un premier film " Charlot est content de lui " de Henry Lehrman. Le vagabond à la démarche de canard envahit alors les écrans, caractérisé par un chapeau melon surplombant une chevelure noire et frisottée, une moustache en mouche sous le nez, une redingote étroite et râpée, un pantalon trop large et usée, des godillots fatigués et immenses, une éternelle badine de jonc à la main. Voulant acquérir plus d'autonomie, il monte en 1918 son propre studio et en 1919, il est le cofondateur avec Douglas Fairbank, Mary Pickford et D.W. Griffith de United Artist (les Artistes Associés), une maison de production indépendante, dont il est membre jusqu'en 1952. Il met en scène plus de 70 films, parmi lesquels " Le Vagabond ", " Le Gosse ", " Le Pelerin ", " La Ruée vers l'or ", " Le Cirque ", " Les Lumières de la ville ". Avec l'avènement du parlant, Chaplin eût des difficultés pour adapter son style, lui qui avait conquis le public grâce à la pantomime. Il faut attendre " Le Dictateur ", pour que Chaplin s'illustre réellement par ses dialogues. Avec " Les Temps modernes " description virulente du travail à la chaîne et Le Dictateur, réquisitoire contre Hitler et les nazis, Charlie Chaplin amorce une nouvelle transition, en donnant à ses films une dimension politique. Dès 1926, la demande de divorce de sa femme Lita Grey, marque le début d'un acharnement qui aboutira, en 1947, à la conférence de presse de " Monsieur Verdoux " (Chaplin, accusé de sympathies communistes par la commission des activités anti-américaines cherche à s'en disculper). J. Edgar Hoover mène contre lui une campagne acharnée, visant à lui faire reconnaître la paternité d'un enfant d'une de ses ex-conquêtes, cela n'arrange pas sa popularité, il s'exile en 1952, et s'installe en Suisse. Son film " Un roi a New York " témoigne de cette période et est une violente condamnation du maccartysme. Son exil met presque un coup d'arrêt à sa carrière (5 ans d'attente entre " Les Lumières de la ville " et " Un roi a New York ", puis 10 entre ce dernier et son dernier film, " La Comtesse de Hong Kong "). Il retourne une fois aux Etats-Unis pour recevoir un Oscar d'honneur en 1972. Il est même anobli par la reine d'Angleterre en 1975. Il poursuivra son activité de scénariste et de musicien jusqu'à sa mort.

* Source : Texte tiré du site http://www.allocine.fr/
* Voir aussi une très belle présentation de la carrière de cet acteur sans doute le plus connu au monde sur le site http://www.curiosphere.tv/chaplin/chaplin.htm  (tapez "chaplin" sur le moteur de de recherche, puis sélectionner la rubrique "arts")

CHARCOT (Allée Jean-Baptiste)

Fils du célèbre médecin aliéniste Jean-Martin Charcot, c’est le 15 juillet 1867 que naît le jeune Jean-Baptiste. Il a une jeunesse dorée, entre la très libre Ecole Alsacienne et une vie sportive bien remplie par l'aviron, le tir, l'escrime, la lutte et même le championnat de France de Rugby. Jean-Baptiste, féru de Jules Verne, rêve d'être marin. « Faribole ! », tranche le père, « tu feras ta médecine ! » On ne discute pas l'autorité paternelle. Charcot est donc un carabin studieux. En 1896, il épouse Jeanne, petite-fille de Victor Hugo… Les rêves de navigation refont surface dans sa vie. Piètre régatier, sur ses premiers bateaux « le Courlis » puis le « Pourquoi-Pas ? n°1 », il va rapidement se tourner vers des croisières de plus en plus hauturières qui lui permettent d'échapper plusieurs mois par an à son cabinet médical. 1901 sera une année charnière. De sa virée aux Féroé, exceptionnelle pour l'époque, il ramène l'éblouissement pour les pays froids qui ne le quittera plus. A bord du « Pourquoi Pas ? n°2 », il va également s'essayer aux observations cartographiques, hydrologiques, météorologiques et même micro-biologiques. Plus rien ne le retient en France puisque sa femme, qui a horreur de la navigation, vient de demander le divorce pour incompatibilité d'humeur. Suit alors la merveilleuse épopée du «Français». Initialement tournée vers l’Arctique, l'expédition du « Français », faute d'être prête pour l'été, rejoindra finalement la Péninsule Antarctique. Afin de financer ce voyage, Charcot doit déployer acharnement, méthode et charisme. Autant de qualités qu'il développe tout au long du périple. Attentif à ses hommes, dévoué à la science, respectueux de la nature, il réalise un voyage quasi parfait tant du point de vue scientifique qu’humain. Son retour en 1905, après deux ans d'aventures, est un triomphe. La France a renoué avec une tradition polaire oubliée depuis Dumont d’Urville en 1840. Fêté, décoré, écouté, Charcot ne songe pourtant qu'a repartir poursuivre le travail interrompu par l'avarie du «Français». Le second voyage en Antarctique sera l'occasion de la construction du fameux « Pourquoi-Pas ? » (ci-dessous, à droite), qui l'accompagnera toute sa vie. L'expédition du « Pourquoi Pas ? » relève autant du casse-tête financier que la première. Nanti cette fois d'un solide voilier polaire, confortable et pourvu de vrais laboratoires scientifiques et d'une meilleure machine, Charcot descend jusqu'à 70 Sud, explorant les parages de l'île Adélaïde. De retour après deux ans d'absence, il reste insatisfait de n'avoir pu réaliser la totalité de son programme scientifique et de n’avoir pas retrouvé la magie de l'ambiance du premier voyage. Lors de la Première Guerre Mondiale, il est mobilisé comme médecin de marine puis durant deux ans, il est commandant d'un navire-appât pour traquer les sous-marins allemands. Revenu à la vie civile, il poursuit ses missions scientifiques. 1925, prenant prétexte qu’une mission danoise ne répond plus à la T.S.F., il fait mettre le cap sur le Groenland. A nouveau il est fasciné, subjugué par ces navigations hasardeuses. C’est aussi l'occasion de fréquenter les populations Inuits qui le passionnent par leur adaptation à cette nature hostile. Il réussira à monter 9 autres expéditions dans ces parages, dont une partie en compagnie de l’explorateur danois Mikkelsen. En 1934, il dépose au Groenland pour un hivernage un jeune explorateur talentueux : Paul-Émile Victor; la relève est assurée. En 1936, il reprend le chemin du Groenland. Malgré le mauvais temps, on procède à de multiples sondages sous-marins. La chaudière ayant rendu l'âme, le « Pourquoi-Pas ? » regagne l’Islande à la voile pour une courte escale. Le 15 septembre 1936, on se remet en route. Très rapidement, le temps se dégrade. Dans la nuit, le vent et la mer deviennent furieux. Au petit matin, malgré toute l'énergie de l'équipage, c'est le naufrage en moins d'une demi-heure. De la bouche de l'unique rescapé, le timonier Le Gonidec, Charcot, à la passerelle aurait pris le temps de rendre la liberté à sa mouette apprivoisée « Rita ». Il l’aurait ensuite entendu soupirer « Ah, mes pauvres enfants ! ». Le lendemain, les paysans islandais découvrent 23 corps sans vie sur la plage, dont celui du Commandant. 17 autres demeureront à jamais en mer. On célébra des obsèques nationales en présence du Président Lebrun. Mais c’est à Saint-Malo, où les corps furent rapatriés, que s'exprima une véritable ferveur populaire pour cet homme juste, infatigable serviteur de la science. Un homme qui, durant toute sa vie, jusqu'à une mort légendaire, est resté fidèle à son principe de jeunesse : « faire œuvre utile ». Le grand explorateur anglais Scott sut décrire ce caractère par une épithète lapidaire et élogieuse : « Charcot : the Polar gentleman ».

* Source : Texte tiré du site http://www.pourquoipaslantarctique.com/Charcot/histoireCharcot.asp (page disparue en 2012)
* Voir aussi http://charcot.free.fr/

CHARMETTES (Château, Parc, Square des)

Demeure construite vers la fin du 19è siècle par Alphonse Duval
Voir Zoom Forteresse et Châteaux

CHÂTEAU (Allée du)

Il s’agit d’une voie en rapport avec l’ancien château de Torcy et située approximativement à l'entrée du domaine de celui-ci.
Voir Zoom Forteresse et Châteaux

CHAVANNES (Gymnase Guy)

Homme politique seine et marnais (1900/1983). Conseiller Municipal de Torcy en 1929, Adjoint au Maire en 1935, puis Maire en 1941. Son activité résistante pendant la guerre lui vaudra la Croix de Guerre, la Médaille de la Résistance et la Croix du Combattant volontaire de la Résistance. Il sera Conseiller Général de ce qui est alors appelé le Canton de Lagny de 1955 à 1973. En 1958, il deviendra, pour un mandat, le député du secteur. Il abandonnera son poste de Maire de la Ville en 1977 après avoir permis à Torcy d'entrer, sans trop de heurts, dans l'aventure de la Ville Nouvelle. Avant qu'il ne porte le nom de cet ancien élu torcéen, l'équipement s'appelait « Gymnase municipal du Frémoy »
Son inauguration (ci-dessous) fut, en Mai 1967, l'occasion d'une cérémonie comme on n’en voit plus guère de nos jours dans une ville qui, rappelons le, n’avait que 3000 habitants, où « parmi les personnalités officielles on remarquait notamment, Mr Jean Verdier, Préfet de Seine et Marne, Mr Jean Chaussade, Sous Préfet de Meaux, Mr Rabourdin, Député Maire de Chelles, Mr Etienne Dailly, Sénateur, Monsieur Pierre Brun, Président du District, Monsieur Couret, Directeur des Affaires Sociales à la Préfecture, Monsieur Serre, Directeur départemental de la Jeunesse et des Sport, Mr Pierre Crouzet, Président de la Caisse Vieillesse, Monsieur Ferrari, Directeur du Génie Rural, Monsieur Basquelin de la Reconstruction …tous les Maires du Canton, les membres du corps enseignant, les dirigeants des sociétés locales…. A son arrivée, à la Mairie, entre une haie de sapeurs pompiers, Mr le Préfet fut salué par Mr Chavannes, Maire de Torcy. Après la présentation des personnalités présentes, le cortège se forma …. et arriva, par les rues de la Ferme, du Jeu de Paume et Briante, au gymnase magnifiquement décoré et où attendaient, en formations impeccables, les athlètes des sociétés de gymnastique, de football, d'escrime et de basket. Après avoir coupé le ruban symbolique avec les ciseaux que lui présentait la gracieuse Reine de Torcy, Marie-Claude Peutat, le Préfet se fit présenter les formations locales ainsi que leurs moniteurs. Pénétrant à l'intérieur, le cortège put admirer les gracieuses élèves de Mr Delfaut, de la société « France » de Torcy dans des figures fort réussies… puis poursuivant leur visite à l'intérieur ..., tout le monde fut unanime pour constater la conception parfaite des installations, permettant une pratique rationnelle de toutes les disciplines sportives…. Le cortège arriva enfin dans la vaste salle du 1er étage où un vin d'honneur allait être servi… »































(à gauche) Le gymnase tel qu'il apparaît aujourd'hui après sa modernisation au début des années 2000.  (à droite) Dans le bois situé derrière ce complexe sportif, un parcours de santé, en libre accès, a été mis en place. (© Photos 2004 Collection Gérard Burlet)

CHEMIN NEUF

Neuf comme le chiffre. Cette voie, créée en 1888, avec une chaussée de 3 mètres de large et 1.5 mètre de bas côtés afin de joindre plus facilement le Chemin du Port et la chocolaterie Menier de Noisiel, correspond aujourd’hui à une partie de l’avenue François Mitterrand (à compter du Chemin de la Grande Voirie) prolongée ensuite de la totalité de la rue Jean Jaurès.

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CHEVRE (rue)

















A l'époque (1920 et 1913) des cartes postales ci-dessus, la rue Chèvre débute au débouché de la rue Vignette, passe devant le lavoir avant de descendre jusqu'à la Marne en longeant sur sa droite, les anciennes possessions du Couvent de Bénédictines. Des terres sur lesquelles, à la fin des années 1970 sera construit le domaine du Clos.

Un des plus anciens chemins ruraux de Torcy. Autant le chemin de la Messe permet la desserte des terres cultivées en vignes, autant celui de Chèvre sert au transit des animaux qui sont emmenés à la « prairie » ou au « pâtis ». Il est régulièrement entretenu et, très tôt, doté de fossés latéraux servant aussi d'écoulement des eaux usés de la commune. Malgré un nom qui peut rappeler l'utilité du chemin, l'origine du nom est obscure. Elle peut être la déformation, soit de « chèvreville » (ce qui a un rapport avec un lieu où sont élevées des chèvres, les « vaches du pauvre »), soit de « chef de ville » indiquant une voie d’accès habituelle du village. Cette dernière explication est la plus communément admise. D'une part parce que la rue Chèvre a été, pendant longtemps un des seuls axes de pénétration au nord du village, d’autre part parce qu'il est avéré qu'il n’y a jamais eu à Torcy d'élevage spécifique de chèvres. Notre commune, comme d'ailleurs, tout le secteur, « faisait » dans la culture des céréales, des arbres fruitiers et de la vigne. Quant aux animaux, en dehors de ceux habituellement présents dans tout territoire rural (basse cour, chevaux, vaches ….) il y avait aussi une forte concentration de moutons. On verra d'ailleurs ces derniers, avec leur berger, sur les hauteurs des lacs, non encore urbanisées, jusqu'à la fin des années 1980.

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CHOCOLATERIE (Promenade de la)

Cette voie évoque la chocolaterie Menier de Noisiel et suit approximativement le tracé qu'empruntait le chemin de fer industriel qui reliait l’usine à Emerainville.
voir Zoom Transports et son article sur le chemin de fer privé des Menier

CHRISTOPHE (Villa)

De son vrai nom Marie-Georges-Louis Colomb d’ou le pseudonyme clin d’œil « Christophe ». Né en 1885 à Lure en Franche-Comté, il devient sous-directeur du laboratoire de botanique de la Sorbonne, mais surtout un grand vulgarisateur comme on n'en connaît plus guère. Il utilise son talent de dessinateur pour mieux se faire comprendre des élèves. Christophe réalise une première BD dès 1887, dans "Mon Journal". Deux ans plus tard, dans "le Journal de la jeunesse", il crée la Famille Fenouilard, en histoires courtes, aussitôt remarquée par Armand Colin. La suite paraît dans "Le Petit Français Illustré". C'est la première pré-publication presse, arrive ensuite en 1893, l'album. C'est Christophe qui invente tous les codes de la BD. Il généralise le gros plan, est le premier à employer la plongée (en 1891), la case morcelée, l'équilibre noir et blanc (mais seulement dans les séquences de nuit), les effet de vitesse (dans Cosinus), sans compter une superbe inversion de sens narratif dans l'épisode du "Retour Triomphal". Surtout, il utilise de véritables séquences narratives, avec cases jouant entre elles au lieu d'être simplement juxtaposées. Il a ouvert la porte, les américains vont s'y engouffrer dès 1897. Il est aussi le premier à disposer ses histoires en planches. La BD stricto sensu est née. Les « Fenouillard » sont suivis du « Sapeur Camembert » (1886), du « Savant Cosinus » (1900), des « Malices de Plick et Plock » (1904) et de nombreuses autres histoires dispersées. Quand la BD se développe en France à partir de 1908, Christophe ne suit pas le mouvement qu'il a pourtant lui-même créé et se contente de dessiner quelques BD toujours à la façon de 1889. Il travaille notamment pour Quantin, où il réalise une des versions de "l'Arroseur arrosé", qui sera la première BD adaptée - et piratée ! - au cinéma dès l'année de sa création, en 1895. A sa mort, en 1945, la BD est en plein âge d'or.

CITÉ SAINT PIERRE (Allée de la)

Déformation d’un lieu dit « la clef Saint Pierre » où « clef » à le sens de « barrière » donc de « terrain clos ». Ce lieu comme celui du « Petit Clos de Saint Maur » ou de la « Croix Saint Maur » rappellent qu’il s’agissait là de possessions de l’abbaye de « Saint Maur » ou « Saint Pierre des Fossés ».
Voir Zoom La Terre Torcéenne

COHL (Allée Émile)

Emile Courtet (qui prit le pseudonyme d'Emile Cohlvers l'âge de vingt ans) est né à Paris le 4 Janvier 1857. Il ne commence à s'intéresser au cinéma qu'en 1907, année qui marque le tournant de se vie et de sa carrière, pourtant déjà bien remplies. Entre dix-huit et cinquante ans, il exerce plusieurs professions et s'adonne à de nombreuses activités, les principales étant la caricature (il est l'élève et l'ami d'André Gill). le dessin humoristique, le journalisme, le théâtre, la photographie, et même la peinture. Fréquentant de nombreux artistes et écrivains, de Victor Hugo à Courteline, en passant par Verlaine, François Coppée, Alphonse Allais ou Alphonse Daudet, c’est aussi un habitué des cabarets Le Lapin Agile (à Gill !) et Le Chat Noir. Il aborde le cinéma en forain, mais peu doué pour le commerce, il préfère très vite offrir ses services comme scénariste et réalisateur truqueur à Lux, mais surtout à Gaumont, chez lequel il entre après presque un an de travail indépendant. Après un court passage chez Pathé (1911), il reprend sa liberté avant d'être engagé par Eclair pour prendre la responsabilité de l'animation au studio de Fort-Lee, près de New-York, aux Etats-Unis (1912-1914), où peu après son retour en France, ouvrent les premiers studios d'animation. Les difficultés de la Grande Guerre ne l'empêchent pas de continuer à réaliser des films, mais la fin de l'hégémonie du cinéma français dans le monde entraîne son déclin. Il arrête de faire du cinéma en 1923, après avoir réalisé plus de trois cents courts métrages (dont les quatre cinquièmes sont perdus), travaillant tout seul dans la plupart des cas. Oublié et ruiné, il meurt à l'hôpital de Villejuif le 20 Janvier 1938. Au cours de se carrière cinématographique, il a côtoyé de nombreux cinéastes : Louis Feuillade, Alice Guy, Georges Méliès. Musidora, Harry Baur, Lucien et Sacha Guitry, Lortac (Publl-Ciné) ... En plus d'avoir Inventé le dessin animé cinématographique avec « Fantasmagorie » (terme de Lanterne magique), projeté le 17 Août 1908 au Théâtre du Gymnase à Paris, il a apporté à l'animation, outre beaucoup de poésie, un maximum de nouveautés, et en a fait un art à part entière, que certains ont baptisé huitième art, à mi-chemin entre le cinéma, et le dessin et la peinture. Fort de l'expérience technique et intellectuelle accumulée dans sa jeunesse, il a réalisé des films où des chercheurs ont vu l'aboutissement du cubisme, et aussi les prémices du dadaïsme et du surréalisme. Il a innové en créant le premier héros de dessin animé, Fantoche - en réalisant les premiers films de marionnettes (« Le tout petit Faust », 1910), les premiers dessins animés en couleurs (« Le Peintre néo-impressionniste », 1910), les premiers dessins animés publicitaires (« Campbell Soups », 1912), les premiers dessins animés didactiques (« La Bataille d’Austerlitz », 1910), les premiers dessins animés tirés de bandes dessinées (« Les aventures des Pieds Nickelés », 1917), les premières séries de dessins animés (« Le chien Flambeau », 1917), il a utilisé le papier découpé (« Les 12 travaux d’Hercule », 1910), et souvent en combinaison dans le même film, voire les mêmes images, les objets animés (« Le petit Chantecier », l910), la pixillation (« Jobard ne peut pas voir les femmes travailler », 1911), l'incrustation (« La Revanche des esprits », 1911), avec les prises de vues réelles (« Les Locataires d'à côté », 1910, « Le Binetoscope », 1910). Sa grande spécialité restera les dessins à transformations (ce qu'on appelle de nos jours le "morphing") avec « Les joyeux microbes » (1909). « Génération spontanée » (1909), « Le retapeur de cervelles » (1910), etc., etc., donnant libre cours à son imagination. Tout cela est né en France, du cerveau et des mains d'Emile Cohl. Walt Disney l'a reconnu lorsqu'il a été décoré de la Légion d'Honneur, et de nombreux cinéastes d'animation, comme le Canadien McLaren par exemple, se sont inspirés de lui, formant ce qui pourrait être appelé une « école Emile Cohl ». Dans le monde entier, il est reconnu comme le Père du Dessin animé cinématographique.

* Source : Texte tiré de http://www.lips.org/bio_Cohl.asp

COLBERT (Les)

Charles Colbert1, Jean Baptiste Colbert, son fils, puis Jean Baptiste Joachim Colbert, son petit fils, ont été, un siècle durant, de 1664 à 1764, les Marquis de Torcy et Croissy. De manière étrange, la mémoire patrimoniale torcéenne n'a gardé aucune trace de cette illustre famille qui a fortement marqué son temps et qui,, de façon aussi anecdotique qu'amusante, a permis à "Torcy" de figurer en bonne place dans les dictionnaires !

Pour en savoir plus, voir Zoom La terre torcéenne

1 Frère cadet du "Grand" Colbert, Ministre de Louis XIV

COLLEGE (Allée du)

Ce nom précise le débouché de la voie sur le collège de l’Arche Guédon

COLLIER (Avenue du)

Voir à rue de l’Europe.

COMMERCES (Place des, Allée des)

Désigne l’utilisation du lieu, centre commercial du quartier de l’Arche Guédon.

CONDORCET (Villa)

Philosophe, mathématicien et homme politique français, Jean Antoine Nicolas Caritat, marquis de Condorcet est né à Ribemont dans l'Aisne le 17 septembre 1743. De 1765 à 1774, s'étend la période purement scientifique de sa vie. C'est au cours de cette période qu'il est élu, le 25 février 1769, à l'Académie royale des sciences. En 1774, Condorcet fait son entrée dans la controverse philosophique avec « Lettres d'un théologien à l'auteur du Dictionnaire des trois siècles ». Cette année-là, il est nommé inspecteur général des Monnaies dans l'Aisne par Turgot, nouveau contrôleur général des Finances, dont il soutient activement la politique. En 1776, il est élu secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, et en 1782 à l'Académie française. Dans les années qui vont suivre, le mathématicien et académicien va se consacrer de plus en plus à une activité militante : défense des droits de l'homme en général, des droits des femmes et des Noirs en particulier. Il soutient la cause des jeunes États-Unis d'Amérique et propose des projets de réformes politiques, administratives et économiques destinées à transformer la société française. A l'annonce de la convocation des états généraux, en 1789, l'activité politique de Condorcet devient intense. En 1790 il fonde avec Sieyès la « Société de 1789 » et dirige le « Journal de la Société de 1789 », « la Bibliothèque de l'homme public » (1790-1792), « la Chronique de Paris » (1792-1793), le « Journal d'instruction sociale » (1793). En 1791, il est élu à l'Assemblée législative et en 1792 à la Convention. Décrété d'accusation le 3 octobre 1793 pour avoir osé critiquer le projet de Constitution présenté par Hérault de Séchelles, il se cache pendant cinq mois dans la maison de Mme Vernet, rue Servandoni, à Paris. C'est là qu'il travaille à un « Tableau historique des progrès de l'esprit humain ». Il achève la première version de ce qui constitue « l'Esquisse » en octobre. Le 25 mars 1794 Condorcet quitte son refuge. Le 27, il est arrêté à Clamart. Le 28 (29?), on le trouve mort dans la prison de Bourg l’égalité (Bourg-la-Reine).

* En savoir plus : http://pagesperso-orange.fr/fabien.besnard/condorcet.htm 
* Tourisme et découverte
: http://joel.foulon.free.fr/videos/index.html

CONVENTION (Square de la)

Nom de l'Assemblée constituante française qui, du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795, exerce le pouvoir législatif. La Convention a la tâche difficile de maintenir la cohésion nationale dans des circonstances tragiques : guerre de la première coalition et insurrection vendéenne. La nouvelle Assemblée est élue à la suite de la journée du 10 août afin de doter la France de nouvelles institutions, après l'échec de la tentative de monarchie constitutionnelle prévue par la Constitution de 1791. Les assemblées électorales se réunissent le 2 septembre et siégent plusieurs jours. Dès sa première séance, le 21 septembre, la Convention abolit la royauté. C'est le lendemain que le mot de République apparaît sur un procès-verbal, et c'est donc du 22 septembre 1792 que date l'an I de la République française. La Convention connaît plusieurs périodes marquées par des épurations successives du personnel dirigeant profondément divisé en factions rivales: Girondins et Montagnards, puis au sein de ces derniers, Jacobins, Indulgents ou Hébertistes… La gravité de la situation, à l'intérieur comme à l'extérieur, impose aux conventionnels deux tâches prioritaires: maintenir la cohésion du pays et le sauver de l'invasion (guerre avec l'Autriche). Pour ce faire, ceux-ci ne tardent pas à imposer une véritable dictature, dont ils confient l'exercice au Comité de salut public, un organisme exécutif provisoire créé le 6 avril 1793, à l'instigation du parti montagnard. La Convention est le théâtre central des conflits entre Girondins et Jacobins. Après les journées insurrectionnelles du 31 mai au 2 juin 1793, les sans-culottes obtiennent par les armes l'arrestation des principaux députés girondins. La Convention passe alors aux mains des Montagnards, qui en forment l'aile gauche. Avec l'appui des Jacobins et des sans-culottes parisiens, la Montagne impose aux modérés (la Plaine ou le Marais) un programme de salut public qui établit un régime de terreur. Dans les premières semaines qui suivent sa réunion, la Convention, dominée par les Girondins, montre peu d'empressement à régler le sort du roi. C'est le discours de Saint-Just du 13 novembre qui force les choses: il déclare que le roi doit être jugé par le peuple, c'est-à-dire la Convention qui, le 6 décembre, décide de le juger. Le 17 janvier 1793, le roi est reconnu coupable à la quasi-unanimité, et condamné à mort par 387 voix contre 334. Il est exécuté le 21 janvier. Des mesures dictatoriales sont prises, qui légitiment le pouvoir sans partage du Comité de salut public. La Convention accomplit ainsi sous la houlette du Comité un énorme travail législatif. Elle décrète la «destruction de la Vendée», met la Terreur à l'ordre du jour, vote la loi du Maximum (fixation du prix des denrées courantes), décrète que «le gouvernement sera révolutionnaire jusqu'à la paix», abolit l'esclavage. Quelques victoires militaires importantes à l'extérieur et la défaite des royalistes vendéens contribuent à sauver la république Sur le plan politique, la lutte est impitoyable. Adoptant une attitude énergique et sans concession, Robespierre, Saint-Just et Carnot se débarrassent successivement des éléments les plus radicaux (réunis autour de Hébert, mars 1794) puis des Indulgents (Danton et Camille Desmoulins). Cependant, la dictature personnelle de Robespierre divise bientôt le Comité de salut public, tandis que les députés craignent d'être à leur tour victimes de la Grande Terreur Le 9 thermidor (27 juillet 1794), les députés mettent Robespierre en minorité, l'empêchent de parler et enfin décrètent son arrestation, ainsi que celle de ses partisans (Saint-Just, Couthon, Le Bas…). L'Incorruptible est guillotiné le lendemain. La Convention thermidorienne, épurée des Montagnards robespierristes, tente de sortir de la Terreur: Dans tout le pays, la réaction contre les sans-culottes est vive. À Paris, la Convention refuse toutes leurs demandes sociales, et réprime brutalement leurs manifestations en avril et en mai 1795, alors même que les conditions économiques sont particulièrement difficiles. Pour éviter le succès prévisible des royalistes lors de l'élection des deux Assemblées — Conseil des Cinq-Cents et Conseil des Anciens — qui formeront le Corps législatif dans le nouveau régime instauré par la Constitution de l'an III, la Convention décide, le 22 août, de réserver les deux tiers des sièges de ces Assemblées à ses propres membres. Les royalistes, dont l'influence s'est renforcée depuis la fin de la Terreur, tentent alors un coup de force, le 5 octobre 1795 (13 vendémiaire an IV), à Paris. Mais l'armée, avec le jeune général Bonaparte, écrase sans peine cette insurrection mal préparée. Les élections au corps législatif ont donc lieu dans les conditions prévues, le 21 octobre, les deux tiers des sièges revenant à d'anciens conventionnels. Les députés thermidoriens, qui se réclament des idées de 1789, paraissent avoir triomphé de la gauche – les sans-culottes – comme de la droite – les royalistes –, et être en mesure de terminer la Révolution. La Convention est dissoute le 26 octobre 1795. L'exécutif est désormais aux mains du Directoire.

Voir aussi Zoom " La Révolution et Torcy"

CORNETS (rue des)

(à gauche) La rue des Cornets juste après la place Gerfault. (à droite) La même rue longeant la place du Jeu de Paume. La mercerie de l'époque est ,aujourd'hui, le Café du Stade. Cartes postales édités en 1906 et 1920

Vient du vieux français signifiant « petits coins ». « Coins » à prendre dans le sens « angles ». Cette rue, de faible longueur, compte pas moins de huit « angles » avec les rues du Cèdre, Bazard, Jeu de Paume et Briante. Sans parler des nombreuses cours en retrait de la rue.

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES 

CORVETTE (Allée de la)

Nom venant du néerlandais « kerver » signifiant « bateau chasseur ». C’était autrefois un petit bâtiment de guerre à trois mats, rapide et destiné à des missions d'éclaireur. Aujourd'hui, la corvette est escorteur de haute mer, spécialisé dans la lutte contre les sous marins.

Anecdote Dans le domaine automobile, la « corvette » est un véhicule du constructeur américain Chevrolet.

COTTAGE (Impasse du)

Nom plus que probablement lié au type de construction bordant cette voie et qui rappelle ce que le dictionnaire définit comme « une petite maison de campagne élégante et de style rustique ».

COUDERC (rue, Gymnase Roger)


Journaliste de télévision français (1918/1984). Ce commentateur sportif, spécialisé dans le rugby a su, à travers ses reportages vivants et enthousiastes (surtout quand l'équipe de France était en compétition !) et de sa voix à l'épais accent du sud-ouest, transmettre la passion de ce sport à des millions de téléspectateurs. La rue Roger Couderc mène, comme il se doit, au seul terrain de rugby de Torcy. Question : Se souvient-on aussi de cette voix rocailleuse et chantante lorsque dans les années 1960, aux côtés de Guy Lux, Léon Zitrone et Simone Garnier, elle présentait et commentait en toute impartialité ( ?!!) « Intervilles » ?



COURBE (Allée)

Comme son nom l'indique !

COUTURES (Impasse des, Rue des)

Vient du vieux français « coustures » ou « coultures » désignant des terres faciles à cultiver.

COUVENT (Impasse du, Rue du, Maison pour Tous de la ferme du)

Fait référence au Couvent de Bénédictines ayant existé entre 1675 et 1748. Voir Zoom Le Couvent

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CRAYON DE COULEURS (Centre de Loisirs des)

Fait référence à la chanson composée par Hugues Aufray célébrant la tolérance entre les peuples et les races.

« Un petit garçon est venu me voir tout à l'heure, Avec des crayons et du papier, Il m'a dit " Je veux dessiner un homme en couleur, Dis moi comment le colorier.
Je voudrais qu'il soit pareil que moi quand j'serai grand, Libre, fort et heureux, Faut-il le peindre en jaune, en noir ou en blanc; Pour qu'il soit comme je le veux
(Refrain) Si tu le peins en bleu, il ne te ressemblera guère … Si tu le peins en rouge, fils, on viendra lui voler sa terre, Si tu le peins en jaune mon fils, il aura faim toute sa pauvre vie … Si tu le peins en noir, fils, plus de liberté pour lui.
Alors le petit garçon est renté chez lui, Avec son grand cahier sous le bras, Il a essayé de dessiner toute la nuit,
Mais il n'y arriva pas. (Refrain)
Si on veut une morale à ma chanson, C'est assez facile en somme, Il suffit de dire à tous les petits garçons, Que la couleur ne fait pas l'homme.

Voir le scopitone (on ne disait pas encore "clip" !) d'époque (1965) en cliquant ici ...

Anecdote : si Hugues Aufray n’a pas été présent lors de l'inauguration du Centre de Loisirs, il a, par contre, interprété, quelques années après, « les crayons de couleurs » sur la scène de l’Espace Lino Ventura à l'occasion du gala de remerciements aux bénévoles ayant organisé ou participé aux manifestations locales du Téléthon 1990.
* En savoir plus sur Hugues Aufray, voir le site :
http://www.huguesaufray.com/

CROISSY (Chemin puis Route de)

Ancien nom de l'avenue de Lingenfeld » (jusqu'au croisement avec l'avenue Jacques Prévert). Le nom fait référence à la commune limitrophe de Croissy Beaubourg que cette voie, suivie ensuite par le chemin départemental d’Emerainville, permettait de rejoindre directement à travers un parcours sinueux (rappelé de nos jours par la « rue Jean Moulin ») et le franchissement à gué, puis sur pont à compter de 1879, du ru Maubuée.

CROIX SAINT MAUR (Promenade de la)

Vient d'un lieu-dit désignant une terre appartenant à l'abbaye de Saint Maur (ou Saint Pierre) des Fossés. Pour en savoir plus sur les possessions de cette abbaye, voir à « Cité Saint Pierre »
Voir Zoom La Terre Torcéenne