EAU CLAIRE (Villa de l’)

Nom se définissant de par lui même. On peut néanmoins rattacher ce nom à l'histoire de nombreux villages (dont bien sûr Torcy) possédant des lavoirs où l'on rinçait le linge à l'eau claire.

EAU VIVE (Rue de l’)

Nom se définissant de par lui même. De même que le nom ci dessus, on peut rattacher celui–ci à l'histoire de nombreux lieux riches en sources et cours d'eau (dont évidemment Torcy avec ses sources de la Place Gerfaut et du Vivier, ses rus du val Maubuée et de la Gondoire et bien entendu la Marne)

ÉBÉNISTES (Rue des)

Ouvriers spécialisés dans la fabrication de meubles de luxe ou de caractère plus décoratif qu’utilitaire. Les techniques utilisées font appel à une connaissance du bois et de ses contraintes bien plus grande que dans la menuiserie (dont l'origine est « menus ouvrages ») traditionnelle, ainsi qu'un goût artistique prononcé. Le nom est dérivé de l'ébène, bois d'un noir foncé, d'un grain uni et d'une grande dureté utilisé en tabletterie et marqueterie. Une des plus célèbres écoles de formation pour les ébénistes est l'École Boulle de Paris, fondée en 1866 et portant le nom d'un célèbre ébéniste français du 18è siècle.

ÉCLUSE (Square, Etang de l’)

Ouvrage hydraulique formé essentiellement de portes munies de vannes, destiné à retenir ou lâcher l'eau selon les besoins. Ces équipements servent, sur les cours d'eau, à compenser les dénivellations handicapant la navigation fluviale. Sur les très fortes pentes, il peut y avoir plusieurs écluses, l'une après l'autre, formant ainsi une sorte « d'escalier » pour les bateaux. Ce nom a plusieurs rapports avec l'environnement torcéen : d'une part, les vannes permettant de réguler le cours du ru Maubuée entre l'étang de l'écluse et celui de l'arche, d'autre part, avec l'écluse du canal de Vaires (que des cartes postales anciennes font parfois figurer sur Torcy - illustration ci-contre) et les nombreux sas existant sur la partie navigable de la Marne.

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES 

ÉCURIES (rue des)

Ancien nom de la rue du Cèdre qui désignait les écuries de la ferme du château.

EDGAR P. JACOB (Villa)

Edgar Pierre Jacobs naît le 30 mars 1904 à Bruxelles. Il se passionne très tôt pour le dessin et la musique. En 1940, il doit abandonner la scène, à cause de la seconde guerre mondiale, chose qu'il regrette toute sa vie. Le "baryton du neuvième art" va dès lors s'illustrer dans des travaux graphiques alimentaires (publicité, catalogues, presse) qui le mènent à d'autres "planches", celles de la Bande Dessinée, dérisoires à ses yeux, qui pourtant vont lui assurer une gloire de diva. En 1941, il entre au journal "Bravo". Après quelques illustrations pour divers contes, nouvelles et romans, il se voit confier, en 1942, la reprise de « Flash Gordon », cette saga américaine ne parvenant plus en Belgique. Il s'en acquitte avec bonheur mais la censure allemande interdit la série quelques semaines plus tard. En 1943, Jacobs élabore une nouvelle bande dessinée de science-fiction intitulée « Le Rayon U ». Jusqu'en juillet 1946, il collabore à "Bravo". Entre-temps, il fait la connaissance d'Hergé qui lui confie, à partir de 1944, la mise en couleur et les décors de ses albums. Cette collaboration liera les deux hommes d'une profonde (et rivale) amitié qui culmine au lendemain de la guerre lorsque Jacobs n'hésite pas à jouer du gourdin pour défendre Hergé contre les épurateurs d'une autre espèce de "collaboration". En septembre 1946, Hergé invite son compère à participer au lancement du journal « Tintin ». Le 26 septembre de cette année-là, dans un numéro 1 aujourd'hui recherché comme une pièce de trésor, paraît la première page du « Secret de l'Espadon ». L'aventure de trois immortels héros : Blake, Mortimer et Olrik commence. En 1947, Jacobs abandonne sa collaboration avec Hergé et se consacre dès lors de manière quasi-exclusive à sa propre série où il fait vivre de multiples et périlleuses aventures à ses very British Héros avec « Le Mystère de la Grande Pyramide » (1950), « La Marque Jaune » (1953), « l'Enigme de l'Atlantide » (1955). « S.O.S. Météores » (1958) « Piège Diabolique » (1960) « l'Affaire du Collier » (1965). C'est au Japon que, dans les années 70, Jacobs a choisi de faire vivre à son trio une nouvelle aventure « Les Trois Formules du Professeur Sato » dont il pressent qu'elle sera, pour lui, la dernière. Il est si las, si désabusé, qu'il laisse traîner trop longtemps son crayon sur des feuilles à demi-blanches. Et ne livre, dix ans avant sa mort, que la première partie de cette filandreuse histoire de clones et de dragon cybernétique. Huit ans plus tard, en 1981, Jacobs rédige ses Mémoires, publiées aux éditions Gallimard sous le titre « Un Opéra de Papier ». S'il écrit le scénario du second volume des « Trois Formules du Professeur Sato », celui-ci reste néanmoins graphiquement inachevé à sa mort en 1987. Son très grand ami, le dessinateur flamand Bob de Moor, se dévouera pour mettre en images le scénario de conclusion laissé par son ami, qui paraîtra en 1990.

* Source : Texte tiré du site http://www.brusselsbdtour.com/    
* Voir aussi http://www.blakeetmortimer.com/

ÉGLISE (place de l’)

(gauche) Reflet de l'église dans les vitres de la mairie (milieu) Le clocher en été (droite) L'église sous la neige - (photos © Gérard Burlet  1993, 1997 et 2010)

L'actuelle église de Torcy date de la fin du 19è siècle. Auparavant, le lieu de culte, édifié au 16è siècle était situé en bout de la Grande Rue. Il remplaçait alors une chapelle datant du 13è.

Pour en savoir plus  voir Zoom Chapelle et Eglises

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

ENFANTS (Allée des)

Dénomination par référence aux nombreux équipements publics fréquentés par des enfants aux abords de cette rue (groupe scolaire, crèche, PMI)

ENFER (rue de l’)

Ancien chemin rural n°6 et ex nom de la rue du Bel Air. Le nom vient d'un lieu-dit désignant une terre difficile à cultiver et pleine de pierres. Cela rejoint, par ailleurs, un autre lieu dit limitrophe "le pierrier" qui, lui a donné son nom à la rue du Perrier.

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES 

ÉPINETTES (rue des)

Vient d'un lieu-dit orthographié « l’hépinette » lui même dérivé d'un arbuste épineux, « l’épine vinette » causant des ravages considérables à l'agriculture et dont l'arrachage était recommandé.

EUROPE (Avenue de l’, Rond point)

Anciennement appelée « rue du collier » (sans que l'on sache l'origine du nom), cette avenue a, à terme, une vocation de liaison entre les secteurs 2, 3 et 4 (Val Maubuée, Val de Bussy et Val d’Europe) de Marne la Vallée. Pour l'heure, il n'en existe que de petites portions à Torcy, Bussy Saint Georges et sur le site Disney. Le rond point situé en bout a été créé en 2003 pour permet la desserte du nouveau complexe commercial Bay 1 construit sur le site de l'ancien hypermarché Continent.

FABRE D’ÉGLANTINE (Allée)

Philippe François Nazaire Fabre dit Fabre d'Églantine ( 1755 - 16 Germinal, an I - 1794) Fils d'un petit drapier de Carcassonne, il passe son enfance à Limoux. Il est tout d'abord instituteur, ou peut-être même prêtre (vite défroqué), puis comédien en province, mais n'obtient pas de succès dans ce métier. Il se lance alors dans la littérature. Il prétend lui-même avoir gagné un prix aux Jeux Floraux de Toulouse pour un sonnet à la Vierge Marie (vers 1772). Ce prix consistait en une églantine d'or ? Toujours est-il qu'il se fait dès lors appeler Fabre d’Églantine. En fait, l'églantine est un prix décerné à un discours en prose : Fabre l'a-t-il vraiment gagné ? C'est à lui que l'on doit la célèbre comptine " Il pleut, il pleut bergère… " (1780), au départ intitulée " Retour des champs " Le premier ouvrage dramatique qu'il fait paraître est une comédie en vers, intitulée " Les Gens de Lettres " (ou « Le Bureau d’Esprit »), et qui est représentée en 1787. La même année, il fait paraître une tragédie, « Augusta », puis " Le Présomptueux " (ou " l’Heureux Imaginaire "), " L’Intrigue Epistolaire ". Arrivé à Paris en 1790, il y écrit quelques comédies en s'inspirant de l'actualité politique : « Le Philinte de Molière » ou " la Suite du Misanthrope " (1790) (considérée comme sa meilleure œuvre) ; " L’Amour et l’Intérêt ", " Le Convalescent de Qualité " (1791), " Les Précepteurs " (1794). Cette dernière pièce n'est jouée qu'à titre posthume. Les deux précédentes n’ont quant à elles jamais été représentées. Ami de Danton et de Camille Desmoulins, il est président du Club des Cordeliers, puis secrétaire du Ministère de la Justice et député de Paris à la Convention. Brillant orateur, il vote la mort du roi, demande comme tant d'autres la têtes des Girondins (les modérés), et pleure Marat dans un discours qui fait grande impression. C'est sa nomenclature qui est retenue pour illustrer le calendrier républicain, en particulier et surtout pour les noms des mois. Il écrit au sujet de son travail pour le calendrier :« Nous avons cherché à mettre à profit l'harmonie imitative de la langue dans la composition et la prosodie de ces mots et dans les mécanismes de leurs désinences : de telle manière que les noms des mois qui composent l'automne ont un son grave et une mesure moyenne, ceux de l'hiver un son lourd et une mesure longue, ceux du printemps un son gai et une mesure brève, et ceux de l'été un son sonore et une mesure large » Le calendrier n'est resté dans les mémoires que comme un calendrier aux noms de mois poétiques et amusants. C'est pourquoi Fabre d’Églantine est considéré, à tort, comme étant le père du calendrier, alors que la véritable somme de travail, et même l'idée du calendrier reviennent au mathématicien Gilbert Romme. On ne sait pas vraiment si Fabre d’Églantine a été abusé ou réellement corrompu dans le scandale de la Compagnie des Indes. Il est sûr en tous cas que la Révolution a grandement servi ses intérêts et qu'il y a acquis une fortune rapide. Il dénonce le scandale, sans doute pour se mettre à l'abri, mais reconnu coupable de corruption, il est condamné à mort et exécuté, le jour même, le 16 Germinal de l’an II (5 avril 1794).

* Anecdote : Si vous êtes curieux du calendrier républicain, si vous voulez tout savoir sur sa genèse comme sur les noms d'animaux, plantes ou outils agricoles que portaient tous les jours de l'année,
rendez vous sur le site http://prairial.free.fr/calendrier/calendrier.php?lien=sommairefr , une mine d’or en informations d'où est d'ailleurs tiré le texte sur Fabre d’Eglantine. A noter que vous pouvez charger directement à partir de ce site un logiciel amusant vous permettant de convertir n'importe quelle date « grégorienne » en date « révolutionnaire ». Voir aussi Zoom "La Révolution et Torcy"

FAISANDERIE (Impasse de la, Rue de la)

Voies situées sur l’emplacement de l’ancien château de Torcy et faisant référence au lieu où on élevait les faisans.

FERME (Rue de la )

















(à droite) La barre d'immeuble représente les HLM de la rue de la Ferme. Juste en face on distingue les serres de l'horticulteur Eychennes. Celles-ci disparaitront dans les années 1990 pour faire place à l'actuel ensemble immobilier "La Roseraie" (Cartes postales éditées entre 1969 et 1971) 

Cette rue, jusqu'à la fin des années 1960 n'existait pas. Ce n'était que le chemin d'accès à partir de la rue du Jeu de Paume de la ferme de l'ancien Château de Torcy. Ce n'est qu'après la construction, à la place de la ferme, de 48 logements HLM, (second programme immobilier social de la commune après celui du Bel Air) que ce chemin a trouvé, à la fois, son nom et son débouché sur la rue de Paris.

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

FONTAINE (Rue de la)

Si l'acceptation habituellement admise aujourd'hui est celle d'une construction, généralement accompagnée d’un bassin, pour donner issue à des eaux amenés par canalisation, le terme « fontaine » a pour origine le latin « fontin » voulant dire « source ». Un ouvrage récent (2011) indiquant qu'il y avait, sur Torcy, une fontaine miraculeuse dite de "Sainte Geneviève", cela pourrait laisser croire que la désignation de cette voie y fait référence. Ce n'est pas le cas. Tout d'abord parce que le choix du nom est issu de la volonté des Elus de l'époque (années 1970) de rappeler, à travers les rues de ce quartier (le Mail) , l'eau de façon générale (voir aussi rue de l'eau vive, villa de l'onde, promenade de la source). Ensuite parce que l'ouvrage cité a fait une erreur, la fontaine Sainte Geneviève dont il fait état est à Barcy et non à Torcy (voir Zoom Histoires d'eaux)

FORGERONS (Rue des)

Ouvriers, artisans qui travaillent un métal ou un alliage, à chaud (c’est à dire après l’avoir fait chauffer dans la forge) sur l’enclume et au marteau

FORTON (Villa Louis)

Auteur français de bandes dessinées (1879 -1934 ). Louis Forton est lad et jockey avant d'entrer dans le milieu de la bande dessinée en 1904 et de collaborer à divers périodiques tels que « l'Illustré », « le Jeudi de la jeunesse », « le Journal moderne », « l'Américain illustré ». En 1907, il crée Séraphin Labricot puis « les exploits d'Isidore Mac Aron et Anatole Fricotard ». Mais c'est en 1908 qu'il connaît la gloire avec la création, dans le journal « l'Épatant », de l'un des trios les plus célèbres de la bande dessinée, « les Pieds Nickelés ». Les trois sympathiques escrocs, Croquignol, Filochard et Ribouldingue, quand ils ne séjournent pas en prison, passent la majeure partie de leur temps à rouler leurs contemporains avec plus de malice que de véritable méchanceté. Leurs aventures les entraînent autour du monde et leur permettent d'exercer toutes sortes d'activités, parfois en prise directe avec l'actualité. Ainsi, la Première Guerre mondiale ou les États-Unis au temps de la prohibition servent de théâtre à leurs exploits. Après la mort de Forton, en 1934, la série sera reprise par de nombreux dessinateurs. Le plus célèbre d'entre eux, René Pellos, illustrera les exploits du trio, de la Libération à 1981. Parallèlement aux aventures des « Pieds Nickelés », Forton dessine pour d'autres périodiques et crée la « Carrière militaire de Casimir Baluchon » (1909), « les Tribulations de Berlingot » (1917 ) et les « 126 Métiers de Caramel » (1920 ). C'est dans les pages du Petit Illustré qu'apparaît, en 1924, sa seconde création majeure : Bibi Fricotin, jeune titi parisien débrouillard et farceur. Celui -ci rencontre bientôt Razibus Zouzou, un jeune Noir qui partage ses aventures. Ils survivront eux aussi à leur créateur et connaîtront une longue carrière. Le graphisme de Forton est relativement simple, et les textes sont en général situés sous les dessins, les bulles étant rares. Si l'art de Forton ne révolutionne pas la bande dessinée de son temps, il reste le créateur de personnages populaires et attachants, appartenant depuis longtemps au patrimoine dessiné français. Il est resté toute sa vie passionné par le monde des chevaux. Il mourra d'une cirrhose en 1934.

Recherche : si quelqu’un dispose d’une photo de Louis Forton, merci, par avance de nous la faire parvenir. Merci à Fred de Montpellier pour l'envoi de la photo (28/01/2110)
Voir aussi http://matthieu.chevrier.free.fr/

FOSSE FONDUE (Allée de la)

Vient d’un lieu-dit situé beaucoup plus au nord et en bordure de la Marne et illustratif de la nature du sol : à la fois en dépression (la fosse) et très humide (fondue).

FOSSE AUX LOUPS (Rue de la, Promenade de la)

Vient d'un lieu dit. Le loup a été, en Seine et Marne comme sur tout le territoire, une réalité tragique jusqu'à l'aube du 20è siècle. Les loups, souvent en meute, n'hésitent pas à se rapprocher des habitations, surtout en hiver, pour trouver leur nourriture. Pour lutter contre leurs incursions, le procédé le plus répandu est celui des fosses, des trous recouverts de branchages où on attire l'animal grâce à un appât.

Voir aussi à « allée de la louveterie » et « allée aux loups »

FRAMBOURG (Allée de la)

Vient d’un lieu-dit situé plus au nord et initialement orthographié « francs bourgs » désignant ainsi certaines terres exemptées de taxes et d'impôts, généralement affectées à des « alleux » (hommes libres).

FRANK (Rue Anne)

Anne Frank (1929/1945) est la seconde fille d'Otto Heinrich Frank et de sa femme Edith Hollander . La famille doit quitter Francfort pour Amsterdam afin d'échapper aux persécutions nazies. Lorsqu'elle a environ 13 ans, Anne et sa famille commencent à se cacher dans « l'Achterhuis », un petit espace derrière l'entreprise d'Otto Frank. La porte de « l'Achterhuis » est cachée derrière une étagère. Ils vivent là du 9 juillet 1942 au 4 août 1944, durant l'occupation nazie. Huit personnes vivent dans cette cache : Otto et Edith Frank (les parents d'Anne); Anne et sa grande sœur Margot; M. Dussel, un dentiste juif (son nom réel était Fritz Pfeffer); M. et Mme Van Daan et leur fils Peter (leur vrai nom était Van Pels). Durant ces années, Anne écrit son journal, racontant avec énormément de talent sa peur de vivre cachée pendant des années. Ses sentiments naissants pour Peter, le conflit avec ses parents, et son souhait de devenir écrivain. Après plus de deux ans, une indication d'un informateur hollandais fournie à la Gestapo entraîne l'arrestation du groupe par la « Grüne Polizei ». Le 21 septembre 1944, Anne et sa famille sont placés dans le dernier train pour Auschwitz. Ils y arrivent trois jours plus tard. Pendant ce temps, Miep Gies et Elly Vossen, deux des personnes qui avaient veillé sur eux durant la période où ils vivaient cachés, trouvent le journal d'Anne et le sauvent. Anne, Margot et Edith Frank, la famille Van Pels et Fritz Pfeffer ne survivent pas au camp de concentration. Margot et Anne passent un mois au camp Auschwitz puis sont envoyées à Bergen Belsen, où elles décèdent du typhus en mars 1945, juste après la libération. Seul Otto, le père d'Anne a survécu à la concentration. Miep Gies lui a donné le journal qu'il a fait éditer sous le titre de « Le journal d'Anne Frank ». Ce « livre » a été traduit en soixante langues et vendu à vingt-cinq millions d'exemplaires. La maison où Anne et sa famille se cachèrent est aujourd'hui un musée. En 1959, le roman a été adapté à l'écran.

* Source : Texte tiré du site http://fr.wikipedia.org/
Voir aussi le site sur le Musée d’Amsterdam (choisissez la langue sur la page d'accueil)) http://www.annefrank.nl/

FRÉGATE (Allée de la)

Vient de l’italien « fregata ». Autrefois, c'était un bâtiment de guerre à voiles, doté de trois mats et d'une batterie couverte de 40 à 60 canons. Légère, fine dans ses formes, rapide, la frégate servait à effectuer des croisières et à poursuivre les navires de commerce ennemis. Aujourd'hui les frégates sont des bâtiments rapides, armés d'engins anti-aériens et anti-sous-marins, dotés de moyens ultra-perfectionnés. Elles escortent généralement les porte avions.

Anecdote : Dans le domaine automobile, la « frégate » fut un modèle de Renault.

FRÉMOY (Sentier du)


Le sentier du Frémoy est le dernier chemin rural existant encore sur Torcy. Si sur les plans, il apparaît comme une impasse, il sert en réalité de liaison naturelle et pédestre entre le chemin de la Messe (ci-contre, à gauche) et le bas de la rue Jean et Nicolas de la Croix.(ci-contre, à droite) © Photos 2004  Gérard Burlet

Ancien fief – dont un des Seigneurs a été Nicolas de la Croix - et lieu-dit dont l'origine est inconnue. S'agit-il d'un endroit où les frênes poussaient en abondance (donc une déformation de « frénois ») ? Ls essences actuelles n'en témoignent pas ! Ou bien s'agit-il d'un toponyme indiquant une terre exposée au nord et où le froid est particulièrement vif (déformation de «frémont ») ? La seconde explication paraît la plus judicieuse car rejoignant d'autres lieux de Torcy, tous au nord, et dont les appellations illustrent les rigueurs climatiques (trous gelés, fosse fondue ….). 

Anecdote : A noter que le Gymnase Guy Chavannes s'est d'abord appelé Gymnase du Frémoy.

FUTAIE (Allée de la)

Partie d’une forêt où on laisse les arbres atteindre une grande taille avant de les exploiter.

GALION (Rue du)

Grand bâtiment de charge, armé en guerre, que les Espagnols utilisaient autrefois pour le transport de l’or et de l’argent du Pérou, du Mexique et d’ailleurs . Cibles favorites des pirates, nombre de ces bateaux furent coulés avec leur chargement précieux, leur permettant ainsi de continuer à régulièrement faire la « une » de l'actualité grâce aux chasseurs de trésors.

Anecdote : Le « Galion » a aussi été un modèle dans la gamme des fourgons Renault.

GANCE (Allée Abel)

Né à Paris, le 25 octobre 1889, où il meurt le 10 novembre 1981, Abel Gance cultive, pendant toute sa carrière, son image de génie foudroyé, de créateur romantique à la manière hugolienne, issu d'un monde de nuées plus grand que la Terre. Il est, dans sa jeunesse, comédien de théâtre, écrit des pièces en vers et entre au cinéma comme on entre en religion, à partir de 1911. Il aime les grands sujets, les innovations techniques, et ses inventions – écran panoramique, pictographe, perspective sonore, etc. – sont souvent reprises par d'autres. Homme et créateur hors du commun, Abel Gance connaît la gloire, en 1918, avec « J'accuse », pamphlet échevelé contre la guerre dont il réalise une nouvelle version parlante en 1938, dans le même esprit pacifiste. La « Dixième Symphonie » et, surtout, « la Roue », 1923 – poème épique, symbolique, symphonie ferroviaire, puis symphonie montagnarde, déluge d'images étonnantes – font de lui, dans le cinéma français muet, un inventeur de formes comparable à Griffith ou Eisenstein. Ignorant les limites «commerciales», il tourne des films très longs qui sont coupés, mutilés pour l'exploitation. La grande aventure de sa vie est le « Napoléon » de 1927, conçu comme une fresque historique en six films dont seul le premier, regorgeant d'audaces visuelles, de scènes à grand spectacle, d'images délirantes, est tourné avec quelques séquences en triple écran. Plusieurs fois, au début du parlant, puis en 1971, Gance a remanié lui-même et accommodé aux nouvelles techniques ce Napoléon Bonaparte au caractère légendaire. Aujourd'hui, ce monument posthume consacre son génie. Au début des années 1980, grâce au minutieux travail de reconstitution de l'Anglais Kevin Brownlow, le public tant américain qu'européen a pu en applaudir une version quasi intégrale. L'arrivée du parlant porte un coup fatal à Gance, créateur qui ne peut se plier aux contingences des années 1930. Il est réduit aux films «alimentaires», retrouvant, parfois, toute sa force, tout son sens lyrique (« Un grand amour de Beethoven », en 1936; « Paradis perdu », en 1939). Sous l'Occupation, « Vénus aveugle », 1940, mélodrame trop flamboyant, et une adaptation très réussie du « Capitaine Fracasse », 1942, lui rendent quelque grandeur. Puis il sombre dans l'oubli jusqu'en 1954. Grâce à Nelly Kaplan, une jeune admiratrice venue d'Argentine, qui a été son assistante avant d'être la cinéaste de « la Fiancée du pirate », Gance peut retrouver sa renommée en réalisant « la Tour de Nesle », 1954, « Austerlitz », 1960, et « Cyrano et d'Artagnan », 1963, avec dialogues en vers. Il réécrit entièrement « Marie Tudor » de Victor Hugo pour la télévision (1966). Mage et prophète, Abel Gance a laissé, outre ses œuvres, une montagne de projets non aboutis.

Voir aussi la notice très complète de la BNF : http://data.bnf.fr/12096198/abel_gance/

GARE (rue de la )

Ancien nom de la rue des Tilleuls. Trois explications s'affrontent pour expliquer cette désignation. La première, faisant appel à la méthode Coué, veut qu'elle ait été ainsi nommée parce que tout le monde était persuadé que la ligne de chemin de fer «Paris Bâle» passerait par Torcy, qui disposerait, ainsi, d'une gare. Les seconde et troisième explications, relèvent du pragmatisme et s'appuient sur le chemin le plus court pour se rendre (à pieds, naturellement !) à une gare. Soit à celle de la chocolaterie Menier, en empruntant, en bout de la « rue de la gare », la « rue de l’orangerie », puis le « chemin neuf » (l'actuelle « rue Jean Jaurès »). Cette explication ne paraît pas devoir être retenue car il n’y a ,jamais eu de vraie gare à Noisiel, si ce n'est la chocolaterie elle même, terminus d’une dérivation ferroviaire de nature industrielle n'ayant servi au transport de voyageurs que très rarement et toujours lors de manifestations ponctuelles à l'initiative des propriétaires successifs des lieux. Dernière hypothèse et la plus digne d'intérêt : la «rue de la gare» permettait de se rendre à celle de Vaires en traversant, après les escaliers de son extrémité nord, la « rue de l’Orangerie », pour emprunter le « chemin de la grande voirie » débouchant pratiquement face à la route du pont de Vaires. Dernier détail : le service voiturier de correspondance desservant la gare de Vaires, n’a jamais emprunté la « rue de la gare » 

Voir aussi : Zoom sur les Transports
Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES 

GARENNE (rue de la)

Rue située sur la limite nord de l'ancien château de Torcy et désignant le bosquet ou la bande de terrain constituant la réserve à lapins d'un Seigneur. Naturellement les lapins ne se contentent pas de rester sagement à l'intérieur de leur périmètre réservée, d'où la colère des paysans à l'égard de ces animaux qui détruisent leurs récoltes. Le « droit de garenne », droit seigneurial a été fort contesté dans les cahiers de doléances de Torcy établis à l'occasion des Etats Généraux de 1789. Pas moins de 6 articles (sur 43) y sont consacrés. « Les lapins, ces bêtes si pernicieuses et si défendues par les Ordonnances. Aussi sont-ils …si multipliés que les terres en sont couvertes et que les battues que les Seigneurs en font…ne se comptent que par 1000. Tandis que les cultivateurs voient les moissons détruites (article 18) ; (il est donc demandé)… que les gardes ne puissent entrer dans les graines depuis le mois de mars jusqu’après la récolte (article 19) ; (il est aussi demandé) que les lapins soient entièrement détruits dans tous les champs et qu'il soit permis … de les tuer ou de les détruire (article 20) Cette demande est …. fondée sur les Ordonnances …Il ne leur est permis (aux Seigneurs) d'en avoir (des lapins) que dans leurs garennes (article 21) ; (D'ailleurs) sur l’Ordonnance du Roi Jean de 1355, ils (le Roi et les Députés) y verront que le Roi connaissait l'abus des concessions du droit de garenne et le mal affreux que les lapins font à l'agriculture. (Il faut) défendre aux Seigneurs d'agrandir leurs garennes. (Il faut) permettre à tout le monde de tirer les lapins hors de l'enceinte sans encourir d'amende … (article 22)

En savoir plus sur les cahiers de doléances de Torcy, voir à la Bibliothèque du Val Maubuée : «Val Maubuée 1789, les cahiers de doléances » - Editions SAN 1989
Voir aussi Zoom "La Révolution et Torcy"

GERFAUT (Place) 

Difficile de retrouver l'origine de ce nom parfois orthographié dans les registres municipaux « gerfault ». Quel rapport, le lieu pourrait-il avoir avec un oiseau rapace ?! La place ayant été le lieu d'implantation d'un puits, il paraît plus logique de raccorder son appellation au « gerfaut » - bien que le terme soit plus utilisé en Anjou qu'en Ile de France – désignant le crochet à ressort auquel on accrochait le seau, la cruche ou le vase avant de les descendre dans le puits. 








(haut, à gauche) La place Gerfaut en 1969. (haut, à droite) la même en 2003 (© Photo Gérard Burlet) (bas, à gauche) La place en 1906 à son angle avec la rue des Cornets et la rue des Ecuries (devenue, depuis, rue du Cèdre) (bas, à droite) La même vue en 1993. Peu de changement entre les deux si ce n'est que face au débouché de la rue des Cornets, il y a dorénavant la boulangerie du Cèdre (© Photo 1993 Gérard Burlet)

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

GIRVAN (Rue de)

















Le percement en 2004 de la nouvelle rue (haut, à gauche) qui emprunte en grande partie la cour de récréation de l'ancienne école primaire de l'Orangerie (haut, à droite). Le bâtiment à gauche sur la photo ci-contre, à été construit sur l'emplacement de l'ancienne salle de bal et du cinéma attenant à l'auberge Naudin (aujourd'hui le Scorpion) de la rue de Paris. (© Photos 2002 et 2004 Gérard Burlet)

Voie nouvelle créée sur le site de l’ancienne école de l’Orangerie, et qui porte le nom de la ville jumelée avec Torcy depuis le 18 mars 1988. Située dans le sud-ouest de l’Ecosse, entre les Monts Galloway (« Galloway Hills ») et la mer, Girvan est la plus grande ville du district de Garrick et la plus grande zone économique entre « Avr » (siège du « gouvernement » local, à 30 km au nord) et Stanraer (à 50 km au sud). Son port, construit à l'intérieur de l'embouchure de la rivière Girvan est un des rares points de sécurité le long de cette côte et peut expliquer pourquoi la ville a prospéré jusqu'à l'obtention de son statut de « bourg » en 1668. Durant 2 siècles qui vont suivre, elle s'épanouit lentement en s'appuyant sur une renommée due à la fabrication de chaussures, le tissage et la pêche. Cependant c'est l'arrivée du chemin de fer en provenance de Glascow en 1860 qui va permettre, d'une part, un véritable essor économique basé sur la pêche et, d'autre part, placer la ville au centre d'une région touristique sans égal. Aujourd'hui, Girvan est une ville de 8000 habitants, agréable à vivre et où les loisirs sont dominés tant par le sport ( football, athlétisme et golf - dont la compétition annuelle de fin septembre est fort courue) que par la musique (orchestre de cornemuses, festival de folk et de jazz). En matière économique, si l'activité portuaire n'est plus ce qu'elle était du fait du déclin de l’industrie de la pêche, le port de Girvan (ci-contre, à droite) reste néanmoins un site privilégié de visite. D’autre part, la ville a su encourager la diversification de ses activités avec, par exemple l’installation d'un site de production Nestlé (ce qui donne un lien avec le passé de Torcy et la chocolaterie Menier), ou l'arrivée, en 1963, dans une ancienne fabrique de munitions de la seconde guerre mondiale, de « William Grant & Sons ».

La drôle d’histoire du « whisky Grant »

La naissance de cette marque parmi les plus connues dans le monde est due à une des faillites les plus retentissantes qu'ait connu le négoce du whisky. En 1886, après des années d'épargne, William Grant réussit à bâtir une distillerie à Glenfiddich, puis une autre à Balvenie. Il a comme client principal la société Pattison Limited, un des plus gros négociants de « blends » de l'époque qui, de manière totalement inattendue, fait banqueroute en 1898, mettant en péril l'activité de William Grant et de ses sept fils. Courageusement, ceux-ci décident alors de se lancer dans l'élaboration et la commercialisation de leur propre blend, pour lequel ils choisissent comme marque la devise de leur clan, « Stand fast » (Tiens bon). Un gendre, Charles Gordon, est chargé d'ouvrir une boutique à Glasgow, dans une église désaffectée, et de commercialiser la marque. Les débuts sont difficiles : en 503 visites commerciales, Gordon ne réussit à vendre qu'une caisse de douze bouteilles ! Mais il ne fléchit pas et continue ses efforts de prospection en Écosse, puis dans toute la Grande-Bretagne. Parallèlement, d'autres membres de la famille se lancent dans l'exportation et, avant la Première Guerre mondiale, la société possède soixante agences dans trente pays différents. William Grant (qui décède en 1923), ses enfants, puis ses petits-enfants vont réussir à surmonter les différents chocs des deux guerres mondiales, de la prohibition et de la Grande Dépression. Après la Seconde Guerre mondiale, « Grant » se distingue de la concurrence, devenue très vive, en adoptant pour son « blend » une bouteille triangulaire, très inhabituelle. Son succès est tel que ce conditionnement est aussi adopté pour le malt « Glenfiddich ». Pour répondre à la demande, le groupe ouvre une distillerie de grain à Girvan, et deux autres de malt (Girvan et Kininvie). C’est ainsi que Girvan va participer à la notoriété mondiale de la marque en produisant un « single grain », baptisé Black Barrel. L'élaboration de ce whisky se distingue par quelques particularités, bien différentes du processus habituel appliqué aux malts. Seul le blé est utilisé comme matière première, et il faut une triple distillation pour obtenir une eau-de-vie satisfaisante. Ensuite, le vieillissement de trois ans est réalisé dans des fûts de chêne neufs, qui ne seront plus réemployés pour le single grain. Toutefois, pour enlever de l'âpreté, ces fûts sont flambés à l'intérieur, selon la technique utilisée aux États-Unis pour les bourbons. Le tout donne un whisky moelleux et rond, bien différent des productions habituelles d'Écosse. Mais il s'agit bien d'un authentique whisky, certes léger mais très séduisant par sa douceur. La distillerie de Girvan est capable de produire 70 millions de litres d’alcool par an. Sa production n’est d’ailleurs plus limitée aux seuls whiskies, puisqu’elle « fabrique » maintenant la « Virgin Vodka ». Dernier détail, mais qui a son importance aujourd’hui, la société a réussi à rester totalement indépendante et familiale. Elle est présidée par un membre de la quatrième génération, Sandy Grant Gordon, et neuf descendants directs du fondateur occupent des fonctions directoriales dans la société.

Source : Texte « Grant » tiré de http://perso.club-internet.fr/kris92fr/htmnc/index1.htm (Page disparue en 2012)
* En savoir plus sur le jumelage, voir le site : http://www.jumelage-torcy.fr/  
* En savoir plus sur Girvan, voir  http://www.girvan-online.net/ ou http://www.ayrshireroots.com/Towns/Girvan/Girvan.htm
* En savoir plus sur le whisky, voire même en commander, consultez le site http://www.whisky.fr/
Nota : Torcy est aussi jumelé avec la ville allemande de Lingenfeld

GOÉLETTE (Allée de la)

Navire à deux mats (un misaine et un grand mat) et muni de voiles auriques (voiles en forme de trapèze).

Anecdote : La goélette est aussi le nom d’une hirondelle de mer ainsi que d’un véhicule de la gamme Renault.

GONDOIRE (Allée de la)

Fait allusion au ru de la Gondoire, coulant plus au nord entre la route de Lagny et la Marne. Le nom vient de l’ancien français « gondola » signifiant « rigole » ou « dépression ». Situé sur la berge, à l’embouchure du ru, à environ 400 mètres en amont du moulin de Douvres, on trouve mentionné au 19è siècle, un moulin « Goudois » construit pour subvenir aux besoins de la petite communauté agricole dite de « la maison de l’Isle »

GOSCINNY (Villa René)

René Goscinny (1926/1977) débute à dix-sept ans comme dessinateur dans une agence de publicité en Argentine. Arrivé en 1948 aux Etats-Unis, il devient dessinateur dans un studio où travaillent entre autres Kurtzman, Will Elder et John Severin. Il rencontre Morris à New York, Charlier à Bruxelles et Uderzo à Paris, à la World Press, petite agence belge dont il dirige le bureau parisien créé en 1951. Tout au long des années 50, René Goscinny écrit un grand nombre de scénarii : « Junior » pour Uderzo, de 1954 à 1957, « Lucky Luke » de 1955 jusqu'à sa mort pour Morris dans SPIROU. A partir de 1956, dans TINTIN, il crée ou reprend plusieurs héros comme « Spaghetti » pour Attanasio, « Strapontin » pour Berck, « Prudence Petitpas » pour Maréchal, « Modeste et Pompon » pour Franquin, « Oumpah-pah » pour Uderzo en 1958. En 1959, le 29 Octobre, avec Charlier et Uderzo, Goscinny lance le journal PILOTE dont il devient le directeur quelques années plus tard lorsque le titre passe chez Dargaud. C'est dans le premier numéro de ce journal que, pour Albert Uderzo, il écrit « Astérix le Gaulois ». En 1962 il lance Iznogoud avec Tabary. Il est également l'auteur du « Petit Nicolas illustré » par Sempé. Goscinny, qui n'a pas son pareil pour reconnaître et cultiver les talents, fait de Pilote un laboratoire de création où s'épanouit la nouvelle bande dessinée, avec Gotlib, Reiser, Cabu, Bretécher, Mandryka, Druillet, Tardi etc. En 1972, après le départ du trio Gotlib-Bretécher-Mandryka pour « L'Echo des Savanes », il offre la rédaction en chef du journal à Guy Vidal. En 1974, il crée avec Uderzo et Georges Dargaud les Studios Idefix, qui donnent naissance aux « Douze travaux d'Astérix » en 76, tandis que sort le 23ème album d'Astérix, tiré à 1 300 000 exemplaires. Il meurt en 1977 alors qu'il travaille avec Uderzo sur « Asterix chez les Belges » et avec Morris sur le Lucky Luke : « Le fil qui chante ».

 Voir aussi http://www.brusselsbdtour.com/  ou le site officiel http://www.goscinny.net/  ou encore http://www.asterix.fr/  

GRADINS (Allée des, Square des)

Terrain en déclivité devant probablement son nom à un équipement public en forme d’arène, situé au centre des immeubles.

GRAND BREUIL (Allée du)

Vient de « breuil », mot gaulois désignant un terrain boisé et humide servant généralement de lieu de retraite aux animaux.

GRAND SAPIN (Allée du)

Du à la présence d’un magnifique conifère

GRANDE RUE

Jusqu'au milieu du 19è et la construction de la nouvelle église et de différents équipements publics le long de la rue de Paris, c’est la Grande Rue qui est le cœur vivant et le poumon économique de Torcy. Les commerces s’y succèdent. Elle mène à l’église (la première) comme au couvent ou au cimetière (l'ancien). Elle est au débouché du château et de sa ferme. Les mairie, école et presbytère s’y trouvent (certes les trois sont dans le même bâtiment ! - ci-contre après sa rénovation) ? A une de ses extrémités il y a le lavoir tandis qu'il faut dépasser de quelques mètres l'autre pour aller pratique le jeu de paume sur la place de même nom. C'est aussi le carrefour de l'activité rurale qui permet d'atteindre les coteaux cultivés du chemin de la Messe, les vignes de la rue Vignette ou, par la rue Chèvre, les pâtis communaux.




(à gauche) Nous sommes au carrefour de la Grande Rue avec la rue du Cèdre et la rue de la Chapelle. A gauche, la carte postale date de 19088, et le commerce que l'on voit sur la gauche subsistera jusque dans les années 1970. Le chemin que l'on voit sur la droite au niveau des personnages est celui qui mène à la ferme Pasquier. Fin 2012, ce chemin sera celui de l'accès à un programme immobilier (à droite) La photo date de 2003 (© Gérard Burlet) et, en dehors du revêtement de chaussée et la présence de voitures, on peut presque imaginer un temps suspendu.



(à gauche) Nous sommes dans la cour de l'ancienne ferme Pasquier et le chemin est celui qui la relie à la Grande Rue.(© Photo 2008 Gérard Burlet).Ce chemin, fin 2012, deviendra l'accès pietonnier à un programme immobilier construit sur le site de l'ancienne ferme (à droite) Au premier plan à droite, c'est l'actuelle Pharmacie Genin. Tout de suite après c'est l'emplacement des anciennes Galeries de Torcy qui subsisteront jusqu'à la fin des années 1960. Depuis, nous trouvons à la place un pressing et un retoucheur (Torcy Retouches). Ce dernier commerce a été au cours du temps un magasin d'instruments de musique, une épicerie bio et un cabinet d'architectes.

















(à gauche) Au fond commencent les rues du Cèdre et de la Chapelle. Le commerce situé entre les deux a été jusqu'au début des années 1980, une boucherie. Au premier plan à droite le commerce sera celui des Galeries de Torcy tandis que celui qui lui fait face est déjà une boulangerie arborant fièrement au dessus de son enseigne un cadran solaire dont on peut encore voir (à droite) les restes (© Photo 1993 Gérard Burlet)



(à gauche) Une bonne partie de cette immeuble est encore, en milieu 2012, visible. On peut même toujours entrevoir l'enseigne du coiffeur. Mais cette présence ne durera pas très longtemps puisque les lieux vont être détruits afin de faire place à l'opération d'urbanisme dite de "l'ilôt central" qui, à terme, permettra de joindre directement la Grande rue à la rue de Paris. (à droite) Le marchand de vins en gros ainsi que le premier immeuble le jouxtant n'existe plus depuis la fin des années 1980, époque à laquelle il a été remplacé par un ensemble de logements sociaux, la résidence "La Vigne"


(à gauche) L'ancien presbytère (tel qu'il apparaissait à la fin des années 1960) dans lequel la ville a, pendant, longtemps, loué à l'Evêché deux salles :une faisant office de "mairie", une pour y installer la toute première salle de classe du village. (à droite) Le même bâtiment aujourd'hui, transformé en maison d'habitation après une magnifique rénovation. (© Photo 2006 Gérard Burlet)

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

GRANDE VOIRIE (Chemin de la)




Le nom des chemins de la « grande » et « petite voirie » est issu de lieux-dits et de chemins ruraux et renvoie au sens ancien de « voirie » qui désignait l'endroit, sur un terrain en pente à l'extérieur du village, où l'on déposait les « boues et immondices » enlevées dans les rues. En dehors de ces terrains situés au nord de la commune, il existait un autre lieu-dit, à l'ouest, ayant manifestement la même utilité, « la voirie du beauregard »

Le Chemin de la Grande Voirie est probablement la seule voie de Torcy qui continue à avoir une plaque de rue et un sens de circulation (comme ci-contre à son débouché sur la rue François Mitterrand) alors que "physiquement, elle n'existe plus ! (© Photo 2004 Gérard Burlet)



GUÉ LANGLOIS (Promenade du, Rue du)

Vient d’un lieu-dit indiquant que la terre a sans doute appartenu à un certain Langlois ou Langlais et où il y avait un gué pour franchir un cours d’eau.

GUESDES (Allée Jules)

Né, en 1845, à Paris, Jules Bazile a un profil brillant. Bachelier à seize ans, il s’oriente vers le journalisme. Sous le pseudonyme de Guesde (pour ne pas nuire à ses parents), il collabore dès la fin des années 1860 au « Progrès libéral de Toulouse », à « la Liberté » et aux « Droits de l’Homme » (deux titres montpelliérains). Ces journaux républicains de gauche s'opposent au second Empire. Condamné pour avoir accusé Napoléon III d'être responsable de la guerre contre la Prusse, il est libéré après la défaite de Sedan (4 septembre 1870). Mais, en tant que sympathisant de la Commune il est condamné à cinq ans de prison. Il s’exile en Suisse où il adhère à l’Internationale socialiste. Rentré en 1876, il reprend la plume dans « l’Égalité ». Sa rencontre avec Karl Marx à Londres, en 1880, l’incite à relancer le mouvement ouvrier français sur des bases plus doctrinales. En 1882, il rompt avec le Parti des travailleurs socialistes de France et crée, avec Paul Lafargue, le Parti ouvrier, d'inspiration plus collectiviste. Il dirige le parti qui devient le Parti ouvrier français (POF), puis le Parti socialiste de France après avoir fédéré plusieurs mouvements socialistes, dont le blanquisme (1902). La vulgarisation de l’expression « guesdisme », atteste alors de l'autorité du député de Roubaix (1893-1898, puis 1906-1922), ville symbole du Nord ouvrier et « rouge ». Cette expression témoigne aussi d'une tradition de gauche anticonformiste incarnée par l'intégrité doctrinale de son inspirateur. Ainsi, en 1899 Guesde condamne l'entrée du socialiste Alexandre Millerand au gouvernement — au nom de l’anti-participationnisme et par refus de voir un socialiste siéger au gouvernement avec le général Galliffet qui a réprimé la Commune. Pour Guesde, le socialisme doit être juste et incorruptible sur le plan idéologique, c'est-à-dire préoccupé avant tout du sort des travailleurs. Ce credo l'amène ainsi à se situer en décalage parmi la gauche dreyfusarde. Avec clairvoyance, il juge que cette bataille politique et intellectuelle n'est pas celle des ouvriers. Cette intransigeance l'incite surtout à rester en contact avec la base : durant les années 1890, il consacre l'essentiel de son temps à des tournées en province et diffuse sa pensée dans « Le Cri du Peuple ». À l'aube du xxe siècle, il est donc « le » représentant du socialisme révolutionnaire, par opposition à Jean Jaurès, champion d'une approche plus conciliante. Du reste, avec l'unification des socialistes au sein de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) en 1905, le « jauressisme » éclipse le « guesdisme », celui-ci s'étant d'ailleurs rapproché de positions plus consensuelles : recherche de l'union et stratégie de conquête légale du pouvoir. En août 1914, Jules Guesde finit par entrer au gouvernement. En 1915, quoiqu'il ait appartenu jusqu'en 1914 au courant pacifiste, il se rallie, comme la majeure partie de la classe politique, à l’Union sacrée. Au moment du congrès de Tours (1920), il se range aux côtés de la SFIO. Jules Guesde meurt en 1922.

Source : Texte tiré de l’Encyclopédie Encarta de Microsoft.

GUYOT (Place Kléber)

Cette petite place faisant office de parking, rend hommage à un Elu torcéen en poste dans les années 1970 et connu pour son dévouement social ainsi que pour son activité inlassable en faveur du "don du sang"

La place Kléber Guyot en 1993. Depuis, la rue de l'Orangerie (au fond) a été rénovée avec, entre autre, l'enfouissement des réseaux aériens. (© Photo 1993 Gérard Burlet)