HAIES (Chemin des)

Référence aux clôtures arbustives entourant les habitations.

HERGÉ (Villa)

C’est le 22 mai 1907 que naît Georges Remi à Bruxelles. En 1921, il entre dans la troupe scoute du collège, où il reçoit le nom totémique de « Renard curieux ». Ses premiers dessins paraissent dans « Jamais assez », la revue scoute de l'établissement scolaire puis, à partir de 1923, dans « Le Boy-Scout belge », le mensuel des scouts de Belgique. Déjà en 1924, C'est du nom de Hergé - RG, les initiales de Georges Rémi - qu'il signe désormais ses illustrations. En 1925, il est engagé au journal « Le Vingtième Siècle », en qualité d'employé au service des abonnements. Un an plus tard il crée « Totor, CP des Hannetons », dans « Le Boy-Scout belge ». En 1928, Hergé est bombardé rédacteur en chef du « Petit Vingtième », le supplément hebdomadaire pour la jeunesse du « Vingtième Siècle ». Le premier numéro paraît le 1er novembre de la même année. Le 10 janvier 1929 y voit la création d’un personnage qui fera le tour du monde, « Tintin et Milou ». Deux ans plus tard il crée « Quick et Flupke, gamins de Bruxelles ». Publication du premier album de Tintin, « Tintin, reporter au pays des Soviets ». La rencontre d'un jeune étudiant chinois, Tchang Tchong-Jen, marque un tournant décisif dans la carrière de Hergé. Il se persuade de l'importance d'un scénario solidement construit et de la nécessité de se documenter. Ce qui n’était qu’un jeu pour lui, devient tout doucement un travail sérieux. En 1935, Hergé crée une nouvelle série et de nouveaux héros pour l'hebdomadaire français « Coeurs vaillants » : « Jo, Zette et Jocko ». Cinq albums seront publiés. Juste avant la Guerre, à la suite des prises de position en faveur du peuple chinois exprimées par Hergé dans « Le Lotus bleu », le créateur de Tintin est invité par l'épouse de Chiang Kai-Shek à se rendre en Chine. La guerre imminente en Europe empêchera ce voyage. Le 10 mai 1940, la Belgique est envahie par les troupes allemandes. « Le Vingtième Siècle » et, avec lui, « Le Petit Vingtième » disparaissent. « Tintin au pays de l'or noir », l'épisode en cours de publication, s'interrompt pour huit ans. Hergé en entreprend un autre, « Le Crabe aux pinces d'or », qu'il fait paraître dans « Le Soir », l'un des seuls journaux que l'occupant autorise à paraître. C'est pendant cette période qu'il fait la rencontre de Edgar Pierre Jacob. En 1942, l'éditeur Casterman, qui envisage de publier désormais des albums standardisés (de 64 pages et en couleurs), obtient d'Hergé qu'il adapte progressivement les épisodes déjà parus à ces nouvelles contraintes. La libération de la Belgique, le 3 septembre 1944, met un terme à la publication des aventures de Tintin dans « Le Soir ». Certains considèrent alors qu'ayant publié dans un journal contrôlé par l'occupant allemand, Hergé a collaboré avec celui-ci. Malgré tout, le dessinateur poursuit l'important travail de ses premiers albums, qui seront publiés l'un après l'autre selon les nouvelles normes. En 1946, parution, le 26 septembre, du premier numéro du magazine Tintin, un nouvel hebdomadaire créé pour la jeunesse par un ancien résistant, Raymond Leblanc. Ayant entrepris « On a marché sur la Lune », épisode qui nécessite un travail technique important, une grande rigueur documentaire et une attention particulière, Hergé s'entoure de collaborateurs et fonde les Studios Hergé en 1950. En 1958, l'épisode « Tintin au Tibet », est mené à son terme en dépit de la crise personnelle vécue par Hergé. Tintin est finalement adapté au cinéma et c'est le jeune Belge Jean-Pierre Talbot qui l'incarne au grand écran dans « Tintin et le mystère de la Toison d'Or » (1960) et dans « Tintin et les oranges bleues » (1964). C’est en 1973 que les éditions Casterman publient un premier volume des Archives Hergé. Le mythique « Tintin, reporter du Petit Vingtième au pays des Soviets », reparaît ainsi, plus de quarante ans après qu'il fut devenu introuvable. 1981 sera l’année des retrouvailles émues entre Hergé et Tchang Tchong-Jen, l'ami chinois qui avait inspiré « Le Lotus bleu » quarante-cinq ans plus tôt. Pour fêter le 75ème anniversaire d'Hergé en 1982, la Société belge d'Astronomie donne son nom à une planète récemment découverte. La planète Hergé est située entre Mars et Jupiter. Le 3 mars 1983, Georges Remi, dit Hergé, meurt des suites d'une longue maladie.

* Source : Texte tiré du site http://www.brusselsbdtour.com/
* Voir aussi http://www.objectiftintin.com/whatsnew_Tintin_1294.lasso 

HUGO (Groupe Scolaire, rue Victor)

Victor Hugo est né le 26 février 1802. Vers l'âge de onze ans, il s'établit avec sa mère à Paris, dans le quartier, presque désert alors du Val de Grâce. C'est là qu'il grandit dans une liberté d'esprit et de lectures absolue. Il s'élève tout seul, lit beaucoup, au hasard, s'éprend, dès quinze ans, à la fois de vers et de mathématiques. Il comprend vite que sa vocation est toute littéraire. Il se marie (1822), et ne songe plus qu'à marcher sur les traces de Lamartine, qui est l'idole du jour. Journaux, romans, théâtre, vers l'occupent jusqu'en 1827. Entre 1828 et 1830, il écrit « Marion de Lorme », drame en vers, interdit par la censure, « les Orientales », « Hernani », joué à la Comédie française, acclamé par la jeunesse littéraire du temps mais peu goûté du public Dès lors Victor Hugo se multiplie en créations. Les recueils de vers et les drames se succèdent rapidement. En librairie (1831/1842), c'est « Notre Dame de Paris », roman, « Littérature et philosophie mêlées », « Feuilles d’automne », poésie, « Chants du crépuscule », poésies, « Voix intérieures », poésies, « Rayons et Ombres », poésies, « Le Rhin, impressions de voyage ». – Au théâtre (1831/1843), c'est « Le Roi s'amuse », en vers, représenté une fois, puis interdit sous prétexte d'allusion politique, « Lucrèce Borgia », en prose, « Marie Tudor », en prose, « Angelo », en prose, « Ruy Blas », en vers, « les Burgraves », en vers. En 1841 il est élu à l'Académie française, après un premier échec. En 1845 il est nommé pair de France. En 1848 il est élu député de Paris, fonde le journal « l'Evénement » pour préparer sa candidature à la Présidence de la République, et devient un personnage politique. Après avoir siégé à droite, il est cependant peu soutenu par elle dans sa candidature à la Présidence. Réélu député de Paris, il siége alors à gauche, se marque énergiquement comme anti-clérical (Loi sur l'enseignement) et incline peu à peu vers le groupe socialiste. Au 2 décembre 1851 il se mêle au mouvement de résistance, et doit prendre la route de l'exil. Il se retire en Belgique, puis à Jersey et à Guernesey, refuse de bénéficier des amnisties, et ne rentre en France qu'en 1870. Pendant son séjour à l'étranger, il publie « Napoléon le petit » et écrit « l’Histoire d’un crime », pamphlets politiques en prose, " Les Châtiments ", satires en vers contre les hommes de l'Empire, « Les Contemplations », poésies, la première « Légende des Siècles », « Les Misérables », roman, « William Shakespeare », étude critique, « Les Travailleurs de la mer », roman, « Les Chansons des rues et des bois », poésies, etc. Revenu à Paris sous la troisième république, il voit le siège de 1870 et la guerre civile de 1871, qui lui inspirent « l'Année terrible », poésies (1872). il donne encore la deuxième « Légendes des Siècles », poésies (1877), « l'Art d'être Grand-Père », poésies (1877), la troisième « Légende des Siècles », poésies (1881), les « Quatre vents de l'esprit », poésies (1882). Nommé sénateur par le collège électoral de Paris en 1876. Il parle peu et vote constamment avec la gauche. Ses opinions politiques d'alors sont représentées par le journal « Le Rappel », fondé vers la fin de l'Empire par ses parents et alliés. Il meurt le 22 mai 1885. Son corps est déposé au Panthéon, après les funérailles les plus magnifiques que la France ait vues depuis Mirabeau. Il a laissé une grande quantité d'œuvres inédites qui paraîtront successivement. En 1886 on en a donné deux, le « Théâtre en Liberté », et « la Fin de Satan », qui n'ont rien ôté à sa gloire.

* Source : Texte tiré du site http://www.ac-strasbourg.fr/
* Voir aussi http://victorhugo.bnf.fr/  ou http://www.victorhugo2002.culture.fr/  
* Tourisme et découverte : http://www.hautevillehouse.com/  
ou http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=5852  
ou http://www.victor-hugo.lu/  

ILES GOBET (Rue des


L'origine du nom de ces iles est inconnue.
S'agit-il de celui d'un ancien propriétaire ?
Signifie t-il que l'on trouvait là (mais rien ne le laisse supposer aujourd'hui) une variété de cerisiers appelée "gobet" ?
Ou bien, est-ce là que nichait des "autours", rapaces ressemblant à une palombe qui, autrefois, servaient à chasser (on disait alors "chasser au gobet") ? Mystère ! Les iles Gobet, Gobets ou Gobais (selon les cartes postales) sont trois iles, dont une symbolique, situées en aval du pont.
Avant la construction de ce dernier et avant la passerelle étroite surmontant l'ancien barrage de Vaires, le seul moyen de franchir à pieds secs la Marne était d'emprunter un bac dont le "chemin" passait le long de la pointe des iles. Sans doute pour minimiser les risques de la traversée ! Sur la berge de la Marne, au niveau du débouché du ru Gondoire (approximativement le carrefour des Cantines d'aujourd'hui) se trouvait un bâtiment appelé "maison de l'Ile" (ci-contre) et même vers 1830 "auberge de l'Isle". Cette zone d'habitat étant alors considérée comme le hameau de l'ile Gobet.

Anecdote : Avec près d'un siècle d'avance, l'auberge de l'Isle préfigurait, quasiment au même endroit, les futures "guinguettes" !

IMAGE (Allée Jean)

D'origine hongroise, Jean Image (Imre Hajdu de son vrai nom) est né à Budapest. Tout jeune, il se plait à recouvrir de dessins les marges de ses livres. Il suit les cours des Arts Décoratifs à Budapest puis à Berlin. Il travaille le dessin classique, mais son amour inné de la décoration le dirige vers la publicité. Le dessin publicitaire l'amène tout naturellement au Dessin Animé publicitaire. Il sort 12 petits films en améliorant chaque jour sa technique dont il crée les bases solides dans un stage fait à Londres en 1937. Tout en faisant des films publicitaires (pour Les Lampes Tungsram, Vivor puis, plus tard, la Cire Abeille et Javel), Jean Image illustre des albums d'enfants (« Princesse clé de sol », « Mouki l'écureuil à queue noire », « Fantaisie de Paris », » La boite à surprise ») où l'on trouve plus d'un des personnages qu'il animera dans ses films. En 1939 il fait un premier film non publicitaire « Le loup et l’agneau ». Ce court-métrage, allégorique, à tendance politique anti-hitlérienne a été détruit pendant la guerre. En 1950, Jean Image sort « Jeannot l'intrépide », premier long-métrage d'animation français en technicolor. Il entame alors une carrière internationale et ne cesse de tourner film sur film. « Bonjour Paris », dont Jean Cocteau écrit la préface, est remarqué par un distributeur de films américains qui le vend à la Télévision américaine où il obtient un vif succès. Entre 1953 et 1960, il produit et réalise plusieurs court-métrage d'animation dont « Monsieur Victor » ou « La machine a explorer le temps » commenté par Francis Blanche et « Le petit peintre et la sirène » dont Brigitte Bardot a déclaré a propos de la Sirène, vedette du film, « j'accepte qu'on me copie en dessin animé » En1959, la ville d’Annecy propose à Jean Image et à ses amis animateurs, de créer à Annecy le premier Festival annuel du film d’animation. C’est un évènement de première importance pour le développement du dessin animé dans le monde entier. Ce Festival se déroule chaque année depuis 40 ans. De 1960 à 1969, les série de télévision, « Les Aventures de Joe », « Picolo et picolette », « Kiri le clown » sont diffusées par l’ORTF avec un tel succès que des produits dérivés : jouets, livres, albums de coloriage, porte-clés, pyjamas, disques etc... sont fabriqués et vendus à des millions d’exemplaires. Le studio Jean Image devient mondialement célèbre. De 1968 à 1969, il s’attaque à la réalisation de « Aladin et la lampe merveilleuse ». En 1970, la série « Au clair de lune », réunissant des personnages inspirés du Théatre del arte et les animaux de la terre est diffusée avec succès par l’ORTF, mais la télévision ne passe pas de nouvelle commande à Jean Image. En effet, les dessins animés Japonais commencent à submerger ‘’ le monde entier’’. aux heures prévues pour la jeunesse à la télévision.En 1972, il entreprend la production de « Joe petit boum boum », long-métrage d’animation, d’après la série « Les aventures de Joe ». L’année suivante, il ouvre sur la Côte d’Azur une école de dessin animé par correspondance « l’Institut Français d’Animation Jean Image ». Cette école de renommée mondiale, forma de nombreux élèves. En 1974, avec l’aide de ses amis cannois, il organise ‘’Anima Cannes 74’’ le premier et seul festival d’animation qui ait eu lieu au Palais des festivals. En 1975, tout en voyagent sans cesse dans le monde afin de présenter ses films dans des festivals à l’étranger, Il réalise « Pluk naufragé de l’espace ». De 1977 à 1978, il commence la plus difficile production de sa carrière « Les fabuleuses aventures du légendaire Baron de Munchausen » En 1983, Antenne 2 lui commande « Le secret des sélénites », long-métrage, suite du « Baron de Munchausen » En 1989, souhaitant produire un long-métrage tiré des contes des Milles et une nuits « Scheherazade », il réalise un pilote de cinq minutes. Le film ne peut être terminé. Jean Image décèdant en octobre. Claude Santelli, grand écrivain et ami de Jean Image, dira " ma tristesse est grande aujourd'hui : c'est un des Pères Noël de la France qui vient de nous quitter."

* Source : Texte tiré du site http://www.jeanimage.com/
* Voir aussi : http://www.coolfrenchcomics.com/joe.htm  

JARDINS (Impasse des, Promenade des)

Si « l’impasse des jardins », à l’est de la ville trouve son explication de par la proximité des jardins familiaux de Torcy, Il n’y a guère d’explication pour la « promenade » de même nom située complètement à l’opposé dans le parc du Maubuée.

JAURÈS (rue Jean)

Homme politique français (1859/1914). Jaurès naît dans une famille catholique de la moyenne bourgeoisie du Sud-Ouest, aux racines rurales et en pleine ascension sociale. Reçu à l'École normale supérieure en 1878, et à l'agrégation de philosophie en 1881, il fréquente les milieux républicains «opportunistes» de la capitale, puis il est nommé professeur au lycée d'Albi de 1881 à 1883 et enseigne à l'université de Toulouse à partir de 1883. Élu député du Tarn en 1885, il siége au centre gauche. Battu quatre ans plus tard, Jaurès retourne à l'enseignement et obtient son doctorat en philosophie en 1892. Si sa thèse principale porte sur « la Réalité du monde sensible », sa thèse complémentaire, « les Origines du socialisme allemand », l'amène à méditer longuement sur les idées de Hegel, de Fichte et des divers théoriciens socialistes. Le fait capital pour son évolution est le soutien qu'il apporte en août 1892 aux luttes des mineurs de Carmaux (Tarn). Élu député en 1893 dans cette circonscription ouvrière, il est plongé au cœur de la lutte des classes. Dès lors, persuadé que la révolution est inéluctable, il garde toute sa vie la foi dans un socialisme républicain pour lequel il va lutter de toutes ses forces. Son « Histoire socialiste de la Révolution française « (1901-1908), constitue la garantie historique du bien-fondé d'une pratique politique que l'on a souvent appelée ensuite «réformiste». Partisan de la défense de la république aux côtés des dreyfusards lors de l'affaire Dreyfus (ce qui lui vaut d'être battu aux élections de 1898), Jaurès est un des principaux artisans de l'unité socialiste, réalisée en 1905 Que ce fût à la tête de « l'Humanité », qu'il fonda le 18 avril 1904, à l'intérieur de son parti, la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), tiraillé entre les tendances, au Parlement, ou bien dans les réunions publiques, Jaurès s'imposa comme un leader incontesté. En 1901, il participe à la fondation du parti socialiste français, opposé au parti socialiste de France de Jules Guesde. En 1905, il milite en faveur de la séparation de l'Église et de l'État. Opposant farouche à la politique coloniale, il condamne toute opération de conquête française, notamment au Maroc en 1911. Au fur et à mesure que la menace de guerre se précise, Jaurès pense que l'action du prolétariat international peut sauvegarder la paix. Il devient ainsi l'objet de la haine de toute la droite nationaliste. Dans le climat d'excitation chauvine de l'avant-guerre, il est assassiné, d'un coup de pistolet, au Café du Croissant, le 31 juillet 1914, par Raoul Villain. Les cendres de Jaurès sont transférées au Panthéon en 1924, et son assassin, qui avait été jugé et acquitté en 1919, s'exile en Espagne, où il est fusillé par les républicains en 1936.

Anecdote : la « rue Jean Jaurès » s’est appelé jusqu’en 1987 « chemin neuf »
* Source : Texte tiré du site (n'existe plus en 2009) http://fr.encyclopedia.yahoo.com
* Voir aussi des documents audiovisuels sur http://www.ina.fr/video/CPF86649216/il-y-a-cinquante-ans-jean-jaures.fr.html
* Tourisme et découvertehttp://www.musees-midi-pyrenees.fr/musees/centre-national-et-musee-jean-jaures/ 

JEU DE PAUME (Allée du, Rue du, Impasse du, Place du, École maternelle du)


Le lotissement Abbé Pierre situé au coin des rue du Jeu de Paume et du Bel Air, est un ensemble de maisons destinées aux familles les plus modestes. Elles ont été "inaugurées" en septembre 1956, lors d'une visite de l'abbé Pierre (que l'on voit sur la photo de droite en compagnie de Guy Chavannes, maire de l'époque)



(à gauche) Vue aérienne de la rue du Jeu de Paume (la rue traversant la carte dans sa largeur) dans les années 1960. Sans que l'on sache très bien pourquoi, cette rue a, alors, une "spécialité", celle d'accueillir pas moins de trois transformateurs de verre, Mr Rivel au 40, Mme Bigot au 45 et Mr Villeroy au 89. Ce dernier soufflait le verre et son fils, Claude, qui lui succèdera, continuera, avec son épouse Catherine, cette activité jusqu'à l'aube du 21è siècle. "Il fallait voir ce véritable artiste qui, en quelques minutes, transformait sous nos yeux un tube en une magnifique ampoule torsadée destinée à un lustre de monument historique, ou bien laissant aller son imagination pour créer un soliflore aux formes uniques !" (à droite) Après son croisement avec la rue de l'Orangerie, la rue du Jeu de Paume devient l'allée du mème nom. (carte postale éditée en 1907)






La place du Jeu de Paume hier (haut, à droite) avec ses contre-allées arborées (haut, à gauche) et la même après sa réhabilitation en 1993 (bas, à gauche). La fontaine qui la borde (bas, à droite) est la dernière "expression" du réseau de bornes fontaines d'eau potable qui, au 19ème siècle et début du 20è, maillaient le territoire torcéen. (© Photos 1993 Gérard Burlet et cartes postales anciennes datées de 1905 et 1908)


Sur le pourtour de la place du Jeu de Paume subsistent encore deux témoignages du passé de Torcy. D'une part, les maisons Menier qui étaient réservées aux ouvriers travaillant à la chocolaterie de Noisiel (à gauche), d'autre part, les premiers châteaux d'eau de la ville (à droite), alimentés par l'usine d'élévation des eaux de la Marne située en bas du Chemin  de la Messe. L'un d'entre eux, le plus petit, servant à l'alimentation du domaine de Rentilly. Ces édifices, au terme d'une très belle opération de réhabilitation, servent aujourd'hui de maison d'habitation. (cartes postales ancienne de 1908 et 1921)

Le nombre de voies ou lieu dédiés à ce jeu, ancêtre du tennis, démontre l’importance qu’il avait dans la commune, comme d’ailleurs dans tous le nord de la France entre le 16è et 18è siècle, importance qui a été « mémorisée » par notre langue grâce à la survivance de nombreuses expressions. Réparti en deux disciplines, la « courte paume » (elle se joue à l’intérieur d’une salle, le « tripot ») et la « longue paume » de plein air, on compte au début du 17è siècle pas moins de 1800 « tripots » et un nombre incalculable de terrains de longue paume, dont celui de Torcy. Si la « courte » est souvent considérée comme « le roi des jeux car le jeu des Rois » (c’est Louis XV qui en a édicté les règles), la « longue », à travers des règles de jeu moins strictes, a permis à ce loisir (on ne parlait pas encore de sport !) d’être accessible et pratiqué par le plus grand nombre. Après la vogue du jeu de paume, la place est devenue au 19è un lieu de promenade et de marché où les colporteurs sillonnant la France aiment à s’arrêter pour peu qu’ils disposent de l'autorisation municipale en vigueur depuis 1902. De nos jours, c’est un terrain de pétanque réputé.

Jeu de Paume et expressions

  • « Qui va à la chasse … perd sa place ! » La « chasse » est un point particulier du jeu de paume. Lorsque cette « chasse » est obtenue, les joueurs changent de côté et le joueur au service … perd sa place !
  • « Jeu de main, jeu de vilain » Joué d’abord à main nue, le jeu de paume évolue à la fin du moyen âge vers un jeu de battoirs ou de raquettes. Ces objets étant d’un certain prix, leur usage les réservent par définition à la « noblesse ». Pour les « vilains », le jeu reste à « la main »
  • « Bisque, Bisque, Rage ! » Une « bisque » est un point gagnant dont le joueur peut bénéficier une fois dans la partie au moment de son choix et qui entraîne le dépit de l’adversaire

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

JOUVET (Allée Louis)

Louis Jouvet naît en 1887 à Crozon (Finistère). Après des études en pharmacie, il "monte" à Paris où il débute dans une troupe de théâtre amateur en 1907. Il masque alors son bégaiement par une diction syncopée qui le rendra célèbre. Il débute en 1913 avec Jacques Copeau au Théâtre du Vieux-Colombier, puis il installe sa propre troupe à la Comédie des Champs Elysées (1922), où il remporte son premier grand succès avec « Knock » (1923), de Jules Romains. En 1927 Louis Jouvet rencontre Giraudoux. C'est lui qui le fait connaître comme auteur de théâtre. Il crée « Siegfried » (1928) qui sera un triomphe. De leur collaboration, naîtront également « Intermezzo » (1933), « La guerre de Troie n’aura pas lieu » (1935), « Électre » (1937) , « Ondine » (1939), « La Folle de Chaillot » (1945)… A partir de 1935, il dirige « l'Athénée » devenu aujourd'hui « l'Athénée Louis Jouvet ». Si Giraudoux reste son auteur fétiche, Louis Jouvet apprécie également Jules Romain, Marcel Achard, Corneille, Molière, Jean Genet et Jean-Paul Sartre. Passionné par le théâtre, Louis Jouvet n'a de cesse de transmettre cette passion, ses responsabilités ne l'empêchant pas d'assurer des cours au Conservatoire dès 1934. Soucieux de son indépendance, il refuse deux fois le poste d'administrateur de la Comédie Française, craignant sans doute d'y perdre sa liberté. Grand acteur de cinéma, Louis Jouvet a composé des personnages devenus de grands classiques du cinéma français : L'évêque énigmatique de « Drôle de Drame », l'aristocrate désargenté des « Bas fonds », l'inspecteur désabusé de « Quai des Orfèvres », le docteur « Knock » (adaptation de la pièce de Jules Romain, qui l'avait rendu célèbre). Lorsque éclate la Seconde Guerre Mondiale, Louis Jouvet est l'une des figures emblématiques du théâtre et du cinéma français . Il se fait piéger par le Gouvernement de Vichy qui lui confie quelques semaines après la signature de l'Armistice le contrôle des grands théâtres nationaux. Louis Jouvet occupe la fonction jusqu'en juin 1941. Il décide alors de partir en tournée avec sa troupe en Amérique latine. Il ne revient en France qu'après la Libération et reprend la direction du Théâtre de l’Athénée . Il meurt dans son théâtre, le 16 août 1951, victime d’un accident cardiaque.

* Source : Texte tiré du site http://www.alalettre.com/
* Voir aussi http://www.internationalnews.fr/article-louis-jouvet-et-l-amour-du-theatre-documentaire-48-58--38484180.html

LACS (Cours des)

Au fond, le Restaurant de la Presqu’île (devenu par la suite "Taverne de Maître Kanter" puis "Confucius"). En 1993. les lacs ont été, les uns après les autres, asséchés pour être nettoyés. Plusieurs tonnes de déchets ont ainsi été récupérés dont nombre d’appareils électroménagers, quelques carcasses de voitures et près de 100 … caddies du Continent de l’époque. (© Photos 1993 Gérard Burlet) 

Cette voie longe les étangs du Maubuée et des Pêcheurs. Les étangs ou lacs servant aujourd’hui de « frontières » entre Torcy, Noisiel et Lognes n’ont pas, contrairement au sentiment que peut avoir le nouvel habitant ou le visiteur de passage, toujours existé. Ils ne sont apparus qu’au tournant des années 1970, avec le début de la construction de la Ville Nouvelle. Leur objet : être, en fonction de la forte urbanisation des alentours, le réceptacle des eaux de ruissellement. Depuis, leur paysagement très soigné en a fait un lieu de promenade, de pique nique et de pèche appréciés des habitants comme des visiteurs.

Voir aussi « Histoires d’eaux torcéennes »

LAGRANGE (Rue Léo)

Léo Lagrange est né le 28 novembre 1900 à Bourg-sur-Gironde. Son besoin de s'exprimer physiquement le pousse à s'inscrire aux Eclaireurs de France. Le 2 août 1914, la première guerre mondiale éclate. En août 1918, il s'engage à 17 ans et demi pour toute la durée du conflit et est démobilisé en 1919. Au lendemain du Congrès de Tours (décembre 1920), Léo Lagrange adhère à la SFIO, dirigée alors par Paul Faure, Jean Longuet et Léon Blum. Ses compétences et son enthousiasme font forte impression auprès des dirigeants de la SFIO. En 1925, il est élu membre de la Commission Administrative Permanente du parti et est chargé d'organiser les fédérations, l'action électorale et le développement de la propagande. Devenu rédacteur au journal « Le Populaire », organe de la SFIO, il y relate dans sa chronique l'actualité judiciaire. Il est élu député de Fourmies le 8 mai 1932. Réélu en 1936, Léon Blum, futur Président du Conseil, lui propose d'entrer au Gouvernement à la tête d'un ministère tout neuf : celui des sports et loisirs. Alors que le gouvernement de Léon Blum instaure la semaine de 40 heures et les congés payés, Léo Lagrange s'emploie à développer les loisirs sportifs, touristiques et culturels. C'est la création du billet populaire de congés annuels. Il encourage et impulse le mouvement des Auberges de Jeunesse. Ce sont les départs vers la neige, avec les trains spéciaux, les tarifs réduits sur les téléphériques, les refuges et les auberges qui s'ouvrent partout en montagne. Après avoir quitté le Ministère en 1938, il devient Président du Comité Laïque des Auberges de Jeunesse et agit pour que ce mouvement de grande fraternité se transforme avec la participation effective des usagers de la vie des auberges. En cette période où, en France, le loisir est une "idée neuve", survient le drame de la guerre civile en Espagne. Au Conseil des Ministres, Léo Lagrange défend ardemment l'intervention française pour soutenir les Républicains Espagnols. En 1937, il garde son poste dans le Gouvernement Chautemps, avec en plus, l'Education Physique, et dépend alors du Ministère de l'Education Nationale animé par Jean Zay. Léo Lagrange est conscient des dangers du fascisme, il dénonce les accords de Munich et considère que le pays ne doit rien négliger pour sa défense. A la déclaration de guerre, Léo Lagrange a 39 ans. Il est parlementaire et ancien combattant de la Grande Guerre. Il n'est donc pas mobilisable. Mais son républicanisme, sa volonté de combattre le fascisme non seulement par la parole, mais aussi par les armes, fait que le 8 Septembre 1939, il rejoint volontairement le commandement militaire. Sous-Lieutenant au 61ème Régiment d'Artillerie de Metz, il participe au repli sur le front de l'Aisne. Il écrit chaque jour à sa femme et ses lettres traduisent ses impressions, ses sentiments et son attachement. Dans sa dernière lettre, le 3 juin, il écrit : "Nos pauvres bougres sont bien. On doit tirer son chapeau : c'est cela le peuple de France dont le courage grandit dans l'adversité. Qui n'a pas vu cela ne sait pas ce que c'est qu'un homme". Le 9 juin, le front s'embrase, les bombardements de l'artillerie allemande se déchaînent et l'officier de liaison Lagrange est tué à Evergnicourt d'un éclat d'obus. Le 19 juin 1945 , une manifestation, salle Pleyel, honore sa mémoire. La conclusion appartient à André Malraux : "Il est mort dans la fidélité, il est mort dans le courage, dans la recherche de la vérité et dans la dignité. C'était un homme que nous aimions". Le 28 Juillet 1947, son corps est ramené à Bourg sur Gironde pour être inhumé, en présence d'une foule immense et recueillie.

LAMARTINE (Allée)

Poète, écrivain et homme politique français (1790/1869). Son enfance s'écoule à Milly (Saône-et-Loire) entre son père, gentilhomme campagnard royaliste, sa mère et ses cinq sœurs. Lamartine fait ses études au collège de Belley (Ain) avant de mener, entre 1808 et 1814, une existence désœuvrée; de 1811 à 1812, il parcourt l'Italie. En 1816, aux bains d'Aix, il rencontre Julie Charles, qui sera l'Elvire des « Méditations poétiques » et son célèbre « Le Lac », publiées en 1820 avec un succès considérable. Lamartine épouse une Anglaise, miss Birch, puis est nommé attaché d'ambassade à Naples. En 1823, il publie les « Nouvelles Méditations ». De 1825 à 1828, il écrit la plupart des poèmes contenus dans les « Harmonies poétiques et religieuses » Élu à l'Académie française (1829), il s'oriente vers la politique après la révolution de Juillet. Il subit un échec aux élections législatives et part pour l'Orient (1832-1833) avec sa femme et sa fille unique, Julia, qui meurt pendant le voyage. Lamartine parcourt la Grèce, la Syrie, la Palestine, le Liban (« Voyage en Orient », 1835). Son élection à la Chambre (1833) le rappelle en France. D'abord ardent légitimiste, Lamartine se rallie peu à peu à la monarchie de Juillet, sans s'attacher à aucun parti. Il se signale plus par son éloquence que par ses compétences politiques. Il compose « Jocelyn » (1836) et « la Chute d'un ange » (1838), ainsi que les « Recueillements poétiques » (1839). Son « Histoire des Girondins » (1847), ouvrage éloquent et généreux, mais où la critique historique fait défaut lui vaut une grande popularité. Quand la révolution de février 1848 proclame la république, il devient membre du gouvernement provisoire et ministre des Affaires étrangères. Réélu triomphalement en avril, il se rapproche des radicaux, qu'il avait combattus, mécontentant ainsi ses électeurs modérés. Son prestige est alors en déclin; il s'associe par deux fois à des mesures répressives. Lorsque l'Assemblée constituante doit statuer, le 9 octobre, sur le mode d'élection du président de la République, son discours décide l'Assemblée à voter l'élection au suffrage universel. Candidat à la présidence, aux élections du 10 décembre 1848, il subit un échec écrasant. C'est la fin de sa carrière politique. Il compose alors « l'Histoire de la révolution de 1848 » (1849), puis « l'Histoire de la Restauration », ainsi que des romans: « Raphaël » (1849), « Geneviève, histoire d'une servante » (1851), « le Tailleur de pierre de Saint-Point » (1851), et « Graziella » (1852). Ruiné, endetté, il se consacre à des travaux de librairie (il publie ses œuvres complètes à compte d'auteur) et ne crée plus rien d'important. Il passe les dernières années de sa vie avec sa nièce, Valentine de Cessiat. Mort dans la pauvreté et l'indifférence générale, Lamartine est enterré à Saint-Point (Saône-et-Loire).

* Tourisme et découvertehttp://www.lamartine.com/  

LAGNY (Route de)

Voir « Route de Noisiel »

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

LAPÉROUSE (Allée)

Jean-François de Galaup de Lapérouse, est né à Albi le 23 août 1741. Encouragé par l'un de ses parents, il trouve définitivement sa vocation en devenant à l'âge de 15 ans garde marine à Brest, il sera officier de Marine en 1756. Commence alors l'extraordinaire aventure de cet Albigeois qui dès l'âge de 22 ans s'engage dans le conflit contre l'Angleterre, lors la guerre de 7 ans, à propos du Canada (1757-1763). Il sera blessé puis prisonnier sur l'honneur des Anglais (1759-1762). Promu enseigne de vaisseau en 1764. Son expérience de l'Outremer se confirme dans les années 1772-1778 alors qu'il sert d'abord aux Antilles puis dans l'océan Indien où. ayant obtenu en 1773 son premier commandement à la mer, il se signale en sauvant le comptoir de Mahé assiégé par un prince local. Promu lieutenant de vaisseau, il reçoit la croix de Saint-Louis en 1778. Il s'illustre alors dans la baie d'Hudson pendant la guerre d'indépendance des Etats-Unis (1778-1782). En 1785, il est nommé capitaine de vaisseau à l'âge de 40 ans et , il a maintenant de solides appuis en la personne du ministre de la Marine, le duc de Castries et de Fleurieu, directeur des ports et des arsenaux. Il épouse la jeune Louise Eléonore Bourdou en juillet 1783. Louis XVI lui confie alors une expédition autour du monde destinée à compléter les récentes découvertes de Cook. Les objectifs en étaient multiples, géographiques, scientifiques, économiques, mais aussi politiques avec l'établissement ultérieur de bases françaises au niveau de l'Alaska, des Philippines et de la presqu'île du Kamchatka. C'est en somme un programme gigantesque d'exploration dans tout le Pacifique Nord et Sud, y compris les côtes de l'Australie qui lui est proposé. Deux navires, « la Boussole » et « l’Astrolabe » partent de Brest le 1er août 1785 pour un périple estimé à trois ans. Les résultats de l'expédition sont connus à chaque escale. Le 6 novembre il parvient au Brésil puis le 24 février 1786 au Chili et ensuite à l'île de Pâques, puis Hawaï le 30 mai 1786. Entre-temps, une reconnaissance des côtes du Canada et de 1’î1e de Vancouver en juillet 1786 a été marquée par un incident de mer tragique et la perte de 22 marins dans la baie de Lituya. Le 28 mars 1787 commence l'exploration de la côte asiatique par Canton, Formose et le Japon. Barthélémy De Lesseps, oncle du constructeur du Canal de Suez , interprète de russe débarquant à Pétropavlosk au Kamchatka quitte l'expédition pour ramener par voie de terre les documents de la seconde partie du voyage, il traverse toute la Sibérie. Les dernières nouvelles parvenues, servant à orienter les recherches, sont confiées aux anglais à Botany Bay (Australie) au début de 1788. Il est cependant prouvé aujourd'hui que Lapérouse est un des découvreurs de la côte orientale de Nouvelle Calédonie, avant de voguer vers son tragique destin à Vanikoro. Le 10 Mars 1788, à son départ d'Australie, commence le mystère La Pérouse qui dure quarante ans. Sans nouvelle de lui à la mi-1789, on commence à s'inquiéter à Versailles. L'expédition est déclarée officiellement perdue le 14 février 1791. L'histoire rapporte que Louis XVI quelques minutes avant son exécution aurait demandé des nouvelles de l'expédition de Lapérouse. En 1791, une expédition de secours est commandée explore sans succès la zone indiquée par Lapérouse à sa dernière escale en Australie, et notamment le voisinage des Iles Salomon (Santa Cruz) où il est probable qu'il y ait eu des survivants à cette époque. C'est 30 ans plus tard qu'un irlandais, le capitaine Dillon naviguant dans cette zone achète des objets français provenant d'une île voisine, Vanikoro. La nouvelle s'ébruite et, rentré à Calcutta on lui confie un navire pour des recherches . Il précède sur les lieux Dumont D’Urville envoyé par la France, mais coopère avec lui. Il y a alors identification formelle des épaves de l'expédition Lapérouse et recueil d'indications fournies par les indigènes sur le sauvetage d'une partie des rescapés et le départ d'une autre sur une embarcation de fortune, dont on est sans nouvelles. Lapérouse, par sa personnalité attachante et son indépendance d'esprit, reste au plan national l'un des grands explorateurs maritimes du XVIIIème, et un précurseur des relations entre la France et les pays du Pacifique Nord et Sud .

* Source : Texte tiré du site http://netmarine.net/
* Voir aussi : http://perso.wanadoo.fr/laperouse  

LINGENFELD (Avenue de) 

















 

(haut, à gauche) Sur cette carte postale des années 1970, l'avenue de Lingenfeld s'appelle encore route de Croissy. Au niveau de la 2CV, c'est l'entrée du château des Charmettes. Les immeubles à gauche forment la résidence de l'Etrier, dernier programme immobilier d'envergure d'avant Ville Nouvelle et construit sur le parc de l'ancien Château. (haut, à droite) Dans le parc des Charmettes, cette stèle commémore le jumelage avec Lingenfeld. (bas à gauche) Tableau offer par Lingenfeld à Torcy pour les 30 ans du jumelage. (bas, milieu) Dans le début des années 1980, c'est le long de l'avenue de Lingenfeld que va être implantée, la seconde Poste de Torcy. Elle ne restera en activité que quelques années avant d'être transférée à sa place actuelle, rue Gaston Defferre. Ses locaux sont maintenant occupés par divers commerces, dont la serrurerie Labbé. (bas, à droite) C'est aussi au début des années 1980 que va être édifié l'hôtel Balladins qui va être le premier véritable hôtel de Torcy "Ville Nouvelle"
(© Photos stèle et Balladins 2004 Gérard Burlet)

Anciennement appelée route de Croissy (jusqu’au croisement avec l’avenue Jacques Prévert et Chemin départemental 128 dit d’Emerainville (pour le reste de son parcours), cette voie a pris le nom de la ville jumelée avec Torcy depuis le 18 mars 1972 après l’organisation, durant 8 ans, de rencontres de … football entre les deux communes. Située au bord du Rhin, à 30 km de Ludwigshafen, et à 11 km de Speyer. (Spire en français), Lingenfeld appartient au Land de la Rhénanie-Palatinat. La ville compte 5500 habitants dont les loisirs sont dominés par la musique et le sport. Côté sports, le plus important est le football (sport à l'origine du rapprochement entre Lingenfeld et Torcy), les disciplines sportives les plus anciennes étant la gymnastique et le handball. Côté musique, la ville est réputée pour ses chorales (« la chorale Saint Martin », le « Gospelchor » - une chorale de gospel à la renommée internationale) - et le "Männergegangverein-Einnigkeit" - chorale de 50 chanteurs) comme pour ses orchestres d’accordéons, de cordes ou sa fanfare..

* En savoir plus  sur Lingenfeld, voir les sites (en allemand) :  http://www.lingenfeld.de/ ou http://www.vg-lingenfeld.de/
* En savoir plus  sur le Comité de jumelage, voir le site http://www.jumelage-torcy.fr/
Nota : Torcy est aussi jumelé avec la ville écossaise de Girvan

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

LOUPS (Allée aux)

Pendant de longs siècles, les loups ont été les voisins encombrants et parfois même dangereux de nos ancêtres. Ils vivaient autrefois dans l'ensemble de notre région et les noms de lieux, sont là pour nous le rappeler. Dans la journée, les loups ne vagabondaient que rarement en rase campagne. S'ils l'avaient fait, ils auraient été la cible des paysans et chasseurs. De ce fait, ils se terraient le plus souvent dans les forêts et les bois. Que les loups attaquent les humains était un phénomène relativement rare ; cependant, en période de grand froid, quand la terre gelait et que le gibier se faisait moins abondant, il arrivait qu'ils soient amenés à sortir de leurs bois en quête de pitance. Ils s'aventuraient alors loin de leurs repaires et on pouvait les voir rôder près des fermes, recherchant le bétail isolé. Un loup affamé était un animal dangereux et quand, par malheur, il ne trouvait point de proie, son appétit pouvait se reporter sur les hommes. Au cours des hivers les plus rudes, la méfiance était de rigueur. Cependant, il ne faut pas s'imaginer que, durant l'hiver, les habitants vivaient en état de siège et que la mort frappait régulièrement. Les populations, habituées à ce danger, disposaient de moyens de défense. Ainsi, au XVIIIe siècle, presque chaque ferme disposait d'un fusil et de pièges comme « les grilles en fer avec un grippe-loup ». Sans parler des trous profonds recouverts de branchages creusés sur les lieux habituels de passage des bêtes (voir « rue de la fosse aux loups ») ou de l'organisation régulière de battues sous la houlette (ou non) du Seigneur du lieu (voir « allée de la louveterie »). Bien souvent, l'animal abattu était porté en procession à travers la commune où une fête était organisée. Ces battues durèrent au moins jusque dans les années 1880... Il y a de cela à peine 100 ans. La capture d'un loup était autrefois récompensée par le versement d'une prime, dite prime à la destruction des loups. Celle-ci était attribuée par le conseil municipal au vu du cadavre de la bête et pouvait atteindre jusqu’à dix fois le salaire journalier d’un cantonnier de l’époque.

* Source : Texte tiré du site (n'existe plus en 2009) : http://perso.wanadoo.fr/michel.mauguin/sonj/plabenec.htm
* Anecdote : saviez vous qu’il existe un musée du loup ? http://www.museeduloup.fr/
* Voir aussi le site : http://www.loup.org/  

LOUVETERIE (Allée de la)

Cette dénomination fait référence aux offices de louveterie (équipage pour la chasse aux loups) avec meutes, créés par François 1er et placés sous la direction d’un Grand Louvetier.

Voir aussi « allée aux loups » et « rue de la fosse aux loups »

LUMIÈRE (Allée des Frères)

Auguste (1862/1954) et. Louis (1864/1948). Leur père, Antoine, s'intéresse à la toute récente photographie et s'installe à Lyon après la guerre de 1870, comme portraitiste. Il devient assez rapidement un photographe de renommée régionale. Les enfants l’aident souvent dans l'atelier. Louis, qui vient d'obtenir un diplôme d'une école de physique, essaie, dans un premier temps, de perfectionner les procédés de développement photographique et transforme, peu à peu, le sous-sol du magasin en laboratoire de chimie appliquée. Bientôt, il met au point de nouvelles surfaces sensibles et, à dix-huit ans, se lance dans la fabrication industrielle de plaques sèches au gélatino-bromure d'argent. En 1891, la recherche photographique des frères Lumière s'oriente vers l'obtention d'images en couleurs et en 1900, à l'occasion de l'exposition universelle, les visiteurs peuvent admirer des épreuves en couleurs très prometteuses des frères Lumière. Ils ne sont pas seulement des inventeurs et des innovateurs, ainsi que de bons gestionnaires dans le domaine de l'industrie photographique, mais également des pionniers du cinématographe. Les frères Lumière participent à cette épopée du cinéma en déposant, en 1895, le brevet d'une caméra qui fait également office d'appareil de projection et de tireuse. Ils la baptisent «Cinématographe ». Le premier film de l'histoire du cinéma, que Louis et Auguste présentent le 22 mars 1895, a pour titre « la Sortie des usines Lumière ». Ils inventent du même coup la publicité cinématographique ! Le succès est, une fois de plus, au rendez-vous, au point d'éclipser, injustement, tous leurs prédécesseurs. C'est leur père qui s'occupe de l'exploitation commerciale de l'invention. Dans le sous-sol du Grand Café, à Paris, le «salon indien» sert de salle de projection. La séance dure vingt-cinq minutes, avec 17 petits films d'une minute chacun. Certains soirs, les curieux forment des queues de 300 m ! L'exploitation est prospère, et de nombreux films sont tournés pour ne pas lasser le spectateur. Parmi les plus connus, on retiendra: « l'Arrivée d'un train à La Ciotat » , « l'Arroseur arrosé » , « le Déjeuner de bébé » … Une centaine d'opérateurs sont formés et parcourent le monde pour rapporter des images sur l'Empire colonial français. Mais ce ne sont que des documentaires; le cinéma de fiction n'apparaîtra qu'avec Méliès, Pathé ou Gaumont. Le succès des frères Lumière vient de leur exceptionnelle capacité de création. Ils imaginent sans cesse de nouveaux matériels, de nouvelles compositions chimiques, qui font progresser la technologie et l'art photographique. Les brevets qu'ils déposent sont innombrables, et ils feront près de 500 communications devant les membres de la Société française de photographie et de l'Académie des sciences. Leur créativité touchera les domaines de la chimie, de l'électricité, de l'acoustique, de l'automobile, de la pharmacie, de l'industrie agricole et alimentaire.

* Voir aussi : http://www.institut-lumiere.org/