NEPTUNE (Square)

Dans ce quartier dont toutes les rues ont un rapport avec l’eau, rien de plus naturel que d’y voir figurer Neptune, dieu de la mer chez les Romains. Appelé aussi Poséïdon dans la mythologie grecque, il est représenté armé d’un trident et il lui est attribué la domestication du cheval.

NÉRUDA (Rue Pablo)

D'origine modeste, Pablo Neruda, de son vrai nom Ricardo Neftali Reyes Basoalto, est né le 12 juillet 1904 à Parral, au Chili. Dès l'adolescence, et pendant ses études dans la capitale Santiago, il écrit avec avidité. Depuis 1923, date de « Crépusculaire », les oeuvres se succèdent au long d'une vie marquée par les voyages, l'errance, l'exil: «Ainsi toute ma vie, je suis allé, venu, changeant de vêtements et de planète.» À partir de 1927, Pablo Neruda occupe plusieurs postes consulaires : Rangoon, Colombo, Batavia, Buenos Aires. En 1940, après un séjour au Chili, Neruda est nommé, consul général au Mexique. En 1945, le poète est élu sénateur des provinces minières du nord du Chili. La même année, il adhère au Parti communiste mais les persécutions du président de la République, Gabriel González Videla, l'obligent à fuir son pays. À nouveau, les voyages se multiplient aux quatre coins du monde. En 1950, Neruda obtient le prix « Staline de la paix ». En 1970, il est nommé ambassadeur du Chili, sous le gouvernement socialiste du président Allende. Le 21 octobre 1971, il reçoit la consécration du prix Nobel de littérature. Dans le discours qu'il prononce à Stockholm, le poète évoque avec tendresse les frères inconnus qui l'aidèrent à franchir les Andes alors que sa tête était mise à prix dans son propre pays (1949). En 1972, il prononce devant le « Pen Club International un discours dénonçant le blocus américain contre le Chili. « Géographie infructueuse » paraît en mai à Buenos Aires : pressentant sa proche agonie, le poète s'interroge sur sa vie et sur son oeuvre poétique. Renonçant à son poste, il quitte la France le 20 novembre 1972 et rentre au Chili avec Mathilde Urrutia. Son peuple l'accueille triomphalement à Santiago. Le 11 septembre, un putsch militaire renverse le gouvernement de l'Unité populaire. Allende est assassiné à la Moneda. Le 24 septembre 1973, Pablo Neruda meurt à Santiago. Ses obsèques se déroulent en présence de l'armée. Des chants jaillissent de la foule, témoignant, par-delà la mort, du pouvoir subversif de la poésie.

* Tourisme et découverte : http://www.lasebastiana-neruda.cl/

NIEPCE (Allée Nicéphore)

Né en 1765 à Chalon sur Saône, ce fils d'une riche famille fait ses études au collège de l'Oratoire, se destinant à la prêtrise. Attiré par les sciences autant que par les humanités, il prend en 1787, dans la pure tradition gréco-latine de cette fin de siècle, le prénom de Nicéphore ("le porteur de victoire"). Nul ne sait pourquoi! Niepce fuit la Révolution Française mais retourne pour servir dans l'armée française sous Napoléon Bonaparte. Il démissionne pour cause de maladie et s'installe près de sa ville natale, Chalon-sur-Saône, où il s'engage dans la recherche le reste de sa vie. Il épouse la fille de sa logeuse, Agnès Romero. En 1807, lui et son frère Claude inventent un engin à combustion interne, qu'ils nomment Pyréolophore, expliquant que le mot est dérivé d'une combinaison des mots grec "feu", "vent" et "je produis". Travaillant sur un système de piston et cylindre similaire aux engins à gazoline du 20e siècle, le Pyréolophore, au début, utilisait la poudre de lycopodium comme carburant. Ils participent au concours lancé pour le remplacement de la pompe de Marly qui transporte l'eau de la Seine à Versailles. En 1811, ils font la culture du pastel pour en extraire l'indigo dont la France manquait par suite du blocus continental. Ils fabriquent une draisienne (ancêtre de nos bicyclette) dont la particularité était d'avoir un siège réglable. Lorsque la lithographie est devenue un divertissement à la mode en France, 1813, Niepce commence à expérimenter la nouvelle technique d'impression. Maladroit en dessin et incapable d'obtenir une pierre lithographique adéquate, localement, il cherche une façon de fournir des images automatiquement. Il enduit d'étain avec différentes substances sensible à la lumière dans un effort de copier des gravures superposées au soleil. À partir de là il progresse. En 1816, Nicéphore, utilisant une chambre noire, réussit à faire apparaître une image, en négatif, sur un support en papier sensibilisé avec du chlorure d'argent (lequel noircit sous l'action de la lumière) ; l'image est partiellement fixée par de l'acide nitrique. En 1826, il obtient la première véritable photographie - qu'il appelle " héliographie " -, par un procédé qui fournit directement l'image en positif ; à cet effet, il emploie une plaque recouverte de bitume de Judée ; sous l'impact de la lumière, le bitume des zones exposées blanchit et, en outre, durcit, devenant alors insoluble dans son solvant habituel ; dans ces conditions, le bitume non impressionné peut être éliminé sélectivement, et seules subsistent, sur la plaque, les parties claires de bitume blanchi, qui forment ainsi la photographie. En utilisant une technique dérivée, Niepce réussit à graver une plaque métallique qui, encrée, peut servir à l'impression ; c'est la photogravure. Alors qu'il est en visite en Angleterre en 1827, il rédige un mémorandum sur son invention à la Société Royal de Londres. Le terme de photographie n'apparaît qu'en 1839. Niepce meurt le 5 juillet 1833, à Chalon-sur-Saône, modeste inventeur "modeste par excès" pour reprendre son épitaphe - d'une technique qui pourtant révolutionna notre monde.

* Voir aussi http://www.niepce.com/
* Tourisme et découverte : http://www.museeniepce.com/

NOISIEL (Route de) 

Fait bien entendu allusion à la commune limitrophe. S’il existe à la fin du 18è siècle un chemin allant du moulin de Douvres à Noisiel et un autre allant de la rue Chèvre à Lagny, il n’y a rien entre les deux. Ce n’est qu’en 1881 que la chocolaterie Menier va demander la création d’une voie directe entre Noisiel et Lagny. Les élus torcéens s’y opposent en faisant valoir que ces travaux « ne relèvent pas de l’intérêt public mais du seul intérêt privé de l’usine Menier ». Si, sur le fond, l’argument a le mérite de la cohérence, il faut savoir que la véritable préoccupation est de voir la « circulation », passant par le cœur de Torcy, diminuer et donc de porter atteinte à l’économie locale. La « fronde » torcéenne ne va rien changer et la liaison « Noisiel-Lagny » va très vite être une réalité. Néanmoins cette « opposition » locale va laisser des traces, notamment quand, quelques années plus tard, la commune va solliciter le Conseil Général pour « araser » les voies d’accès principales (« rue chèvre » et « arche guédon ») afin de « ne pas détourner les voitures de passer par Torcy ». Le département va rester totalement « sourd » à cette demande, en mémoire, certainement, de la mauvaise volonté municipale antérieure et, surtout, du montant des indemnités exigées par la commune pour autoriser le passage de la route « Noisiel-Lagny » dans les « pâtis » communaux.




(à gauche) Sur la droite, l'atelier des caisses de la chocolaterie Menier (à droite) La vue est prise de Noisiel. Les bains-douches sur la droite sont ceux de la chocolaterie et situés à l'angle de la route de Noisiel et de ce qui est aujourd'hui la rue Jean Jaures (Cartes postales de 1908 et 1911)

Anecdote: C'est le long de cette route que vont s'installer des guinguettes (telle la Maison Pélardy ).
                     Voir Zoom Les Cantines
Anecdote : la « route de Noisiel » était aussi aussi appelée « Route de Lagny ». C'est aujourd'hui le CD10P.

ONDE (Villa de l’)

De par les rues avoisinantes ayant toutes un rapport avec l’eau, c’est, bien entendu, le sens étymologique de « onde » qui est à prendre en compte. Venant du latin « unda » (eau courante), il s’agit d’une masse d’eau qui se soulève et s’abaisse en se déplaçant ou en donnant l’illusion du déplacement.

ORANGERIE (Rue de l’, Impasse de l’)




(à gauche) La rue de l'orangerie à son débouché sur la rue de Paris. A gauche, la première poste de Torcy et en face, une épicerie-mercerie qui deviendra quelques années après le bar de ... le Poste ! (à droite) Face aux maisons de la gauche, le mur a aujourd'hui fait place aux maisons et à la rue de Girvan. (ci-contre) Nous sommes pratiquement au niveau du carrefour avec la rue du Cèdre, arbre que l'on distingue en rrière plan sur la droite)

Voies situées sur l’emplacement de l’ancien château de Torcy et rappelant soit la partie du jardin où étaient placés les orangers durant la belle saison, soit le lieu fermé où ils étaient mis à l’abri durant l’hiver. Initialement, cette rue faisait la jonction entre la rue de Paris et le Chemin Neuf (aujourd’hui rue Jean Jaurès). Depuis 1995, une partie du tracé de la "rue", celui à flanc de coteau à partir de la rue des Pécheurs, a été intégrée dans l’avenue François Mitterrand. C'est dans la partie descendant vers la Marne que se sont construites, dans le premier quart du 19è siècle, de belles demeures dites, localement, "de Parisiens". Plusieurs d'entre elles sont encore visibles de nos jours (voir ci dessous) C'est par la rue de l'Orangerie que l'omnibus à cheval passait, plusieurs fois par jour, afin d'assurer la correspondance avec les trains s'arrêtant à la gare de Vaires-Torcy. Une service dont, dans les années 1900, on va "adapter les horaires afin qu'ils correspondent à ceux des trains" !




































(haut, à gauche) La Clairière en 1913. L'escalier de pierre, à droite, mène à la rue des Tilleuls (haut, à droite) La même maison en 1993 (© Photo 1993 Gérard Burlet) (bas, à gauche) La Guignette en 1909. (bas, à droite) La même demeure en 2004, pratiquement invisible à la belle saison tant le feuillage dense des arbres  qui la ceinturent l'isole de l'extérieur. (© Photo 2004 Gérard Burlet)

Anecdote : En 2005, la portion de la rue de l'Orangerie entre la rue de Paris et l'avenue François Mitterrand a fait l'objet d'une belle opération de rénovation.
Bonus :
VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

ORGEMOND (Allée d’, Impasse d’)

Vient d’un lieu-dit « le gibet d’orgemont » situé sur la commune de Saint Thibault des Vignes. Si on devine aisément que le qualificatif « orgemont » peut désigner un terrain en hauteur ou sur les pentes duquel sont cultivées des céréales, plus étrange est le qualificatif qui y est associé. En effet, « gibet » désigne généralement le lieu où sont plantées des « fourches patibulaires »1 seigneuriales. Cela signifie que la désignation de ce lieu remonte au minimum au 17è siècle mais compte tenu de sa localisation, il est peu probable qu’il ait un lien avec les Colbert, les derniers à avoir disposé de ce « privilège » sur leur terres de Croissy et Torcy. Sur ce sujet, il existe, en effet, un autre lieu-dit, plus crédible, en limite de Croissy et Torcy : « le clos des fourches »

1 Un Seigneur, par autorisation royale, peut disposer sur sa terre d’un droit de justice. Il peut être de « basse », « moyenne » ou « haute justice » en fonction des crimes et délits que le Seigneur est habilité à juger. Seul le droit de « haute justice » lui donne le droit à condamner à toutes sortes de peines afflictives, y compris la mort. De ce fait, il doit pouvoir disposer de prisons sûres, de piloris, de poteaux à mettre carcan et de fourches patibulaires. Ces dernières consistent en des colonnes de pierre soutenant des pièces de bois auxquelles on pend les criminels et où on laisse leurs corps exposés à la vue du public. Elles sont généralement dressées en dehors des villes, sur des lieux élevés et en bordure de chemins fréquentés de manière à être vues du plus grand nombre car outre leur fonction elles se doivent « d’avoir valeur exemplaire, effrayante et dissuasive ». Le droit concédé de haute justice, ayant fait l’objet de trop d’abus, fut progressivement transféré à la justice royale et totalement supprimé sous la Révolution Française.

PAIX (Rue de la)

La désignation de cette voie, vers la fin des années 1970, remplace celle de « chemin de la Messe » dans sa portion « place du Jeu de Paume/cimetière » Remplacer est d’ailleurs peut être un bien grand mot puisqu’à consulter les plans communaux de cette époque, on s’aperçoit que cette portion n’est pas franchement dénommée et que l’usage courant la désigne souvent sous le vocable de « route du cimetière ». Quoiqu’il en soit, sa nouvelle appellation, pourtant bien en harmonie avec le lieu public qu’elle dessert, va faire l’objet, des années durant, d’une rumeur persistante voulant que ce changement n’ait été du qu’à la volonté d’un Elu anticlérical ! Et peu importe que la « messe » d’avant n’ait rien eu à voir avec la religion !

PARC AUX BŒUFS (Allée du)

Vient d’un lieu-dit désignant l’endroit où l’on mettait en réserve des animaux, dont les bœufs qui pendant longtemps ont été utilisés comme bêtes de trait.

PARIS (Rue de) 

C’est probablement dans la seconde moitié du 19è siècle, après la construction de l’église et des autres bâtiments publics la longeant que la « voie royale »1 dite « route de Paris en Brie »2, puis « chemin départemental 17 bis », a été dénommée « rue de Paris » dans sa partie à l’intérieur des limites communales. Une adresse plus commode, il faut le reconnaître, pour la mairie fraîchement inaugurée. Une adresse plus valorisante aussi pour les commerces qui vont progressivement s’installer sur son parcours et dont le nombre va enlever, de fait, le titre de « cœur du village » à la Grande Rue. C’est aussi, le long de la rue de Paris que vont se construire les plus belles demeures de la commune dont, entre autres, « Maison Blanche » qui de 1967 à 1986, va devenir la seconde mairie de Torcy.

Nota : Compte tenu du nombre important de cartes postales anciennes consacrées à la rue de Paris, nous avons choisi de n'en présenter, ci dessous, que quelques unes relatives à la portion de la rue comprise entre l'avenue de Lingenfeld et la place de l'Eglise. Pour en voir plus, cliquez sur le bonus à la fin de ce chapitre.

L'Hôtel de la Poste était en face du débouché de la route de Croissy (av. de Lingenfeld). L'immeuble n'est plus et se trouvait à peu près sur l'emplacement de l'agence Société Générale.

Le café des Familles se trouvait sur le trottoir d'en face. L'établissement a existé jusque dans les années 1970, époque à laquelle il a fait place au domaine de l'Étrier.

La boucherie sur la droite a exercé son activité jusqu'à la fin des années 1970. Le dernier propriétaire en a été Monsieur Laplagne. Aujourd'hui, les lieux sont devenus un restaurant de spécialités grecques et turques, le Galatassaraï. En arrière plan à gauche, c'est le débouché de la rue de l'Orangerie. Juste derrière les personnages de gauche, les arbres cachent ce qui sera jusque dans les années   le Crédit Agricole.

Comme on peut le voir, trottoirs et voies sont désormais pavées. Si la Poste est opérationnelle depuis 1880, ce n’est que deux ans plus tard qu’y est installé le télégraphe au terme d’une ”bataille” avec l’Administration qui ne trouvera son épilogue qu’après l’acceptation par la Mairie de Torcy de rétribuer sur ses fonds communaux le facteur chargé de distribuer gratuitement (dimanches compris) les télégrammes.


“Au départ de l’Autobus”, propriété de la famille Bourguignon (Agence Immobilière Laforêt”), est situé en face de la Poste, à l’angle de la rue de l’Orangerie. C’est le premier arrêt, de l’omnibus à cheval puis de l’autocar reliant Torcy à la gare de Torcy-Vaires. C’est aussi là que l’on dégustait la bière des Moulineaux, marque régionale, médaille d’or à l’exposition universelle de 1900, et dont la production s’arrêta en 1940.

1956 - A droite, malgré l’aspect quelque peu “désertique” de la vue, les trois pompes du garage indiquent que le règne de l’automobile a commencé. Cette station service sera, pendant longtemps, la seule ouverte au public à 20 km à la ronde et restera en activité jusqu’à la fin des années 1990. Depuis, c’est devenu un ensemble immobilier au pied duquel on trouve l’agence bancaire de la B.N.P


La maison Naudin était le lieu par excellence de l'animation torcéenne. C'est dans une grande salle annexe que se déroulait bals, banquets républicains et jusque dans les années 1960, cinéma (le Palace géré par la famille Conil). Par la suite, l'établissement s'appellera "Le Bal Tango" et sera le seul Hôtel-Restaurant du village jusqu'à la construction de l'hôtel Baladins (à côté de l'actuelle mairie) à la fin des années 1980. Aujourd'hui, c'est  un café-restaurant (ainsi que le rappelle l'inscription en fer plaquée sur sa cheminée de toiture), "le Scorpion" (spécialités portugaises)

Le café Siméon était aussi receveur buraliste, c’est à dire qu’en plus d’être débitant de tabac, il était un agent du Trésor qui, pour le compte du receveur des impôts, encaissait des impôts indirects dits "droits de régie". La fonction, assimilable à celle d’auxiliaire de l'administration fiscale, relevait des "emplois réservés", et elle était, le plus souvent, attribuée à des pensionnés de guerre ou, après 1918, des veuves de guerre. La grande maison, juste après le café Siméon, est l’auberge Naudin. Plus rien ne rappelle de nos jours, le Tabac Siméon, qui a été un des éditeurs de nombreuses cartes postales locales.

La première véritable Mairie de Torcy construite dans la seconde moitié du 19è siècle

Vue de la place de l'Église avec la fontaine qui en ornait le centre. Sur la droite de la carte, on distingue la Mairie.

Situé sur le même plan que la mairie mais de l'autre côté de la place, le presbytère. Celui ci deviendra plus tard, la première école maternelle de la ville (une première sur tout le secteur). Dans les années 1950, une annexe prolongera le bâtiment et abritera les bains-douches de Torcy qui resteront en activité jusque dans les années 1970. Aujourd'hui, les lieux sont le siège du club des Aînés.

Consacrée en 1888, l'église St Barthélémy imite le style mi-oriental, mi-toscan du 14è. Elle se substitue à l'ancienne de la rue Chèvre qui tombait en ruine et dont elle a accueilli la cloche "Anne Victoire". Devant l’église, une élégante fontaine qui fera, jusqu’à la fin de 1921, la joie des enfants et l’envie des communes avoisinantes.A cette date, elle sera remplacée par le monument dédié au morts de la 1èere guerre mondiale.

1964 - La “carotte” (conditionnement du tabac à mâcher au 18è), est obligatoire depuis 1906 pour désigner les bureaux de tabac. Le lieu va, de 1968 jusqu’à mi 2000, s’appeler, comme beaucoup d’autres, “le Nemrod”, premier cigare à embout de la Seita qui, ainsi, en promeut partout le nom. Depuis, l'enseigne est celle du "Saint Barth" (référence à l'église St Barthélemy). Les commerces qui suivent le café, sont un coiffeur (auj. bureau de tabac) et une boulangerie.

Au premier plan à gauche, l’habitation est devenue l’agence immobilière “l’Adresse”. Elle est suivie par le café des Écuries et Remises de la Place (Brasserie “Le Saint Barth”, spécialités aveyronnaises) qui servait aussi de “garage” à la patache mise ne place en 1895 pour faire la liaison avec la halte de chemin de fer de Torcy-Vaires. En face, la place de l’Église et la grille, en bas à droite, est celle de la première véritable mairie de la commune


Au premier plan à gauche, les grilles sont celles du premier presbytère. Derrière la femme au landau, c'est le débouché de la place de l'Église. Le petit bâtiment, en arrière plan, est celui de la Garde Nationale (auj. local technique de la municipalité. A gauche, la grille derrière les personnages était celle d'un serrurier. En 2012 toute cette partie sera démolie pour faire place au programme de l'Ilot Central permettant une liaison pédestre entre la rue de Paris et la Grande Rue..
Les prix sont bien en évidence sur l’enseigne du barbier-coiffeur (auj. restaurant La Causerie). Le commerce suivant est une charcuterie (auj. Atelier de Coiffure) et le petit bâtiment au toit à double pente est la remise de la pompe à incendie. La vitrine devant la charrette est celle d’une succursale de “l’Union Commerciale de Meaux”, chaîne de magasins d’épicerie créée en 1870 par Victorien Renard, négociant à Villenoy. Ce magasin restera jusqu’à la fin des années 1970.


Anecdote : la rue de Paris présente une singularité surprenante pour les torcéens d’aujourd’hui. Pourquoi, en effet, ne débute t’elle pas logiquement au carrefour avec l’avenue Louis Aragon ? Pourquoi se prolonge t-elle jusqu’aux l’intersections (décalées) avec les rues de Beauregard et de Bel air ? Tout simplement parce que cette rue a gardé le parcours du temps où elle était la limite « ouest » de la commune. Au delà, et jusqu’en bas de la « côte » (l’actuel Cours de l’Arche Guédon), il n’y avait rien, hormis des champs et vergers.

1 Voie royale : Le réseau romain, constitué peu après la conquête des Gaules par César, afin de contrôler le territoire colonisé et de pouvoir déplacer rapidement les légions d’une garnison à l’autre, comprend quelque douze mille kilomètres de voies en partie pavées, en partie empierrées, entretenues par l'esclavage et une forme de défense civile. Ce sont les "via publica".A la chute de l’Empire, la voie publique se dégrade parce qu’elle a perdu sa fonction première — relier Rome à ses frontières — et parce que les héritiers de Clovis n’ont ni les moyens financiers ni la volonté politique d'entretenir un tel réseau. On préfère fouler le bord des rivières. Au 11e siècle, le patrimoine routier public, çà et là déchaussé, grignoté par la végétation, ressemble donc à une succession de pointillés. De nouvelles voies — les "lés" — sont donc créées, , tandis que les voies romaines sont partiellement restaurées. Mais à nouveau la crise économique et politique, celle qui secoue le bas Moyen-Age, délaisse ces routes, défoncées encore par les guerres. Car, menant aux richesses urbaines, elles attirent les bandes de soudards en quête de rapines. Louis XI est le premier souverain à les restaurer et à les doter de relais pour y acheminer sa poste. En se faisant appeler "Grand voyer de France", Sully est le premier ministre à y trouver le moyen économique de convoyer ses troupes sans exploiter les riverains ; il y fait planter sur la berme des ormes dont le bois très dur peut servir à réparer les engins de guerre (essieux, roues), il multiplie les ponts sur les fleuves (Paris, Toulouse). A nouveau les grands chemins sont oubliés, jusqu’à Colbert qui, un siècle plus tard, y affecte momentanément quelques crédits. A nouveau l'Etat oublie. Ces hoquets financiers, monnaie courante des fonds publics laissent les grandes routes en haillons, sauf près des frontières où le génie militaire assure la communication entre les places-fortes. Mais le nouvel Etat issu des oripeaux du Roi Soleil, mal assuré sur ses frontières conquises au fil de l’épée veut asseoir sa puissance. En 1728, le contrôleur général Orry crée, sous l’égide du ministère des Finances, le service des Ponts et Chaussées chargé de tracer, de construire et d’entretenir les « routes royales ». En soixante ans, près de 30.000 km de routes sont construites en grande partie sous le régime de la corvée dont sont exclus les citadins, les nobles, les religieux et les fonctionnaires. La nouvelle technique routière élaborée par l'ingénieur Trésaguet, fait des routes droites posées en remblai sur un épais fond de forme composé de blocs de pierre revêtus de cailloutis ou de pavés. La chaussée est bombée pour faciliter le ruissellement latéral de l’eau pluviale ; les voitures roulent au sommet et de loin en loin on dispose de tourne-brides pour le croisement des véhicules ; les bas-côtés sont plantés d’arbres pour donner de l’ombre aux passants et aux chevaux, différentes essences signalent les points d’eau (peuplier), les châteaux (marronnier), les agglomérations (tilleul). Des ponts se substituent progressivement aux gués pour enjamber les rivières. Cette route, royale donc suffisante, domine les paysages. Elle n’est cependant pas toujours appréciée de ses usagers : les paysans y ont laissé trop de sueur et de misère, les pentes trop monotones fatiguent les chevaux, l’entretien grève les miettes des finances locales et le budget destiné aux travaux neufs. La Révolution arrête leur construction par manque de conviction et de finances. Les routes se dégradent et font la part belle aux chemins plus conviviaux. Napoléon, défenseur de la guerre, y remet bon ordre en 1804 et classe les voies en trois catégories : les routes impériales qui lient Paris aux frontières, les routes départementales qui joignent les chefs-lieux, les chemins. Les premières, au nombre de 229, nécessaires au transport des troupes, des armes et du ravitaillement sont remises en état de viabilité par le service ordinaire des Ponts et Chaussées qui y affecte dans chaque canton un cantonnier. Elles s'étendent jusqu’à Amsterdam, Hambourg, Turin, Nice. Les autres, près de 1200 soit 32 000 km, sont à la charge des départements et des communes qu'elles traversent et qui, faute de finances, les laissent à leur état.

* Source : Texte tiré d’un cours d’André Guillerme.
* En savoir plus sur l’histoire du réseau routier français, voir http://www.lcpc.fr/fr/sources/hist-routes.dml

2 "Route de Paris en Brie" : A la fin du 18è siècle, cette voie empierrée et bordée d'arbres débute au bord du domaine royal de Vincennes (approximativement au débouché de la sortie actuelle Joinville sur l'autoroute A4 - sens Province Paris) Quelques kilomètres plus loin, il faut prendre à gauche de l'embranchement (à droite la route va vers Champigny, Pontault Combault, Ozoir la Ferrière, Gretz et Tournan) et longer le Tremblay. Après cette ville, un nouvel embranchement divise la voie en deux. A gauche, la route file vers Brie sur Marne (où un bac traversant la Marne, permet de rejoindre Nogent sur Marne) avant d'atteindre Noisy le Grand, Champs sur Marne puis Torcy. Au delà de notre commune elle continue vers Bussy Saint Martin, Guermantes avant d'atteindre son "terminus", Conches. A droite, la voie emmène vers Villiers, Beaubourg (reliée, via Lognes, à Champs sur Marne), Croissy (reliée à Torcy par une route non empierrée) puis Ferrières en Brie.

PÂTIS (Impasse, Rue des)

Vient d’un lieu-dit situé plus au nord entre la Route de Lagny et le ru de la Gondoire et désignant un endroit où l’on faisait paître les animaux (le nom a la même origine que « pâture »).

PAUL (Allée Marcel)

« Marcel Paul naît un peu comme Ambroise Croizat. Au tournant d’un siècle où la misère pousse à l’abandon des enfants. Parce qu’on le trouve sur un banc, Marcel, un 14 juillet 1900, sur la place Denfert, précisément. Recueilli par l’Assistance publique, il est placé dans la Sarthe comme petit commis de ferme. La " belle époque ", pour lui, c’est quinze heures par jour à trimer dans les étables. Il mange à la sauvette et reçoit plus de coups que d’éducation. Il se révolte souvent, surtout quand le maître cogne ou le traite de " Pitau ", ces « pupilles de va-nu-pieds, traîne misère de l’Assistance ». Sur le rail, en face de la ferme, passent les convois de soldats amputés, gueules cassées de la grande guerre. « C’est là - dira-t-il plus tard - en voyant ces jeunes à demi déchiquetés, que j’ai compris combien la guerre était une stupide et criminelle oeuvre de mort ». Alors il suit ceux qui luttent. Il adhère ainsi à la CGT, à la SFIO, manifeste dans les rues du Mans, encourage les premières grèves des cheminots locaux. L’esprit de révolte et la défense farouche de la dignité le suivent à l’armée. Il suscite les premières mutineries de Brest, en 1919. Démobilisé, il entre à l’usine de Saint-Ouen, où il est le seul à faire grève. Viré, licencié, la route des galères commence. Alors qu’il vit l’exclusion des militants du PCF auquel il vient d’adhérer, il s’occupe, dès 1923, de l’Avenir social, organisation de secours pour les militants ouvriers en difficulté. Membre de la commission exécutive de la fédération CGT des services publics et de l’éclairage, il prend la route des grèves. Alors que se lève le soleil du Front populaire, il est successivement élu à la tête de la fédération CGT de l’éclairage et au conseil municipal de Paris. Il laisse là une impressionnante série de réalisations sociales, crèches, secours d’urgence, hôpitaux pour les vieux. 1939. La nuit tombe sur Paris. C’est la " drôle de guerre ", surtout contre les communistes que l’on incarcère ou déporte. Marcel entre en clandestinité. On le retrouve dans les caches de Nantes et de Paris, où il organise la résistance bretonne et participe à la création de l’OS, matrice des futurs FTP. « Jamais un peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! » Ces mots il les colportera jusqu’au 13 novembre 1941, quand le couperet nazi tombera sur lui. Commence alors l’univers carcéral des geôles de la Santé aux côtés de Gabriel Péri, puis le bagne de Fontevrault, le camp de Compiègne et les " nuits et brouillards " d’Allemagne. Il ne sortira de la fange et des cris qu’un jour d’avril 1945, après l’insurrection du camp. Élu député communiste en octobre, il est nommé ministre de la Production industrielle où il impose la nationalisation de l’énergie, avant de bâtir dans la foulée le statut des électriciens et des gaziers . Viendra bientôt l’énorme travail au sein des activités sociales d’EDF. Omniprésence à la Fédération de l’énergie ou à la FNDIRP, lutte contre l’OAS et toutes les indignités, le chemin de courage continue jusqu’au 11 novembre 1982 où il passe le relais à ceux qui l’ont aimé. Trouvé un 14 juillet, jour de liberté, mort un 11 novembre, jour de paix, deux dates clés de notre histoire pour un enfant de la nation en quête de vie et de liberté. »

Nota : quand il s’est agi de faire une notice sur Marcel Paul, quelle « galère » ! Rien dans les encyclopédies Encarta ou autre Hachette ! Quelques lignes par ci sur sa déportation, quelques lignes par là sur son action chez EDF, mais rien de cohérent ! Sur Internet, s’il y a bien des dizaines de pages en réponse à la recherche « marcel paul », cela n’a généralement trait qu’à des noms de rues ou d’équipements. Ces multiples hommages publics prouvent, si besoin en était, que si l’homme a souvent été l’objet de vives controverses, il n’en fut pas moins tant dans sa vie active que dans son passé de déporté un véritable personnage. Le texte ci-dessus est tiré du journal « l’Humanité » et est signé Michel Etiévent. Un article militant et plein d’emphase mais c’est, à ma connaissance, le seul document essayant de « brosser » la vie de Marcel Paul. Si vous avez d’autres éléments, transmettez les nous. 2012 : une biographie assez fouillée est désormais disponible sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Paul

PÊCHEURS (Rue, Etang des)

Pourquoi une « rue des pêcheurs », au sommet de Torcy et si éloigné de la Marne ? Mystère ! Quant à l’étang (ou « lac ») de même nom, il est au sud de la ville, tout aussi éloigné de la Marne et sert de frontière avec Lognes.

PÉLARDY (Allée)

Nom des propriétaires de la première "Cantine" qui s'est ouverte vers 1904 ou 1905, le long de la route de Noisiel.
Voir Zoom Les Cantines

PELLERIN (Villa Jean Charles)

Jean-Charles Pellerin est né à Épinal en 1756. Fils d'un fabricant de cartes à jouer, il exerce tout d'abord ce métier. En 1806, ses cartes à jouer sont remarquées pour la beauté des décorations et la qualité du papier lors d'une exposition à Paris. Dotées d'une célèbre réputation, les cartes à jouer Pellerin seront produites jusqu'en 1876. Cependant, à partir de 1800 Jean-Charles Pellerin diversifie sa production et se lance dans l'imagerie populaire.. Adaptant des techniques qu'il utilisait déjà pour l'impression de ses cartes à jouer, il met son savoir-faire au service de sa nouvelle production d'images. La gravure sur bois est utilisée pour donner corps aux dessins qui sont ensuite coloriés au pochoir. Reconnue officiellement en 1811, son entreprise d'édition est durant de nombreuses années la première imprimerie du département, publiant au cours des décennies toutes sortes de documents : images religieuses, livrets de contes et d'histoires, images résumant l'actualité, devinettes, ouvrages scolaires, etc… La renommée est telle que les images de l'imprimerie Pellerin d'Épinal sont simplement devenues les images d'Épinal. Cette expression est même entrée dans le français courant pour désigner un résumé simpliste que l'on fait d'une réalité complexe. A sa mort, en 1836, Jean-Charles Pellerin laisse son imprimerie à son fils et à son gendre qui ne cesseront de la moderniser.
Nota : Aussi bizarre que cela puisse paraître, nous n'avons pu trouver sur internet aucune image présentant le créateur des images d'Epinal !

* En savoir plus, voir le site : http://www.imagerie-epinal.com/

PÈRE DUCHÊNE (Rue du)

Périodique révolutionnaire fondé par Hébert le 6 septembre 1789, rédigé par lui, et lancé après la publication de divers pamphlets dont le titre mentionne le père Duchesne (personnage populaire de foire s’insurgeant contre les injustices) et qui sont probablement d’Hébert. Mais beaucoup d’autres pamphlétaires utilisent ce personnage. Le journal d’Hébert pour se démarquer, porte en première page : " Je suis le véritable père Duchesne, foutre ! " En effet, « le père Duchesne » doit son succès et sa célébrité à la violence du style populaire " sans-culotte " jointe à beaucoup de verve et de talent. D'abord modéré, il représente dès 1791 la tendance ultra de la Montagne par ses attaques vigoureuses contre le roi, le pape, les aristocrates, les girondins et les payes qui soutiennent les émigrés. Il réclame des mesures économiques et sociales contre les " affameurs du peuple ". Néanmoins, ses idées restent celles des sans-culottes : il maintient la religion et la propriété privée des terres. Le journal disparaît lorsque Robespierre décide d'éliminer les extrémistes " indulgents " (girondins) et " enragés " (hébertistes). Hébert meurt sur l’échafaud le 24 mars 1794.

* Source : Texte tiré du site http://les.guillotines.free.fr/histoire.htm
Voir aussi Zoom "La Révolution et Torcy"

PERRIER (rue du)

C’est une déformation de « pierrier », nom d’un ancien chemin rural entourant le lieu-dit « l’enfer ». Cela est illustratif de la nature du sol, certainement impropre à la culture et dans lequel on trouvait aisément les pierres utiles à la construction des maisons ou clôtures de champs. En quelque sorte, un genre de carrière à usage local.

Voir aussi à titre d’éventuel rapprochement « rue des Sassiers »

PETERSEN (Club de Jeunes Hector)

Afrique du Sud. Dans les années 60 et jusqu’au milieu des années 70, les conditions d’enseignement pour les masses noires sont de mauvaise qualité (classes surpeuplées, enseignants non qualifiés). En 1975, le gouvernement sud-africain dépense seize fois plus d’argent par an pour un élève blanc que pour un élève noir. Mais l’augmentation du nombre de jeunes noirs ayant accès à de études secondaires développe leur prise de conscience politique. Aussi en 1976, lorsque le département chargé de la formation estudiantine des noirs publie un décret indiquant que la nouvelle langue d’enseignement serait l’afrikaans (la langue des blancs), la situation devient explosive. Les lycéens noirs refusent d’étudier dans la langue de l’oppresseur. Au mois de juin, quelques lycéens de Soweto décident d’organiser un boycott. Le 13, une réunion regroupe 400 lycéens. Au cours de cette réunion, Tsietsi Mashinini, 19 ans et leader du South African Students Movement appelle à une manifestation pacifique le 16 contre l’usage de l’afrikaans. Ce jour là, entre 15 000 et 20 000 étudiants se réunissent à Soweto pour défiler pacifiquement, et démontrer leur solidarité. Le Boss (Bureau of State Security), pris de surprise, envoie un escadron de police former un barrage devant la tête de la manifestation afin de la bloquer. Les policiers demandent à la foule de se disperser, celle-ci refuse. Des chiens policiers sont alors lâchés et du gaz lacrymogène employé contre les manifestants. Un policier sort une arme et sans avertissement préalable tire dans le tas. Parmi les premiers morts figure le jeune Hector Petersen, 13 ans. La photo prise alors devient un des symboles des horreurs du régime pro-apartheid raciste d’Afrique du Sud. L’autopsie pratiquée plus tard révèle que le jeune Hector a bien été tué par une balle dirigée contre lui et non par une balle perdue comme le déclare plus tard la police. La mort de jeunes lycéens fait dégénérer la manifestation. Les manifestants répondent à la police en jetant des pierres et des bouteilles. Des bâtiments officiels, des voitures et les symboles officiels de l’apartheid sont brûlés. Les affrontements entre les lycéens et les policiers durent toute la nuit. Au matin du 17 juin, le bilan officiel fait état de 23 morts. Mais les estimations varient entre 25 et 100 morts pour le nombre de lycéens tués par balle. Des centaines d’autres personnes ont été blessées. Dans les jours qui suivent, les émeutes se propagent dans d’autres villes, et durent tout le reste de l’année 1976, faisant des centaines d’autres victimes (575 personnes au total lors des émeutes de l’année 1976). Les émeutes de Soweto ont constitué un tournant dans la lutte anti-apartheid dans la mesure où une nouvelle génération opposée à l’apartheid a fait entendre sa voix.

* Source : Texte tiré du site http://www.grioo.com/info53.html
Anecdote
: Le 16 juin 1976, Sam Nzima, photographe de presse, est à Soweto quand la manifestation des jeunes, protestant contre l’introduction obligatoire de l’afrikaans dans les écoles pour Noirs, tourne au drame. « Tout de suite après avoir pris cette photo, j’ai rembobiné, j’ai sorti le film. Plus tard, j’ai pu le donner au chauffeur du journal qui l’a emporté. Après quand la police m’a ordonné d’ouvrir mon appareil, c’est un autre film que j’ai exposé » Le 17 juin, The World, quotidien noir de Johannesburg publie en une la photo. En quelques heures, elle trouve sa place en première page des plus grands journaux du monde. Cette notoriété va obliger le photographe à se cacher de la police. Si sa photo l’a rendu célèbre, elle ne lui a pratiquement rien rapportée jusqu’en 1998, année où il peut en récupérer les droits. (tiré de la revue "Polka" - 03/2010) 

PETIT BOIS (rue du)

Fait allusion au bois qui existait jusque dans les années 1960 en bordure du lieu-dit « l’enfer ». Vient aussi  peut être du nom de "Noble du Petit Bois", propriétaire de terrains dans ce secteur, au 18è siècle. Terrains qu'il cèdera à Gaspard Hyacinthe De Caze, constructeur de l'ancien château de la rue de Bellevue.
Voir Zoom Forteresse et Château

Voir aussi « allée du bosquet »

PETIT CLOS SAINT MAUR (Rue du)

Vient d’un lieu-dit concernant une terre appartenant à l’Abbaye de Saint Maur des Fossés.

Voir aussi à « Cité Saint Pierre »

PETITE VOIRIE (Chemin de la)

Ancien chemin rural n°8.
Voir à « chemin de la grande voirie »

PHILIPPE (Rue Gérard)

Peu de personnes connaissent les origines tchèques de Gérard Philipe. Pourtant, sa grand-mère maternelle, praguoise de naissance, avait quitté son pays d'origine pour s'installer à Chartres, auprès de son mari, pâtissier... On comprend mieux les références au charme slave, si souvent faites par les journalistes de l'époque. Né le 4 décembre 1922 à Cannes, ce comédien reconnu, tant sur le plan national qu'international débute très jeune sa carrière au théâtre en 1942, dans «Une grande fille toute simple » d'André Roussin au casino de Nice. Gérard Philipe est rapidement remarqué et commence une carrière cinématographique dès 1944, avec une brève apparition dans « La boîte aux rêves », et son premier vrai rôle dans « Les petites du quai aux fleurs ». S'enchaînent alors les tournages pour le cinéma et les succès qui font grandir sa popularité, « Le diable au corps », « Fanfan la Tulipe », « Le rouge et le noir », « Les grandes manœuvres » ... Sur le plan théâtral, sa rencontre avec Jean Vilar, fondateur du TNP (« Théâtre National Populaire »), va se concrétiser avec l'adaptation du « Cid » de Corneille en 1951, joué dans la cour du Palais des Papes d'Avignon. En France, le fameux festival de théâtre d'Avignon, prend alors naissance. Sa vie de comédien le fait voyager autour du monde. Il se rend, entre autres, à New-York, Tokyo, Mexico, Rio, Pékin et effectue une tournée en Europe de l'Est. C'est avec la même ferveur qu'il est attendu par ses admirateurs de Tchécoslovaquie. A Bratislava, capitale slovaque, des jeunes filles sèment des feuilles blanches sur le perron de son hôtel pour conserver la trace de ses pas. Au faîte de sa gloire, l'acteur génial et doté d'une aura incomparable, idole des années cinquante, s'éteint subitement le 25 novembre 1959, à 37 ans, terrassé par un cancer du foie.  Pour les personnes des années 1950 /1960, Gérard Philippe est un peu, à la France, ce que James Dean a été aux USA. Un comédien, certes « bourré » de talent mais que seule la brusque disparition dans la fleur de l’âge a érigé en une sorte d’icône.

Nota : C’est le long de cette voie, en limite de Lognes, qu'a été implantée, en 2005, la Sous Préfecture
Anecdote : Qui ne connaît pas Gérard Philippe ! Compte tenu du nombre de rues, de cinémas, de théâtres, de places et autres espaces portant son nom, seul un ignorant revenant d’un voyage dans la lune pourrait répondre « Moi » ! Et pourtant quand il s’est agi de faire, pour ce dictionnaire, cette modeste biographie, quelle difficulté ! Après bien des recherche sur la « toile », j’ai enfin trouvé le texte ci dessus sur le site français d’une radio … tchèque : (http://www.radio.cz/fr/article/13588 ) !
Par contre, si vous souhaitez en savoir plus, ne perdez pas votre temps, il n’y a, à l’évidence, qu’une seule adresse, celle d’une (manifestement rare et très rare) passionnée, Christel Givet (
http://givcos.free.fr/ ) qui vous accueille sur son site par « Gérard Philippe avait disparu depuis 10 ans quand j’arrivais sur cette terre qu’il avait déserté… »

PIROUETTE (Allée)

Ancien chemin rural, issu probablement du latin « pituita » désignant un terrain fangeux

Anecdote : C'est en grande partie dans cette allée (ainsi que sur la place des Commerces et l'hypermarché Continent de l'époque alors situé au milieu des champs !) que s'est tourné, en 1978, le film de Alain Jessua, "Les Chiens" (avec Victor Lanoux et Nicole Calfan). A revoir ce film, trente ans plus tard, où bon nombre des habitants de l'époque ont fait de la figuration, il est une parfaite illustration de l'ambiance dans laquelle vivaient les habitants de ce tout nouveau quartier (l'Arche Guédon) de la Ville Nouvelle. Palissades de chantiers à n'en plus finir, éclairage public déficient, nettoyage de rues une fois tous les "36 du mois", commerces de proximités pratiquement inexistants, isolement par rapport au village ancien (les torcéens de "souche" ont mis longtemps à intégrer ces nouveaux habitants qu'ils qualifiaient de "parisiens" !) En savoir plus sur ce film, cliquez ici

PLANS D’EAU (Promenade des)
















Cette allée, qui longe les étangs du Beauregard et des Pêcheurs, a été un des premiers aménagements du parc du Maubuée, plus communément appelé parc des Lacs. (© Photos 1993 Gérard Burlet)

Voir aussi : "Cours des Lacs" pour l’origine des lacs ou étangs.

PLATEAU (Allée du)

Quelle raison a pu conduire à dénommer ainsi cette voie ? Aucun rapport avec la toponymie (que ce soit les anciens lieux-dits ou les chemins ruraux antérieurs) ou la nature de la zone (industrielle) qu’elle dessert. Tout juste peut-on imaginer que cette voie à repris, à son compte, la tradition orale torcéenne voulant que les terres au sommet de la « côte » soient celles du « plateau »

PORT (Chemin du)

Jusqu'en 1888, il n’y a qu'un moyen pour aller de Torcy à la Chocolaterie : Prendre la « rue de Paris », emprunter ce qui est maintenant le « cours de l’Arche Guédon » puis tourner à droite au niveau de l'entrée du lycée professionnel et emprunter le « chemin rural du port ». Le « port » dont il est question étant en fait les 500 mètres de quais d’accostage (voir ci-contre) pour péniches que le déplacement du barrage de Vaires à Noisiel en 1886, ont permis d'implanter en bord de l'usine Menier. En 1888, la création du « chemin neuf » permet de relier directement le « chemin du port » à la « rue de l’orangerie » et au centre de Torcy. Cette voie n'existe plus en tant que telle. Après avoir été intégré au Chemin Neuf, elle fait aujourd'hui partie de la rue Jean Jaurès.

Bonus : VISITEZ TORCY A TRAVERS 250 CARTES POSTALES ANCIENNES

PRAIRIE (Allée de la)

Chemin situé dans le Parc de Maubuée dont le sens est, sans doute, à prendre, comme le lieu où les bêtes paissaient mais sans aucun rapport avec les lieux-dits préexistants à cet endroit.

PRÉVERT (Rue Jacques)

Né avec le siècle à Neuilly-sur-Seine, dans un milieu de petits bourgeois trop dévots, dont il ne cessera de moquer les obsessions et les convenances, Jacques Prévert est l'aîné des trois enfants. Il se passionne dès son plus jeune âge pour la lecture et le spectacle. A 15 ans, après son certificat d'études, il entreprend des petits boulots. Incorporé en 1920, il rejoint son régiment. Là, il forme un trio d'amis avec « Roro », un garçon boucher d'Orléans, et Yves Tanguy. Puis il part pour Istanbul où il fait la connaissance de Marcel Duhamel. De retour à Paris en 1922, il s'établit au 54, rue du Château qui est bientôt le point de rencontre du mouvement surréaliste auquel participent Desnos, Aragon, Artaud sans oublier le chef de file André Breton. Prévert finit par prendre position contre l'autoritarisme du « Maître ». Un peu plus tard, il prend ses distances avec le Parti communiste auquel il n'adhéra jamais. Sa vie durant, il défend les faibles, les opprimés, les victimes, avec une générosité bourrue mais toujours discrète. Avec Prévert, un univers à part se crée fuyant l'ordre voulu par Dieu et les « contre-amiraux » (l'une des nombreuses figures sociales qu'il tournait en dérision). En 1933, le groupe de théâtre « Octobre » dont il fait parti, prend part à l'Olympiade du théâtre de Moscou obtenant un premier prix qui ne sera jamais remis... Depuis longtemps Prévert écrit, participant à des créations collectives, mais de plus en plus, souvent avec son frère Pierre, il produit les scénarios de quelques-uns des sommets poétiques du cinéma français: « Le crime de Monsieur Lange » (1935) pour Jean Renoir, « Quai des brumes » (1935), « Drôle de drame » (1937), « Le jour se lève » (1939), « Les visiteurs du soir » (1941), « Les enfants du paradis » (1944), « Les portes de la nuit » (1946), tous pour Marcel Carné. Enfin, « La bergère et le ramoneur » (1953) sera repris par Paul Grimault pour donner naissance, en 1979, à un dessin animé absolument fantastique intitulé « Le roi et l'oiseau ». Ses textes suscitent l'image et ses dialogues sont époustouflants de naturel, de justesse et d'humour. Rayé des contrôles de l'armée en 1939, il quitte Paris l'année suivante et descend vers le sud s'établissant à la Tourette-sur-Loup, où Joseph Kosma, le photographe Trauner et bien d'autres encore le rejoignent pour travailler à des réalisations de films. Jacques Prévert écrit aussi de fabuleux poèmes en prose qu'il donne à son ami Kosma qui les met en musique pour Agnès Capri, Marianne Oswald, Juliette Gréco, les "Frères Jacques" ou encore Yves Montand pour ne citer que les plus célèbres. Les « Paroles » de Prévert sont réunies pour la première fois en 1945 par René Bertelé. L’ouvrage est accueilli comme une immense bouffée d'oxygène dans le climat littéraire d'après la libération et est réédité à 5000 exemplaires dans la semaine suivant le jour de sa publication. La deuxième guerre mondiale finie, Prévert revient à Paris. Ses poèmes sont sur toutes les lèvres. Prévert reste toute sa vie d'un antimilitarisme à toute épreuve et son pacifisme ne souffre aucun compromis. Jacques Prévert s'éteint auprès de sa femme Janine en 1977 à Omonville la petite. Anecdote : Il y a aujourd’hui plus de 300 collèges et lycée portant le nom du poète !

* Voir aussi http://xtream.online.fr/Prevert/

QUATRE AOÛT (Rue du)

Sous la pression des troubles paysans, l'Assemblée nationale vote un acte législatif qui porte le coup de grâce au système des ordres. Pour éviter de compromettre l'unité des forces révolutionnaires tout en préservant le caractère sacré de la propriété bourgeoise, des députés affirment que les droits seigneuriaux sur les biens fonciers représentent un type particulier de propriété et ne sont pas intangibles étant donné qu'ils sont fondés sur une appropriation ou des actes de violence illégitimes. Lors de la séance de nuit du 4 août, le vicomte de Noailles (qui, à titre propre, ne possède pas de domaines) propose de renoncer sans dédommagement aux corvées, au servage et aux servitudes personnelles imposées aux paysans. Chaque député surenchère sur son voisin, si bien que l'assemblée décide d'abolir tous les privilèges et toutes les servitudes féodales. On effectue cependant une distinction entre les servitudes personnelles et les droits concernant la propriété foncière. Tandis que les premières sont effectivement abolies, l'Assemblée déclare que les intérêts fonciers, dont le métayer est redevable au propriétaire du sol, sont seuls rachetables. Un grand nombre de paysans, trop pauvres pour verser des dédommagements aux propriétaires des droits, passent donc seulement de l'état de serf corvéable à celui de valet salarié. Ils devront attendre les lois agraires de la Convention jacobine (juin 1793) pour voir la suppression intégrale de la féodalité.

Voir aussi Zoom "La Révolution et Torcy"

QUINCONCE (Rue du)

Nom issu d’un lieu-dit désignant une terre ayant cinq côtés.